Couverture Maladie Universelle : Vers la fin de la fragmentation des régimes de santé
L’hôtel Noom a abrité, ce mardi 17 février 2026, un atelier de validation technique crucial dans le cadre du Dialogue national sur la protection sociale. L'objectif : identifier l'architecture la mieux adaptée au contexte sénégalais pour instaurer un système national intégré de couverture du risque maladie.
Organisée par l'Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU), en partenariat avec le Ministère de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités (MFASS), l'Organisation internationale du Travail (OIT) et la Banque mondiale, cette rencontre a mobilisé des représentants de l'État, des experts et des partenaires techniques et financiers. Le but recherché est de consolider les consensus autour d'une architecture unitaire, inclusive et durable afin d'offrir un accès équitable aux soins pour tous les Sénégalais.
Mettre fin à la fragmentation des régimes
Selon Youssou Djitté, directeur de cabinet du MIFASS, le système actuel souffre d'une dispersion préjudiciable. Bien que plusieurs institutions prennent déjà en charge les fonctionnaires, les travailleurs du secteur formel et ceux de l'informel, cette fragmentation nuit à l'efficacité globale. « Le constat général est que ce morcellement des systèmes de prise en charge ne garantit pas une équité pour l'ensemble des citoyens », a-t-il précisé.
Pour M. Djitté, l'adoption d'une architecture unifiée est la clé pour relever des défis persistants tels que le ciblage adéquat des bénéficiaires, la mobilisation des ressources, la mutualisation des risques et la transparence de la gouvernance.
Un modèle "Made in Sénégal"
Le Dr El Hadji Séga Guèye, directeur général de la SEN-CSU, a abondé dans le même sens en soulignant l'importance d'une synergie d'action : « Il s'agit de créer un système huilé où tous les acteurs travaillent ensemble ». Il a fermement soutenu que le Sénégal ne doit pas se contenter d'importer des modèles étrangers, mais doit construire son propre système en fonction de ses réalités socio-économiques.
De son côté, Laurence Lannes, représentante de la Banque mondiale, a rappelé l'appui analytique fourni par l'institution pour réduire la fragmentation. En tant qu'économiste en chef de la santé à Dakar, elle a souligné que l'unification des ressources permettra une plus grande efficience. Elle a également mentionné l'existence de programmes financiers spécifiques, notamment pour la protection des femmes et des enfants de moins de 5 ans.
L'engagement des collectivités territoriales
Le président des élus locaux, Mamadou Woury Diallo, a salué cette initiative de simplification. Il a affirmé la disponibilité des collectivités territoriales à accompagner ce processus. « Plusieurs communes ont déjà augmenté leurs contributions budgétaires, notamment à la suite de la tournée “3Cap Santé” », a-t-il révélé, tout en rendant hommage au soutien constant du Bureau international du Travail et de la Banque mondiale.
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