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Sécurité routière : 7 532 accidents, 850 morts et plus de 12 000 blessés en 2025

Auteur: Yandé Diop

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Sécurité routière : 7 532 accidents, 850 morts et plus de 12 000 blessés en 2025

La sécurité routière reste l’un des défis majeurs en matière de sécurité publique au Sénégal. Les statistiques publiées par la Gendarmerie nationale pour l’année 2025, ce jeudi 12 février 2026, révèlent une situation préoccupante, marquée par une hausse des accidents et de lourdes pertes humaines. Au total, 7 532 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2025. Parmi eux, 83 % sont des accidents corporels, ayant causé 12 654 blessés et 850 décès. « Ces chiffres traduisent l’ampleur du phénomène et confirment la persistance des risques sur les routes sénégalaises, malgré le renforcement des dispositifs de contrôle et de prévention », a déclaré, le Chef du Centre des opérations et renseignements de la gendarmerie, le lieutenant Abdoulaye Camara lors de son exposé pendant la cérémonie de présentation du bilan 2025 de la gendarmerie.

A l’en croire, l’analyse périodique des accidents montre que les mois d’octobre et de décembre ont été les plus accidentogènes. Cette tendance s’explique principalement par l’intensification du trafic routier liée aux vacances scolaires, aux déplacements familiaux et aux festivités de fin d’année. En effet, sur le plan géographique, la région de Dakar concentre à elle seule 45,29 % des accidents enregistrés au niveau national. « Cette forte concentration s’explique notamment par la densité du trafic urbain, l’importance des déplacements quotidiens et la forte circulation sur les grands axes routiers, notamment l’autoroute à péage et les principales pénétrantes de la capitale », dit le lieutenant.

Il ajoute que « l’étude des causes des accidents met en évidence la prédominance du facteur humain, responsable de 96 % des sinistres routiers. Le non-respect du Code de la route, les excès de vitesse, l’imprudence, la fatigue et parfois la conduite sous l’emprise d’alcool figurent parmi les principales causes identifiées ».

Poursuivant, il dira qu’à ces facteurs s’ajoutent des éléments liés à l’état du parc automobile. La vétusté de certains véhicules, notamment dans le transport en commun, ainsi que la mauvaise qualité des pneumatiques contribuent significativement à l’insécurité routière. Ces défaillances mécaniques augmentent les risques d’accidents, particulièrement lors des trajets interurbains.

Face à cette situation, la Gendarmerie nationale poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de sécurité routière basée sur trois axes majeurs à savoir le contrôle, la sensibilisation et la sanction. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre des mesures adoptées par les autorités pour réduire les accidents et améliorer la sécurité des usagers. « Les efforts engagés ont notamment permis d’intensifier les contrôles routiers à travers le territoire, avec près de trois millions de véhicules contrôlés et plusieurs milliers d’infractions relevées au cours de l’année », explique le gendarme.

Malgré ces actions, la tendance à la hausse des accidents souligne la nécessité de renforcer davantage les mesures de prévention, mais aussi de promouvoir un changement durable des comportements des usagers de la route. Pour les autorités sécuritaires, l’amélioration de la sécurité routière passe autant par le renforcement des contrôles que par la responsabilisation des conducteurs.

Dans cette dynamique, la modernisation des dispositifs de surveillance et l’introduction progressive de technologies intelligentes devraient constituer des leviers importants dans la lutte contre l’insécurité routière dans les années à venir.

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Jeudi 12 Février 2026

Commentaires (3)

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    Wakhdeug il y a 5 heures
    Soit 70 morts par mois sur les routes du pays... Euskeuy !
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    paysan il y a 4 heures
    les routes du senegal continueront en 2026 de tuer plus, on passe notre temps a ne pas travailler a palabrer ,bavarder il faut peindre les rues et les chausses pour aider le conducteur et des lampes solaires le secteur du transport avec des cars inaptes des chauffeurs ivres et surcharges attention syndicat des transporteurs qui menacent tandis que les morts s 'empilent c est triste
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    Timmena il y a 3 heures
    Bienvenue sur le meilleur service de rencontres intimes >> Xdate.mom
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    ATOU il y a 2 heures
    ANASER : une agence prise en otage par son DG 1. Un directeur général en contradiction permanente L’ANASER, censée être le rempart contre les drames routiers, se retrouve aujourd’hui prisonnière d’un directeur général plus préoccupé par ses règlements de compte internes que par sa mission de protection des vies humaines. Alors que chaque jour des Sénégalais meurent sur nos routes, le DG préfère maltraiter son personnel et multiplier les incohérences. Dès son arrivée, il a menacé de renvoyer des agents sous CDI pour « raisons économiques », tout en recrutant de nouveaux fonctionnaires en parallèle. Une absurdité totale. Comment peut-on parler d’économies d’un côté et engager des dépenses de l’autre ? 2. Agents dispersés, missions inexistantes La moitié du personnel est aujourd’hui affectée dans des régions dépourvues de sièges, sans moyens et sans missions claires. Ces femmes et ces hommes, qui étaient jusque-là le cœur de l’agence, sont réduits à l’inaction. Résultat : une ANASER paralysée, vidée de sa substance et de son efficacité. Pendant ce temps, le DG s’improvise chroniqueur sur les plateaux télé, multipliant les déclarations creuses. Communiquer, il sait. Sauver des vies, beaucoup moins. 3. Illégalité et silence complice Comme si cela ne suffisait pas, il recrute sans l’autorisation du conseil de surveillance, violant ainsi les règles élémentaires de gouvernance. Et que fait ce conseil ? Rien. Le commissaire Boubacar Sanné, si bruyant dans d’autres affaires, garde aujourd’hui un silence assourdissant. Me Masokhna Kane, qui aime se présenter comme défenseur du peuple, siège lui aussi au conseil. Informé des dérives, il ne bouge pas. Silence complice ou inertie volontaire ? Le DG est allé plus loin : il a baissé illégalement les salaires des agents, piétinant le droit du travail. 4. Népotisme et gestion clanique Cerise sur le gâteau, le DG a transformé l’ANASER en entreprise familiale. Il a recruté son cousin administrateur civil proche de la retraite et sa cousine, parachutée dans l’agence. Le népotisme est devenu la règle, la gestion clanique la méthode. 5. Une agence détournée de sa mission Résultat : une agence minée par le favoritisme, la démotivation et le gaspillage des ressources. L’ANASER, au lieu d’être un outil de sécurité routière, est devenue la propriété privée d’un DG en dérive totale. Pendant que les accidents de la route continuent de tuer chaque jour, l’ANASER est paralysée par l’incompétence, la mauvaise gouvernance et l’avidité de son chef. C’est plus qu’une erreur de gestion : c’est une trahison envers la mission sacrée de l’agence et envers le peuple sénégalais.

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