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Afrique

Au Mali, la Minusma en première ligne

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Au Mali, la Minusma en première ligne

Au nord du Mali, ce dimanche 14 septembre, un soldat tchadien de la Minusma a perdu la vie. Le véhicule dans lequel il se trouvait a sauté sur une mine dans la zone d'Aguelhok. Quatre militaires ont également été blessés. Depuis cet été, la force onusienne est directement visée par les attaques jihadistes. Pourquoi cette multiplication des attaques ?


La fin de l'opération française Serval a entrainé une forte diminution des patrouilles dans le nord du Mali. La fin des ravitaillements quotidiens vers Kidal et Tessalit et des survols d'avions ou de drones, ont libéré le terrain et entraîné un retour des jihadistes qui savent se mêler aux populations.


En juin, il a donc été demandé à la Minusma de se déployer dans toute la région. « Première difficulté » , explique un cadre de la Minusma, « nous n'avons pas les moyens des Français, chaque pays doit faire avec ses capacités. Par exemple, il n'y a pas toujours de blindés pour ouvrir les convois ».


Tâche difficile, il a également été demandé à la force onusienne de créer dix camps secondaires dans le nord du Mali. Un programme ambitieux qui doit durer six mois mais à risque car il faut acheminer tout le matériel : « creuser les puits, monter des miradors, sécuriser, tout est à faire et de fait, ça augmente les possibilités d'attaques sur les pistes », analyse un responsable militaire de la Minusma. Les attaques jihadistes touchent donc les forces armées mais également les civils.


A Gao, certains transporteurs refusent désormais d'emprunter les pistes vers Kidal, la semaine passée, le camion d'une compagnie privée qui a sauté sur une mine transportait du matériel pour les Nations unies.


D'où viennent les mines ?


Selon des experts, dans le nord du Mali, les islamistes fabriquent eux-mêmes des engins explosifs. Et même si leur mode de confection est souvent artisanale, ces engins sont redoutablement efficaces. Par exemple, des mines sont fabriquées sans élément métallique afin de ne pas être détectables par les appareils sophistiqués de la mission de l’ONU.


Outre ces fabrications maison, les islamistes se ravitaillent également à partir de la Libye. D’après un spécialiste, les mines transiteraient par le Niger, pays voisin du Mali, et prendraient la direction de la région de Kidal, avant d’être éparpillées dans tout le nord du Mali. Invisibles, elles sont parfois actionnées à distance, à l’aide d’un téléphone portable. D’autres sont posées tout simplement sur les axes routiers qu’empruntent les équipes de la mission de l’ONU.


Tout le monde le reconnaît : ces engins deviennent de plus en plus un véritable cauchemar pour les forces alliées. En moins de deux semaines, c’est le cinquième casque bleu de nationalité tchadienne, qui meurt, victime d’une mine.


affaire_de_malade

2 Commentaires

  1. Auteur

    Un Africain

    En Septembre, 2014 (08:08 AM)
    Encore une victime un Noir Africain qui a donné sa vie pour ses fréres Africains et il a été tué par ses propres fréres. Où va l'Afrique?
    Top Banner
  2. Auteur

    Noirs Et Blancs

    En Septembre, 2014 (21:08 PM)
    C'est tout simplement du racisme. S'il y a des Noirs en Mauritanie, dans le sud Algérien, au Maroc, en Égypte, Libye et Soudan et que tous ces pays sont dirigés par des Blancs arabes, il faut bien que les Touaregs acceptent d’être dirigés par les Noirs au Mali et au Niger. Les Touaregs ne sont pas plus Blancs que les Blancs Américains qui sont dirigés par le noir Barrack Obama. Tout le reste n'est que sentimentalisme des Toubabs qui n'engage ni le Mali ni l'Afrique. On s'en fout qu'un siècle après la première expédition transsaharienne faite en 1893, que Catherine Michelet petite fille de Eugène Menu empreinte le même chemin en 1993 pour raconter des histoires sur les Touaregs. Le Mali est un et indivisible et les Touaregs en font partie. La preuve, les gens de cette zone ont toujours payé leurs impôts aux rois du sud-Mali depuis Soundiata Keita et Kankan Moussa. D'ailleurs c'est par là que ce dernier est passé pour aller à la Mecque. Cette zone a fait partie de l'empire Songhoye et vassal du Macina à qui des droits étaient payés. C'est parce que Tombouctou rechignait à payer ces droits aux aux Toucouleurs, nouveaux conquérants, qu'El Haj Omar a envoyé ses généraux attaquer Tombouctou. D'ailleurs je me demande comment les Touaregs peuvent revendiquer cette ville comme faisant partie de l'Azawad. Si vous lisez le livre René Caillié, Voyage à Tombouctou, vous verrez que le roi de Tombouctou à son passage était noir et que les Touaregs étaient tout simplement traités de pire calamité.
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