Assane Mbengue, directeur de Dakar Dem Dikk, revient sur les défis majeurs auxquels fait face cette société emblématique du transport public sénégalais. Entre une dette colossale, un parc automobile à renouveler et l’arrivée de nouveaux acteurs comme le BRT et le TER, il expose sa vision pour redresser l’entreprise, tout en renforçant son rôle au service des populations. Entretien.
Vous avez annoncé que les bus seront peints aux couleurs nationales. Quelle est la vision derrière cette nouvelle identité visuelle, et comment pensez-vous qu’elle impactera l’image de Dakar Dem Dikk auprès des usagers ?
Le 18 décembre 2024, nous avons lancé un sondage interne au sein de la société, mais également externe. Sur les plus de 11 000 réponses obtenues, 90 % des participants ont exprimé le souhait de voir les bus aux couleurs nationales. Ce même désir s’est manifesté lors de notre opération « Semaine réseau pour tous », qui nous a permis d’échanger directement avec nos clients. Nous nous sommes donc engagés à répondre à cette demande des populations. Pendant longtemps, Dakar Dem Dikk SA a été perçue comme un outil de propagande politique, notamment à cause des couleurs de ses bus, qui rappelaient celles du parti au pouvoir. Cette volonté des usagers est une manière de rappeler que la société est un bien national, à participation majoritaire de l’État, et donc un patrimoine appartenant à tous les Sénégalais. Avec cette nouvelle identité visuelle, Dakar Dem Dikk souhaite se rapprocher encore davantage des citoyens, comme l’affirme notre nouvelle signature. Du premier au dernier kilomètre, Dem Dikk entend assumer pleinement sa mission de service public de transport.
“Le parc fonctionnel de Dakar Dem Dikk est estimé à un peu moins de 400 bus. Comparé à la SOTRA en Côte d’Ivoire, qui exploite près de 2 000 bus fonctionnels…”
Les manifestations entre 2021 et 2024 ont entraîné la destruction de nombreux bus. Quel est l’état actuel du parc automobile, et quels défis spécifiques cette période a-t-elle laissés à l’entreprise ?
Pour rappel, Dakar Dem Dikk a démarré ses activités le 2 janvier 2001 avec 144 autobus hérités de l’ex-SOTRAC, dont 49 % étaient des bus « algériens » acquis neufs en 1997, un an avant la liquidation de la SOTRAC. La société a ensuite renforcé son parc avec la rénovation de véhicules existants, l’acquisition de bus d’occasion en France sous forme de dons, et des programmes de renouvellement en 2005, 2012 et 2016, avec des bus de marques Tata, Sunlong et Ashok Leyland, dont certains articulés. Ces efforts ont porté la flotte à 1 035 unités, avec un âge moyen de 4,5 ans, ce qui était relativement neuf. Entre 2021 et 2023, nous avons acquis 33 bus interurbains Ashok Leyland et 370 bus Iveco, soit un total de 1 438 bus. Aujourd’hui, le parc fonctionnel de Dakar Dem Dikk est estimé à un peu moins de 400 bus. Comparé à la SOTRA en Côte d’Ivoire, qui exploite près de 2 000 bus fonctionnels, nous sommes loin des standards nécessaires pour offrir un service de transport optimal dans une ville comme Dakar.
On m’interpelle souvent sur les longs temps d’attente entre deux bus, qui peuvent dépasser une heure. Les usagers nous attendent parce que nous garantissons sécurité et tarifs abordables – inchangés dans l’urbain depuis 2000. Mais ce temps d’attente dépend principalement de la disponibilité des bus. Entre 2016 et 2023, l’État a investi plusieurs milliards pour maintenir et renouveler le parc. Pourtant, aucun de ces parcs n’a tenu sur la durée normale d’amortissement, qui est de 10 ans. Au Maroc, par exemple, des bus de 25 ans restent robustes, ce qui nous pousse à nous interroger sur la dégradation rapide de nos véhicules, souvent revendus à bas prix.
“Les bus sont inadaptés à notre environnement”
Qu’est-ce qui explique, selon vous cette dégradation rapide ?
