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Politique nationale du Conseil agrosylvopastoral et halieutique : Le Sénégal accélère la structuration du secteur

Auteur: Khady Ndoye

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Politique nationale du Conseil agrosylvopastoral et halieutique : Le Sénégal accélère la structuration du secteur

Le Sénégal veut franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture avec l’élaboration d’une politique nationale du Conseil agrosylvopastoral et halieutique (CASPH).

Réunis lors d’un atelier national, les acteurs du secteur ont échangé sur les enjeux, les orientations stratégiques et les mécanismes de structuration du système de conseil destiné à mieux accompagner les producteurs.

Malgré les initiatives existantes, le Sénégal ne dispose pas encore d’un cadre de référence clairement défini pour organiser la fourniture des services de conseil agrosylvopastoral et halieutique. La multiplicité des intervenants, institutions publiques, ONG, organisations paysannes et partenaires techniques, ainsi que la diversité des approches utilisées rend l’offre peu lisible et parfois inefficace.

Cette situation pose plusieurs défis majeurs : définir une vision commune du conseil agricole et reconnaître ce métier comme une profession à part entière ; garantir la qualité et la performance des services fournis ; renforcer la formation initiale et continue des conseillers ; améliorer la gouvernance et la coordination entre les acteurs ; identifier des mécanismes de financement durables.

Face à ces enjeux, l’État a chargé l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) de conduire une réflexion inclusive pour élaborer une politique et une stratégie nationales du conseil agrosylvopastoral et halieutique. L’agence constitue le bras technique du ministère chargé de l’agriculture et œuvre à l’amélioration durable de la productivité et des revenus des producteurs ruraux.

C’est dans ce cadre que l’ANCAR a lancé un appel à manifestation d’intérêt et recruté cinq consultants aux profils complémentaires pour accompagner l’élaboration de la politique. Après plusieurs concertations avec les parties prenantes du système national de conseil agricole, une note de cadrage présentant la vision et les axes d’intervention a été produite.

Le processus s’est poursuivi par l’organisation de consultations locales dans les six zones agroécologiques du pays. Les résultats de ces travaux ont servi de base à l’atelier national destiné à finaliser les concertations et à dégager des propositions consensuelles.

L’objectif de cette rencontre était notamment d’informer les parties prenantes de l’état d’avancement du processus ; d’approfondir le diagnostic du système de conseil ; d’examiner et d’affiner les orientations stratégiques ; d’identifier les enjeux spécifiques à intégrer dans la future politique.

Les discussions ont porté sur plusieurs thématiques, notamment la gouvernance du système national de conseil, la professionnalisation du métier de conseiller, le financement du dispositif, la recherche, la formation, ainsi que la modernisation et la digitalisation des services.

Le conseil agricole, levier stratégique pour la souveraineté alimentaire

Selon le directeur général de l’ANCAR, El Hadj Faye, cette initiative répond à une ambition ancienne de l’État du Sénégal. La loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique adoptée depuis 2004 prévoyait déjà la mise en place d’une politique nationale de conseil, restée jusqu’ici non réalisée.

Pour lui, le conseil constitue un levier essentiel pour transformer durablement l’agriculture sénégalaise, notamment dans le contexte des ambitions nationales de souveraineté alimentaire et de la Vision Sénégal 2050.

Il souligne également l’importance du renforcement des capacités des producteurs, de la structuration des organisations paysannes et de l’accompagnement des coopératives agricoles communautaires.

Les travaux ont également mis en évidence la nécessité d’un financement plus conséquent du conseil agricole, souvent moins soutenu que les investissements en infrastructures ou intrants agricoles. Les acteurs ont plaidé pour des modèles économiques innovants et une diversification des sources de financement.

