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Nouveau gouvernement en Côte d’Ivoire : pourquoi Ouattara n’a finalement pas tout changé

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Nouveau gouvernement en Côte d’Ivoire : pourquoi Ouattara n’a finalement pas tout changé
Le chef de l’État avait espéré ouvrir le nouveau gouvernement à l’opposition et rajeunir son équipe, mais il a été rattrapé par les réalités de la politique ivoirienne. Voici ce qu’il s’est passé.

La composition du nouveau gouvernement a été annoncée, le 6 avril, et les réalités de la politique ivoirienne ont de toute évidence contraint le président, Alassane Ouattara, et son Premier ministre, Patrick Achi, à revoir leurs plans.

Le chef de l’État avait en effet espéré ouvrir le gouvernement à l’opposition. Depuis plusieurs semaines, de discrètes discussions étaient engagées à ce sujet avec Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) devenu, depuis la dernière élection présidentielle, le véritable chef de file de l’opposition.

Négociations difficiles

Alassane Ouattara était prêt à proposer jusqu’à dix postes à ses adversaires politiques, mais les négociations avec Bédié n’ont finalement pas abouti, en partie parce que ce dernier demandait à choisir les maroquins ou secrétariats d’État en question. Le fait que l’ancien président continue en parallèle à réclamer la libération de plusieurs de ses proches emprisonnés depuis le mois de novembre – tel Narcisse N’dri, son ancien directeur de cabinet, ou Ange Félix N’Dakpri, cadre du PDCI à Toumodi – n’a pas non plus facilité les échanges.

Ceux-ci devraient néanmoins se poursuivre en coulisses et un réajustement de l’équipe gouvernementale avant la fin de l’année n’est pas à exclure.

Ménager les fidèles

Alassane Ouattara, qui avait laissé entendre à ses ministres candidats aux législatives du 6 mars qu’ils devraient quitter leurs fonctions s’ils ne parvenaient pas à se faire élire, s’est par ailleurs ravisé. Un choix en partie dicté par des considérations affectives et par le souci d’exprimer sa gratitude à certains fidèles : c’est le cas pour Sidi Touré, battu à Béoumi mais passé de la Communication aux Ressources animales et halieutiques, et pour Siandou Fofana, défait à Port-Bouët mais maintenu au Tourisme.

Enfin, Alassane Ouattara a certes joué la carte de la jeunesse en choisissant de porter le polytechnicien Abdourahmane Cissé au secrétariat général de la présidence, mais il lui fallait aussi donner des gages à la base militante. En effet, au cœur de l’exécutif, ni Cissé, ni Achi, ni Fidèle Sarassoro, le directeur de cabinet du président, ne sont des caciques du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et encore moins du Rassemblement des républicains (RDR) qui l’a précédé.

C’est notamment pour cette raison que Kandia Camara, jusque-là ministre de l’Éducation, a été nommée aux Affaires étrangères, avec rang de ministre d’État. L’intéressée fait partie des militants de la première heure du RDR ; elle est également la secrétaire générale du RHDP et devient donc, de fait, la numéro 2 du gouvernement.


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