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Journée Mondiale de l’Environnement 2025 : appel à l’action collective pour venir à bout de la pollution plastique (par Pr Adams TIDJANI)

Auteur: Senewebnews

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Pour la célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement 2025, la communauté internationale lance un appel à l’action collective pour éradiquer la pollution plastique.
Aujourd’hui, le plastique a envahi notre quotidien.  Il a remplacé les matériaux de base tels que le verre, le fer et le bois de par sa robustesse, sa capacité à épouser toutes les formes et couleurs, son moindre besoin énergétique et son faible coût. De nos jours, le plastique se retrouve partout : gaine de fils électriques, tuyaux d’évacuation et d’amenée des eaux, sièges de véhicules, coques de téléphones portables et d’ordinateurs, lunettes, matériel médical, … Donc, il faut reconnaitre que nous avons absolument besoin du plastique, mais ce dont nous n'avons pas besoin, ce sont les déchets plastiques surtout au niveau de nos pays où les sachets plastiques de faible micronnage à utilisation unique ont fini de nous envahir !!!   
Déchets plastiques : de la pollution environnementale à la pollution sanitaire   
Les déchets plastiques sont aujourd'hui considérés comme un « fléau » qui s'abat sur notre planète. D’après les études, le monde produit 350 millions de déchets plastiques par an dont 150 se retrouvent dans les espaces maritimes (océans, rivières, etc.). Au Sénégal, 250 mille tonnes de déchets plastiques sont produites par année ; une grande partie se retrouve disséminée dans la nature. 
A l’air libre et exposés aux rayons solaires, les déchets plastiques se dégradent par le phénomène de photodégradation qui conduit à la production de microplastiques. Ces derniers peuvent être ingérés par les bovins et les ovins ; ils contaminent également les sols avec un impact sur la biodiversité (perte de la faune végétale et/ou animale) et la santé des sols. Cela peut entraîner une baisse de la productivité agricole et menacer la sécurité alimentaire à long terme. Les déchets plastiques se retrouvent également dans les eaux où ils y subissent le même phénomène de dégradation, conduisant là aussi à la consommation des micro-plastiques par les poissons, la perturbation du plancton, à la diminution de la reproduction des poissons, …
Conséquence, depuis quelques années, un nombre croissant d'études scientifiques soulignent la présence de micro-plastiques dans la chaîne alimentaire dont l’impact sur notre santé est encore peu connu. Par exemple, pour les amateurs de chewing-gum, il y a de quoi s’inquiéter car mâcher un simple chewing-gum pourrait libérer des centaines, voire des milliers de microplastiques dans votre salive !   
Devant cette menace grandissante, l'ONU propose d'éradiquer la pollution causée par les plastiques dans les écosystèmes aquatiques et terrestres.   
Mettre fin à la pollution plastique : vers un instrument international juridiquement contraignant
Pour cela, un comité intergouvernemental de négociation (CIN) a été mis en place par l’ONU avec pour mission d’éradiquer la pollution plastique. Ce CIN a tenu sa première réunion en novembre 2022 à Punta del Este (Uruguay).  La deuxième réunion, qui s’est tenue à Paris, France (du 29 mai au 2 juin 2023) a vu la participation d’un millier de délégués de 175 pays et plus de 1 500 scientifiques et représentants de la société civile et de l’industrie. La dernière rencontre s’est tenue à  Busan (Corée du Sud) du 25 novembre au 1er décembre 2024 avec pour intention pour plafonner la production mondiale de plastique et en interdire éventuellement les substances chimiques toxiques.
Si le constat est unanime, les solutions pour éradiquer le péril plastique divergent selon les intérêts des uns et des autres. D’aucuns prônent pour des obligations et des mesures de contrôle sur l’ensemble du cycle de vie des plastiques (de l’extraction du pétrole dont est issu le plastique, la production, la fabrication, l’utilisation, le recyclage et élimination), d’autres proposent le recyclage, l’innovation et une meilleure gestion des déchets plastiques.
  
