Le 21 mai 2025, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert à Dakar une conférence internationale sur le thème « L’Intelligence Artificielle : opportunités et défis pour les banques centrales ». Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que l’IA représente une révolution transformant profondément de nombreux secteurs. « Son utilisation par les banques centrales reste embryonnaire, mais plusieurs s’y engagent résolument pour être des acteurs responsables de cette transformation rapide », a-t-il déclaré.
Le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Cheikh Diba, représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, a appelé l’Afrique à ne plus se contenter d’être un simple consommateur des technologies de l’IA, mais à devenir un acteur actif. « L’Afrique doit développer ses infrastructures et former sa population pour une utilisation inclusive de l’IA », a-t-il affirmé. Selon les Nations Unies, l’IA pourrait générer une valeur ajoutée de 1 500 milliards de dollars pour l’économie africaine d’ici 2030, en créant des emplois et en stimulant la croissance. M. Diba a insisté sur la nécessité d’une gouvernance éthique de l’IA, respectueuse des droits humains et adaptée au contexte africain.
La digitalisation rapide des économies a multiplié les flux de données, rendant les méthodes traditionnelles d’analyse insuffisantes. En réponse, des banques centrales adoptent l’IA pour traiter efficacement ces volumes massifs, renforcer la supervision bancaire et garantir la stabilité financière. « L’IA permettra d’affiner les analyses économiques et financières, tout en facilitant un financement plus précis des économies », a ajouté le ministre Diba, soulignant son rôle dans la politique monétaire et le financement des économies africaines.
Lors de la réunion semestrielle du Groupe Consultatif Régional pour l’Afrique Subsaharienne (GCR-ASS) du Conseil de Stabilité Financière, tenue à Dakar les 22 et 23 mai 2024, une session a exploré les applications de l’IA dans la finance. La Banque du Botswana, la Banque de Réserve d’Afrique du Sud et la Commission des Services Financiers de l’Île Maurice ont partagé leurs initiatives, révélant un niveau d’adoption encore modéré mais prometteur.
Pour accompagner cette dynamique, la BCEAO a créé, par Décision n°230-07-2024 du 1er juillet 2024, le Comité de Réflexion sur l’Intelligence Artificielle (CRIA). Ce comité est chargé de suivre les avancées de l’IA, d’évaluer ses opportunités et risques, de proposer une stratégie de développement et d’établir une feuille de route pour son intégration au sein de l’institution. Cette initiative, décidée lors de la réunion du Gouvernement de la Banque Centrale le 3 octobre 2024, vise à positionner la BCEAO comme pionnière dans l’innovation technologique au service du secteur bancaire et financier de l’Union.
La conférence offre un cadre d’échange sur les applications de l’IA dans la politique monétaire, l’analyse économique, la stabilité financière et la supervision bancaire, tout en abordant les défis éthiques. Elle permettra aux banques centrales participantes de s’inspirer d’expériences concrètes pour élaborer leurs stratégies, renforçant ainsi la résilience et l’innovation dans le secteur financier africain.
Les chinois et les occidentaux conçoit et développent l'IA, les africains (les sénégalais en particuliers) passent leur temps à débattre de l'IA.
Pauvre Afrique!
Commentaires (1)
Les chinois et les occidentaux conçoit et développent l'IA, les africains (les sénégalais en particuliers) passent leur temps à débattre de l'IA.
Pauvre Afrique!
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