D’abord, il y a l’inadaptation des bus à notre environnement. Avec l’arrivée de la chaleur, les plaintes sur la température excessive à l’intérieur des bus vont se multiplier, ce qui montre que notre contexte d’exploitation n’a pas été suffisamment pris en compte. Ensuite, la maintenance pose problème. Nos ateliers utilisent encore du matériel hérité de l’ex-SOTRAC. Il ne suffit pas d’acheter des bus : il faut aussi moderniser les infrastructures techniques de maintenance, ce qui n’a pas été fait. Nous faisons donc face au défi de renforcer le parc, tout en adaptant et modernisant nos plateaux techniques, surtout dans un contexte où l’on parle de plus en plus de bus à énergie propre.
“Nous sommes passés de 50 000 à 130 000 voyageurs par jour, déjouant les pronostics qui nous limitaient à 45 000. Avec près de 4 millions de voyageurs par mois en moyenne dans l’urbain à Dakar, nous sommes aujourd’hui le service de transport conventionné le plus performant”
Avec l’arrivée du BRT et du TER, comment Dakar Dem Dikk se positionne-t-elle pour rester compétitive et complémentaire dans le paysage du transport public sénégalais ?
Vous avez raison de parler de complémentarité. Il devrait exister un système permettant aux usagers d’utiliser un ticket unique pour le TER, le BRT et Dem Dikk. Les pays qui ont réussi ce modèle l’ont construit de manière inclusive, en développant d’abord le transport par bus avant d’introduire d’autres modes de transport de masse, sans en privilégier un au détriment des autres. Dakar Dem Dikk a l’ambition de jouer pleinement son rôle dans ce secteur. Nous sommes passés de 50 000 à 130 000 voyageurs par jour, déjouant les pronostics qui nous limitaient à 45 000. Avec près de 4 millions de voyageurs par mois en moyenne dans l’urbain à Dakar, nous sommes aujourd’hui le service de transport conventionné le plus performant.
“On peut tout reprocher à Dem Dikk, sauf de manquer d’expertise ou de compétences pour opérer un BRT”
Pensez-vous qu’une mutualisation des efforts avec le BRT, voire une intégration dans le giron de Dakar Dem Dikk, serait bénéfique pour optimiser les ressources et améliorer la mobilité urbaine ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
La question est de savoir s’il est logique qu’une société de transport n’exploite qu’une seule ligne. Dans l’urbain, Dakar Dem Dikk gère 33 lignes, souvent complexes. On peut tout reprocher à Dem Dikk, sauf de manquer d’expertise ou de compétences pour opérer un BRT. C’est d’ailleurs la nouvelle orientation que nous prônons, et nous comptons sur nos autorités pour nous accompagner dans la construction d’un Dem Dikk plus fort.
“Nos tarifs ne permettent pas d’atteindre l’équilibre financier, et la subvention actuelle est insuffisante pour couvrir les pertes”
Quels réseaux ou nouvelles lignes envisagez-vous de développer pour répondre aux besoins croissants de mobilité, notamment dans les zones mal desservies ou à fort potentiel ?
Dakar Dem Dikk, en tant que service public, applique des tarifs sociaux et dépend d’une subvention de l’État pour compenser ses pertes d’exploitation. Nos tarifs ne permettent pas d’atteindre l’équilibre financier, et la subvention actuelle est insuffisante pour couvrir ces pertes. Dans l’urbain, nos marges de manœuvre sont limitées, mais nous avons renforcé certaines lignes, comme la ligne 7, qui offre aujourd’hui une fréquence stable. En début d’année scolaire, nous avons aussi renforcé les lignes desservant les grands lycées de Dakar, celles menant à l’université Cheikh Anta Diop depuis la banlieue, et presque toutes les lignes de cette zone. Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire dans la région de Dakar, et nous en sommes conscients.
Notre service interurbain, quant à lui, satisfait les populations des zones éloignées. Aujourd’hui, pour voyager à bord des bus Sénégal Dem Dikk, il faut réserver au moins une semaine à l’avance, voire 15 jours pour des destinations comme Ziguinchor, Saint-Louis ou Touba. Nous avons également la navette aéroportuaire Ziguinchor-Cap Skirring, en plus de celle de l’AIBD, ainsi que les lignes Fess Dem reliant Thiès et Dakar. Nous travaillons à diversifier nos offres pour être toujours plus proches des populations.
