Scandale foncier à Thiès : Une famille expulsée par des bulldozers en plein deuil à Médina Fall
À Médina Fall, un quartier de la commune de Thiès-Nord, un litige foncier défraie la chronique après la démolition d'une maison laissée en héritage par une mère de famille à son fils adoptif, le nommé Malick N. Cette affaire se trouve aujourd’hui au cœur d’un conflit aux allures de scandale.
Des témoignages concordants laissent entendre que la regrettée propriétaire aurait officiellement transmis son bien à son fils adoptif, en présence de proches bien identifiés. C'est ainsi que, durant plusieurs années, Malick N. aurait occupé paisiblement la demeure avec son épouse, N. Sarr, et leurs enfants. Mais c'est après le rappel à Dieu de Malick que la situation a basculé.
Un jour, alors que N. Sarr et ses enfants se trouvaient dans leurs chambres, des engins lourds sont venus démolir les murs de la maison. Cette scène choquante est décrite par des voisins comme « brutale et incompréhensible ». C'est au moment où les occupants, pris de panique, ont tenté de comprendre l’origine d'une telle intervention musclée, qu'ils ont appris, stupéfaits, que la maison aurait été vendue.
D’après certaines sources, la vente aurait été organisée par un certain Gora S., avec la complicité présumée d’un neveu de la défunte propriétaire de la maison. Cette transaction est formellement contestée par la veuve de Malick N., qui affirme n’avoir jamais été informée d’une quelconque procédure de cession du bien. Elle soutient d'ailleurs que la maison appartenait légalement à son défunt mari.
« Comment peut-on vendre une maison occupée, sans décision de justice, sans expulsion officielle ? », se demandent les voisins. Cette affaire relance la problématique des litiges fonciers à Thiès, où l'on assiste en permanence à des conflits liés aux héritages et aux ventes controversées.
Pour l'instant, la veuve et ses enfants envisageraient de saisir la justice pour contester la vente et réclamer réparation pour les dégâts matériels et le traumatisme subi. En attendant, la famille se retrouve dans une situation précaire, sans toit, après la démolition partielle de leur habitation. L’enquête devra en principe déterminer la validité des documents de vente, l’existence ou non d’un titre foncier régulier ainsi que les responsabilités dans l’exécution de la démolition. Une affaire qui risque de faire grand bruit dans la cité du rail.
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