Auteur: Khady Ndoye
Publié le: Vendredi 13 Février 2026

Commentaires (4)

  • image
    Timmena il y a 1 heure
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    Camenni il y a 1 heure
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    Marocain il y a 1 heure
    les activités pastorales sont la cause de la desertification dans toute l'Afrique du nord et de l'ouest et du Sahel aussi ! des forets entières ont disparu des cartes et des étendues de couverture végétale en millions de km2 également dans tous nos pays ! les français ont pas cessé de tirer la sonette d'alarme a ce propos déja a l'ère coloniale, mais ils ne se doutaient pas que suite a nos indépendances, l'explosion démographique dans les campagnes allaient tout simplement raser la ouverture végétales, les forets, les espèces animales et toute la faune qui en vivait et agit immediatement sur le climat qui a fini par se desertifier et provoquer les pires secheresses de tous les temps ! les Chinois par exemple, depuis qu'ils ont compris ce défi ont réussi a reverdire leur desert et voir les précipitations retourner sur les endroits les plus arides de leur pays ! ils ont totalement interdit les activités pastorales a plusieurs endroits et l'ont criminalisé sous peine d'envoyer les contrevenants en prison, et ont remplacé les activités pastorales par la production localisée de foins et de nourriture animale pour bétail de toutes sortes et ont réussi le Pari ! a tel point que des pays comme la Jordanie, le Yemen aussi a une certaine epoque avant la guerre civile, et en Arabie saoudite egalement dans des projets de test en pleines zones desertiques font appel aujourd'hui aux chinois pour leur apprendre a reverdire leur desert et interdire toute activité pastorale ! le problème que les États et les populations ne comprennent toujours pas, est que les activités pastorales sont aux mains généralement de gens qui ont l'air des paysans, mais ils sont plus riches que les businessmen et les industriels en ville dans tous nos pays, car le fait de nourir le bétail gratuitement sur la base des terres de l'etat leur rapporte des revenus inimaginables et des profits enormes et immenses qui ont de quoi retourner les administrations d'impôts dans leur tombe car ne sont justement pas imposés et taxés comme il faut dans tous nos pays ! c'est très simple, au Maroc par exemple, un chef d'activité pastorale qui fait paitre ses moutons, ses vaches, ses chevres ou encore mieux dans le sud, ses chameaux dans les domaines de l'etat, les montagnes, les plaines, les zones humides etc... peut récolter jusqu'a un demi million de dollars US en profits en une seule année avec a peine 200 ou 300 têtes ! les fonctionnaires et les ministres et autres bourgeois incultes qui sont assis dans les bureaux climatisés de l'administration n'ont pas la moindre idée de ces réalités ! alors continuons de nous faire entuber par nos ''pauvres eleveurs'' qui ne font que le métier ''des prophètes',, les pauvres, alors que la majorité d'entre eux, poss`dent et construisent des villas et des maisons dans plusieurs villes, et font semblant d'être pauvres, c'est un peu le secret de leur réussite.... et en réalité, ils recrutent et exploitent des paysans pauvres pour s'occupper de leurs troupeaux toute l'année moyennant des salaires de misère, pendant que eux, circulent en 4x4 de luxe dans les villes, achetent cash les biens immobiliers et nous avons rien qu'au Maroc un boom incroyable de ces profiteurs incultes d'eleveurs qui sont devenu milliardaires depuis et ont investi l'immobilier le commerce de grande envergure et sont même devenu de grands proprio terriens de terres immenses pour speculer proche des villes et revendre des terrains qu'ils achetaient deux sous, des fortunes aujourd'hui ! et aujourd'hui, leurs enfants sont plein a craquer de fric et etudient aux usa et ailleurs ! dans le sud du Maroc, les eleveurs de chameaux sont a la tête de fortunes colossales que vous ne pourriez même pas imaginer, un chameau vivant se detaille a près de 3000 dollars US, alors qu'ils en poss`dent des milliers, et a chaque année, ils envoient leur troupeaux envahir les terres plus au nord pour faire paitre leurs troupeaux de force, et poss`dent chacun des flottes de land rover qui sont attribuées a leur bergers pour s'assurer de faire paitre gratos leur bêtes dans tout le nord du maroc sans payer un sou a quiconque ... et a cause d'eux, des centaines de milliers d'hectares d'arbres fruitiers comme l'arganier ont disparu ou sont saccagé, et d'autres terres ont du etre abandonnées par leur proprios car desespérés des attaques des bergers de chameaux et n'obtenant aucun soutien de l'etat, on du quitter et migrer en ville ! pendant que nos bédoins malhonnetes s'enrichissent comme des cochons et font semblant d'être d'umbles bergers et eleveurs ! :)))....
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    Deugeu il y a 56 minutes
    Le seul et unique DG dont je suis sur de sa compétence pour l'instant. J'ai entendu cet homme raison, mais il est bon.

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