“L’effectif de la société est un frein à sa performance”
Avec un effectif de plus de 3 000 agents, comment comptez-vous rationaliser les ressources humaines pour améliorer l’efficacité tout en préservant la qualité du service ?
Il faut l’admettre : l’effectif de la société est un frein à sa performance. Avec près de 3 000 agents, nous manquons paradoxalement de conducteurs, qui sont pourtant la ressource humaine la plus essentielle. Sans marge pour recruter, nous devons optimiser l’existant. Nous avons lancé un appel interne pour transformer certains agents en conducteurs, mais les résultats ont été décevants, et le problème persiste. Nous nous orientons désormais vers une digitalisation intégrale de notre exploitation. Un prototype, qui a convaincu les autorités, supprime le poste de receveur. Si je parviens à convertir une partie de ce personnel en conducteurs, cela allégerait la masse salariale sans l’augmenter. Il faudra que les agents acceptent de se réinventer et d’évoluer vers de nouveaux métiers, comme l’ont fait le Maroc et la Côte d’Ivoire. Pourquoi pas nous ?
“Depuis sa création, Dakar Dem Dikk n’a jamais eu de modèle de financement structuré garantissant sa viabilité financière”
Vous avez décrit une situation financière critique avec une dette d’environ 130 milliards de FCFA. Dans quel état avez-vous trouvé l’entreprise à votre arrivée, et quelles sont les principales causes de cette crise selon vous ? Comment envisagez-vous de la résoudre ?
Le plus grand défi de Dakar Dem Dikk est le poids de sa dette, estimée à plus de 130 milliards de FCFA. La dette liée aux fournisseurs et aux investissements arrive en tête, avec plus de 120 milliards investis par l’État depuis 2000 pour l’acquisition de bus – Sunlong, Iveco, Ashok Leyland, Tata, etc. – sans plan de renouvellement structuré. La dette fiscale est également lourde, avec plus de 12 milliards de FCFA, malgré un rachat en 2019 visant à apurer la dette sociale-fiscale. Cette dette s’est reconstituée rapidement, en partie à cause de l’absence d’une planification claire pour honorer nos engagements fiscaux. La grille d’évaluation des pertes d’exploitation, qui devrait déterminer la subvention de l’État, est calculée uniquement sur le net, ce qui est insuffisant.
Quelles mesures concrètes avez-vous déjà prises pour réduire cette dette, notamment sur le plan fiscal et social ?
Le passif social est aussi préoccupant : les arriérés de cotisations à l’IPRES s’élèvent à 12 759 384 966 FCFA, et ceux à la Caisse de sécurité sociale à 770 995 180 FCFA. Nous avons soldé une dette de 110 millions de FCFA à l’IPM et pris des mesures pour apurer progressivement celle des coopératives, évaluée à 393 720 679 FCFA, avec un versement mensuel de 50 millions depuis huit mois. Cette dette provient du non-reversement des cotisations des travailleurs pour leur logement avant la retraite. Par ailleurs, nous avons rationalisé les dépenses et restructuré l’organisation pour améliorer la productivité. Depuis sa création, Dakar Dem Dikk n’a jamais eu de modèle de financement structuré garantissant sa viabilité financière. Notre défi est d’atteindre, à long terme, un équilibre entre recettes et charges, notamment la masse salariale, qui s’élève à 800 millions pour 3 000 agents. Cette situation critique nécessite une intervention coordonnée, avec un appui renforcé de l’État pour assurer la pérennité du service public de transport.
“Les bus seront équipés de technologies de pointe pour transformer l’expérience des usagers : caméras embarquées pour la sécurité, dispositifs de comptage des passagers pour gérer la surcharge…”
Quels sont les projets phares que vous portez pour redresser Dakar Dem Dikk et en faire un acteur clé de la mobilité au Sénégal, tant sur le plan opérationnel que financier ?
Dakar Dem Dikk joue un rôle majeur dans le secteur du transport. Pour renforcer sa performance, nous misons sur la digitalisation intégrale de notre système d’exploitation. Les bus seront équipés de technologies de pointe pour transformer l’expérience des usagers : caméras embarquées pour la sécurité, dispositifs de comptage des passagers pour gérer la surcharge, système billettique avec valideurs pour faciliter le paiement et optimiser la gestion des recettes, ainsi que des écrans et un système sonore pour une communication visuelle et sonore plus fluide.