Le Sénégal, en sa qualité de producteur de pétrole, qui nous l’espérons a pour ambition de transformer le pétrole pour produire du plastique et fournir des emplois aux jeunes, devrait logiquement rejoindre le groupe 2 qui prône le recyclage, l’innovation et une meilleure gestion des déchets. Pour pouvoir performer autour de ces trois objectifs, cela nécessite que nous ayons des équipes de recherche compétitives sur le sujet. Ce qui est le cas pour plusieurs groupes de recherche travaillant dans la physique des matériaux dans nos universités … mais faudrait-il que nos décideurs les impliquent dans les prises de décision et/ou que les chercheurs s’impliquent dans les affaires de l’état.  
Des solutions envisageables au Sénégal…
Des solutions sont envisageables dans le cadre de l’économie circulaire où le déchet plastique est considéré comme une matière première  avec à la clé la création de milliers d’emplois décents et durables (de la collecte à la distribution en passant par la transformation). Par exemple, l’une des dernières thèses issues de l’équipe du LRNA de la Faculté des Sciences et Techniques de l’UCAD a montré qu’il est possible de fabriquer des composites pour la fabrication des matériaux de construction en utilisant des déchets plastiques mélangés à des résidus agricoles appelés des composites. L’autre variante serait d’ajouter au mélange de l’argile pour fabriquer des nano-composites dont les opportunités pour la fabrication de produits finis servant dans plusieurs domaines ne sont plus à démontrer : pneus de voiture, textile, emballage, matériaux de construction, …   
Une autre solution envisageable, tout de suite et maintenant, serait de ramasser les déchets plastiques et les pneus usés disséminés dans nos villes pour en faire des aménagements pour les populations comme nous avons eu à le faire pour les étudiants dans le bois sacré du rectorat et le jardin de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontologie de l’UCAD, à la direction du cadre de vie à Cambérène, … 
Pr Adams TIDJANI, PhD in Nuclear Physics, PhD in Polymer Photo-chemistry
Directeur de l’Institut des Métiers de l’Environnement et de la Métrologie, IMEM
Auteur: Senewebnews

Commentaires (4)

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    Bravo il y a 2 mois

    Les senegalais ne sont pas interesses par l'environnement. Ils le massacrent au lieu de le preserver.
    On suit votre combat depuis des decennies , nous avons besoin que vous soyez entendu des aurtorites pour faire avancer notre gaal
    bonne continuation

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    Association Sénégal Propre il y a 2 mois

    Cela fait 19 ans maintenant que l’Association Sénégal Propre, sous la coupole de l’Homme Plastique, se bat contre cette pollution. Il faut reconnaître que les différents gouvernements qui sont passés manquent de courage politique face aux lobbies des pollueurs. Aussi, nous avons lancé une pétition via Cjange.org pour un dialogue national sur le plastique au Sénégal. Rejoignez nous dans cette lutte en signant la pétition. Contactez nous au 77 440 78 86 pour recevoir le lien de la pétition.

    Le plastiqué tue, ravage et est deveni une question de santé publique

    Ukass

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    Plastic bag il y a 2 mois

    Bin dit professeur mais il faudrait des actions plus concrètes ... nous vous soutenons

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    reply_author il y a 2 mois

    🤣🤣🤣 ma bagne douma wakh dara ! Lath leen xaleyi !

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    reply_author il y a 2 mois

    🤣🤣🤣 ma bagne douma wakh dara ! Lath leen xaleyi !
    Bon c'est cadeau ! Il au départ apprendre les personnes à balayer leur maison !
    Comment ? D'abord avoir une culture du tri sélectif c'est à dire séparer ce qui est biodégradable et ce qui ne l'est pas ! Une poubelle pour les restes d'aliments, une autre pour les papiers et une autre pour papiers ! Je parle de culture parce que les enfants vont hériter cette pratique !
    On dit en général que rien ne perd mais tout se transforment !
    Les papiers peuvent aller des des incinérateurs , devenir des sels minéraux et fertiliser les jardins, les champs ou tout autre lieu de culture ! Les restes d'aliments peuvent être transformés en aliments de bétail.
    Et enfin les plastiques, vous demandez à Amy Mbengue " la reine du plastique" !

    Merci !

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    reply_author il y a 2 mois

    🤣🤣🤣 ma bagne douma wakh dara ! Lath leen xaleyi !
    Bon c'est cadeau ! Il au départ apprendre les personnes à balayer leur maison !
    Comment ? D'abord avoir une culture du tri sélectif c'est à dire séparer ce qui est biodégradable et ce qui ne l'est pas ! Une poubelle pour les restes d'aliments, une autre pour les papiers et une autre pour papiers ! Je parle de culture parce que les enfants vont hériter cette pratique !
    On dit en général que rien ne perd mais tout se transforment !
    Les papiers peuvent aller des des incinérateurs , devenir des sels minéraux et fertiliser les jardins, les champs ou tout autre lieu de culture ! Les restes d'aliments peuvent être transformés en aliments de bétail.
    Et enfin les plastiques, vous demandez à Amy Mbengue " la reine du plastique" !

    Merci !

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    James le juif il y a 2 mois

    Au Sénégal quand on parle d'environnement, les gens pensent à l'insalubrité ! Il est la gestion des ordures ménagères est un premier pas vers la lutte contre la pollution mais pose problème ! Pourquoi !
    En ramassant les ordures ménagères de chaque ménage, vous avez ramassé tous les petits problèmes ! Mais vous allez en faire un grand problème c'est à Beubeuss ! Il faut y aller pour voir ! Alors vous n'avez pas pour autant résolu les problèmes ! Il s'agit pas de ramasser et d'aller jeter quelques part ! Cette poubelle vous reviendra avec l'aide des " boudiouman" , et aussi sous forme de bactéries de toutes sortes qui trouver un milieu favorable pour leur multiplication et leur transformation ! Vous ne me payez pour vous donner des cours en gestion environnementale !
    Amy Mbengue wakhalak niom ! Xalebi xamna lii Mouy deff !

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