Le professeur Pape Saliou Mbaye et l’infirmier urgentiste Abdoulaye Coly ont été jugés le mardi 6 avril dernier, devant le Tribunal correctionnel de Dakar. En effet, l’amputation du bras du patient Adama Sy est survenu dans la nuit du 6 au 7 septembre 1997. C'est durant cette nuit que le nommé Adama Sy, atteint d'une maladie connue sous le nom de neuro-palu et souffrant d'une crise, est admis aux urgences de l'hôpital Principal de Dakar.
Pour maîtriser le malade, qui se débattait de toutes ses forces à cause de la crise, l'infirmier urgentiste Abdoulaye Coly reçoit de ses supérieurs hiérarchiques l'ordre d’administrer une injection au patient. Cette solution n'a pas eu les résultats escomptés puisque 15 minutes plus tard, la crise pique à nouveau Adama Sy. Cette fois, ce sera sur instruction du professeur Pape Saliou Mbaye qui recommande que le malade soit immobilisé. Adama Sy sera attaché par des fils de perfusion qui vont malheureusement arrêter la circulation du sang au niveau du bras. Face à cette situation, une opération chirurgicale est intervenue pour amputer le patient de son bras. Il en a ainsi perdu l'usage à jamais.
Lors du procès, le patient Adama Sy soutenait avoir été attaché à l’aide de fils de perfusion. Cette thèse était battue en brèche par l'infirmier urgentiste. Abdoulaye Coly précisait que ce sont les gendarmes préposés à la sécurité de l'entrée de l’hôpital qui ont procédé à de tels agissements ayant coûté le bras au patient. Tandis que la partie civile réclamait alors 150 millions pour réparer les dommages subis par le patient, le procureur demandait ainsi la relaxe du Pr. Pape Saliou Mbaye, estimant qu'il n’avait pas participé à la commission des faits. Par contre, le maître des poursuites sollicitera six mois assortis du sursis à l'encontre de l’infirmier Abdoulaye Coly, pour sa participation dans cette affaire où il a fait preuve de ‘négligence, de maladresse et de non-respect des règles en médecine’. La société Alliance assurance dégageait alors sa responsabilité : ‘L’assurance ne concerne que les actes médicaux et paramédicaux. Or, le fait de ligoter un patient, n’est pas un acte médical. C’est l’hôpital Principal qui est responsable dans cette affaire’.
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