Nous avons aussi des projets d’infrastructures, comme l’aménagement de certaines gares. Mais cela ne suffit pas. L’État devra accompagner l’assainissement financier de l’entreprise et mettre en place un plan de renouvellement continu du parc pour maintenir Dem Dikk comme un acteur clé du transport au Sénégal.
Les syndicats ont toujours été très actifs au sein de Dakar Dem Dikk. Comment comptez-vous gérer les relations avec eux pour garantir un climat social apaisé tout en avançant sur vos réformes et objectifs stratégiques ?
Pour favoriser la performance, mon objectif est d’instaurer plus de sérénité au sein de la société à travers des mesures sociales. Nous apurons progressivement la dette des coopératives d’habitat, soit 56 800 000 FCFA sur 12 mois. Ces coopératives permettent aux travailleurs d’acquérir un logement avant la retraite, mais la société n’avait pas honoré ses engagements de reversement des précomptes salariaux pendant plusieurs mois, voire années. Nous avons également soldé la dette de l’IPM, d’un montant de 110 millions de FCFA, et nous nous engageons à payer ponctuellement les échéances. À la Caisse de sécurité sociale, je me suis engagé à verser 20 millions de FCFA par mois, et nous avons soldé la dette de l’assurance vie. Pour améliorer le bien-être des employés, nous avons recruté du personnel sanitaire pour nous conformer à la réglementation. Lors d’événements ponctuels, comme le Ramadan, nous distribuons des aides, comme du xed, et nous avons mis en place un système permettant au personnel roulant de prendre un petit-déjeuner correct avant leur prise de service. Ces actions visent le bien-être de nos collaborateurs, seule garantie d’une stabilité sociale.
Commentaires (23)
Svp replantez les arrêts de bus enlevés lors des travaux du Brt. Cinq arrêts sont enlevés lors des travaux du Brt entre le terminus du brt et le rond point "Dial Mbaye". Et vivement une ligne Guédiawaye-Rufisque qui passerait par Pikine. Aussi nous réclamons nos anciennes lignes (5b 12 et 2).
Il vous reste moins de 4 ans. Bande de thiounés
Communication artificielle par défaut de compétences managériales à la hauteur des défis de DDD à relever. Un os à ranger pour un personnel pléthorique et ambitieux. Faites rouler vos bus au lieu d’accuser le TER et le BRT. Travaillez rt bavardez moins !
Vous êtes en concurrence avec les cars rapides, ndiaga ndiaye, clandos, diakarta et autres modes illégaux.
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J'ai découvert DDD IL y a à peine 3 mois.
2alle retoursLOUGA DAKAR
J'ai été satisfait et je trouve que c'est une bonne solution pour régler le problème du transport interurbain au Sénégal.
J'ai adoré ces voyages !
La résolution des problèmes soulevés par le DG peut trouver solution par la prise de décisions hardies pour rétablir cette société dans l'équilibre:
- Redresser le bardage foncier hérité de la Sotrac. Le foncier a été cédé à des sociétés privées d'habitats. A quel prix ?
- La vente de terrain à des particuliers et le siège de parti politique
- Réhabiliter le centre de formation et mener un plan social et de redéploiement du personnel vers la conduite ( poste déficitaire)
- Enfin céder 20 à 30% de l'entreprise aux sénégalais et entreprises nationales
- Lancer un emprunt nationale d'investissement
La résolution des problèmes soulevés par le DG peut trouver solution par la prise de décisions hardies pour rétablir cette société dans l'équilibre:
- Redresser le bardage foncier hérité de la Sotrac. Le foncier a été cédé à des sociétés privées d'habitats. A quel prix ?
- La vente de terrain à des particuliers et le siège de parti politique
- Réhabiliter le centre de formation et mener un plan social et de redéploiement du personnel vers la conduite ( poste déficitaire)
- Enfin céder 20 à 30% de l'entreprise aux sénégalais et entreprises nationales
- Lancer un emprunt nationale d'investissement
On nous parle tout le temps et partout de dette. Kham way yenn. Soit vous pouvez soit non
BAMBOULA A L’AGENCE NATIONALE DE SECURITE ROUTIERE (ANASER)
Monsieur le Ministre,
Je fais suite à la lettre que je vous ai envoyée cette semaine pour vous faire part de la
situation catastrophique qui prévaut à l’Anaser et dont le principal responsable est Mansour Faye.
Cheikh Oumar Gaye a été Directeur des Transports Terrestres de 2016 à 2021. Déjà, son passage à la DTT a été entaché par de nombreux scandales, malversations et de suspicions de corruptions :
Détournement des deniers publics avec l’aide de son DAF, Aly Mbaye Thiam.
Des marchés fictifs et de la surfacturation à outrance.
Des faits présumés de vente de permis de conduire.
Des faits présumés de corruptions sur le projet de numérisation et de sécurisation des titres de transport avec Gemalto (permis, cartes grise, licences, agréments et plaques d’immatriculation sécurisés) où Gaye a perçu des pots-de-
vin, faits relayés par la presse internationale notamment française.
Des faits présumés de corruption, de détournement d’objectif et de détournement de deniers publics sur le projet de renouvellement du parc interurbain sur financement de Exim Bank Inde. Les 542 bus indiens acquis dans ce projet, sont rejetés par les transporteurs sénégalais pour leur non-implication dans le choix des spécifications techniques des véhicules. D’ailleurs, ces bus ont été utilisés en 2019 pour convoyer, sous la coordination de Gaye, des électeurs
dans les 4 coins du pays lors de la vaste opération de fraude perpétrée à l'élection présidentielle, assurant ainsi la victoire au premier tour du candidat- président Macky Sall. Par la suite, les bus ont été distribués gracieusement aux différentes administrations et à Dakar Dem Dikk. Cinq (5) ans à peine après la mise en circulation desdits véhicules, la majorité est bonne pour la casse (pannes
moteur, châssis déformés, vibrations, insécurité…) ;
Le recrutement de personnes proches de son parti (APR) et de son cercle familial (Saint-Louis, Dagana, Matam).
Le racket des chefs de services régionaux des transports sous son autorité à qui il demandait mensuellement de fortes sommes d’argent pour les maintenir dans leurs postes.
Des soupçons de corruption dans le déploiement des centres de contrôle techniques ….
En 2021, malgré ses fautes de gestion à la tête de la Direction des transports terrestres (incompétence, détournements de deniers publics, marchés fictifs, actes et soupçons de corruption entre autres), l’ancien Directeur des Opérations du CETUD a été promu DG de l'ANASER par Mansour Faye, choix sans doute guidé d’une part, par les talents de bandit financier de l’homme et d’autre part, par la faiblesse de sa personnalité d’homme soif de pouvoir et prêt à faire tout ce qu’il lui demande.
D’ailleurs en 2022, l'OFNAC et la Cour des Comptes ont mené une enquête sur Monsieur Gaye portant sur son patrimoine foncier et bâti (construction d’une maison gigantesque aux Almadies d’une valeur de de 500 millions de FCFA, des maisons de haut standing à Zac Mbao, à Dagana, des vergers dans le Walo …) et sur des faits de corruptions sur les projets Gemalto pour la numérisation des titres de transports et d’acquisition de 542 bus indiens.
En contrepartie de sa nomination, Gaye a été l’homme de main et le bailleur de fonds publics détournés de Mansour Faye pour qui il recrute tout son personnel politique saint-louisien de l’APR composé de jeunes sans aucunes compétences professionnelles en matière de transport ou de sécurité routière.
Cheikh Oumar Gaye a une prête-nom en la personne de Madame Aminta Yam âgée de 29 ans, son ancienne secrétaire à la Direction des transports terrestres qu’il a épousé discrètement en 2022 comme deuxième femme. La jeune femme est actuellement Assistante de son collègue DG du FERA Pape Ibrahima Faye.
Le DG de l'ANASER loge la jeune femme dans un somptueux appartement grand standing situé à Fann Résidences, non loin de la Direction générale du FERA et de l’Ageroute.
Le personnel de l'ANASER, recruté à la carte (politique) et sans appel à candidature, est composé essentiellement de militants de l’APR, de proches de Mansour Faye, de filles et de fils de pontes du pouvoir ou de l’administration.
Mansour Faye a préféré renoncer au financement de plusieurs milliards de la banque mondiale (conditionné par le recrutements de tous les postes par appel à candidature) pour recruter la clientèle politique de l'APR et du système.
Situation des recrutements à l’Anser :
Un fils du général Moussa Fall nommé pour son premier emploi chef de Division.
La sœur ou le frère de l'ex Ministre Abdou Karim Fofana est recruté sans aucune compétence.
La fille d’un ex Directeur des Transports routiers (M. Ndiaye) a été recruté par le DG.
Le fils d’un ancien Directeur des Transports (D. Seck) a été aussi recruté à la Direction de l’Audit.
Le fils de l’ancien Directeur adjoint des Transports terrestres et ancien secrétaire général du FDTT (M. Kane Diaw) est recruté à l’Anaser.
Un militant de l’APR, protégé du Ministre Abdou Latif Coulibaly, nommé Directeur de la Planification en remplacement d’un proche de Mansour Faye (O. Tall) rentré au Canada après une aventure à l’Anaser.
L’agent comptable de l’agence est un militant engagé de l’APR (Conflit d’intérêt).
Le secrétaire général de l’Agence, homme de main de Mansour nommé pour avoir une emprise sur le DG Gaye en remplacement de Sophie Diallo (élément de Mansour Faye) actuellement Directrice de 3FPT.
Des conseillères et conseillers techniques payés à ne rien faire à coup de millions dont la journaliste Houreye Thiam Preira (RTS), une dentiste du Ministère de la Santé (B. Sène), ...
Le chargé du suivi-évaluation (I. Ndao) est un militant engagé de l’APR.
Des membres de l’ONG Laser international dont la présidente a été ex-Directrice de la Communication de l’ Agence ( A. Sarr) ont obtenu un CDI à l’Anaser.
L’actuel Directeur de la communication de l'ANASER (L. Mané), est un ancien journaliste de walf, ex CT en com et griot de Mansour Faye.
Le Directeur de la Coopération habitant de Saint-Louis est un proche collaborateur de Mansour Faye (M. Ba).
Le chef de la cellule de passation des marchés (M. Diatta) en détachement de l'ANASER, est l’ancien CPM de Mansour Faye.
Des hommes et femmes sans qualifications habitant à Saint-Louis et proches de Mansour Faye (Oul. Diouf, Ndio. Fall, Ib. Senghor, Moh. Tall et d’autres) payées à ne rien faire.
Le conseiller juridique du DG (P. A. Sow) habite à Saint-Louis et est un proche collaborateur de Mansour Faye.
Le DAF de l’ANASER, Aly Mbaye Thiam (retraité et maintenu à son poste), qui était le DAF et bras financier de Cheikh Omar GAYE à la Direction des Transports Terrestres. Sur la tête de Thiam, plane plusieurs plaintes de fournisseurs mais il est protégé par Mansour Faye.
L’informaticienne de l’Anaser (Y. H. Gueye) habite à Saint-Louis et est un proche de Mansour Faye.
Le président du Conseil de surveillance (C. Nd. Fall), ponte de l’APR, a fait enter plusieurs de ses lieutenants (dont C. D. Ndiaye et M. sow) a l'ANASER (Conflit d’intérêt).
L'ami et griot du Directeur Gaye est chargé de mission à l'ANASER ( P. C. Ndiaye).
Le Directeur de l’Audit (O. Ly), un proche du Ministre Mansour Elimane Kane de l’APR.
L’adjoint du Directeur de l’Audit (Y. S. Niang), est aussi un proche du Ministre Mansour Elimane Kane.
un policier de l'APR du nom de Mansour Faye est détaché à l'ANASER de même qu'un gendarme proche du général Moussa Fall.
Le DRH de l’Anaser, inspecteur du travail et homme de confiance de Mansour Faye, habite à Saint-Louis.
Le bureau du courrier est géré par ancien démarcheur véreux du service des mines et ami du DG Gaye.
L’actuel DG du FERA a des proches recrutés à l’Anaser avec des salaires mirobolants.
Des chauffeurs de l’Agence sont des proches du Ministre Abdoulaye Daouda Diallo.
Un autre proche de Mansour Faye et habitant de Saint-louis (A. Wane) est dans l’équipe com de l’Agence.
Le nervis de Mansour Faye (M. Niang) est aussi recruté par le DG.
La plupart des membres du conseil de surveillance sont des proches de Mansour Faye ;
Le chef du bureau QSHE (A. Diallo) est un ami intime de Mansour Faye et un ancien de l’ONAS ;
Beaucoup de militants de l’APR ont été recruté juste avant la présidentielle de 2024 ;
80 % du budget de l’Agence c’est pour les salaires/fonctionnement.
Le Bâtiment qui abrite l’Anaser à la cité keur gorgui derrière l’OFNAC a été loué à coup de millions et appartiendrait à un proche Mansour Faye.
les sociétés chargées du nettoyage et du gardiennage des locaux de l’Anaser appartiennent à des proches de Mansour Faye
Globalement, l’Anaser compte plus de 100 agents tous filles et fils et des pontes du pouvoir, des militants de l'APR et majoritairement saint-louisiens des protégés de Mansour Faye .
Depuis quelques mois le FERA peine à honorer les salaires du personnel politique qui
ont largement dépassés la ligne budgétaire prévue à cet effet.
Concernant les procédures de passation des marchés, le BAAC (plus de 100 millions de
F CFA) a été attribué pratiquement gré à gré à un courtier de Gemalto Sénégal (B Seck) proche du premier ministre feu Boune A. Dione.
S’agisant des missions à l'étranger, ce sont généralement des proches de Mansour Faye
qui partent en Europe, aux USA, en Afrique du Nord aux frais du contribuable Sénégalais.
Dans les procédure d’acquisition de fournitures de bureau, des support de com, d’ordinateur, de matériels et consommables informatiques, de logiciels, la surfacturation est flagrante.
La gestion du carburant est gabegique, une bonne partie revenant d’office à Mansour Faye et à ses lieutenants.
Un projet de vidéo-verbalisation de l'ANASER pour l’installation de radars de vitesse a été confié à un ami de Mansour Faye (Bamba BA) sans appel d’offres pour racketter les sénégalais.
Malgré ces moyens exorbitants mis par l’Etat à la disposition de l’Anaser, les accidents
ne cessent d'augmenter car le personnel politique de l’Agence n’a aucune compétence en matière de sécurité routière.
D’ailleurs, les accidents les plus sanglants du Sénégal (Sikilo et Sakal avec plus de 100
morts) ont eu lieu après la création l’ Anaser.
Les opérations de sensibilisation pour lutter contre les accidents sont juste un moyen de s’enrichir et de consommer des crédits.
Le Directeur général de l'Anaser a des comptes bancaires dans presque toutes les banques du Sénégal. Pour un simple fonctionnaire, ses patrimoines fonciers et bâtis dépassent l’entendement.
Tout en restant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre
l’expression de mes sincères salutations.
Gas El Salvador,
Activiste - Reporter et Lanceur d’Alerte
Paris
Le 18 Avril 2024.
Éliminer des "budgetivores"
zooesque, retournez aux charrettes !!
DG si vous voulez réussir, vous devez changer votre entourage. Cette équipe nommée par omar bounkhatab sylla, continuité avec ousmane sylla et maintenant avec vous et depuis lors l'entreprise recule. Donc ils ne sont pas bons. Si un DG compte volé il peut continuer avec cette équipe. Cette lobbie de menteur et de voleur doivent quitter leur poste de directeur.
Les pestiférés sont vraiment des gens écervelés qui ont comme chanson la dette , la dette ,la dette . Mais la dette c'est elle qui a permis de construire les infrastructures qui contribuent à la compétitivité et à l'attractivité du Sénégal .
Ces crétins s'empressent d'inaugurer les réalisations du régime passé et à les inclure dans leur bilan alors qu'ils nous pompent l'air avec la dette . Bon Dieu, c'est la dette qui a permis de construire les routes, les autoroutes, les autoponts, les ponts , les hôpitaux, les centrales électriques , les ouvrages hydrauliques et d'assainissement , les universités, les ports, les aéroports, etc. que ces voyous veulent s'approprier .
Assez de déclarations. Svp replantez les arrêts de bus enlevés par les travaux du Brt. Trois arrêts sont supprimés entre le terminus du brt et le rond point "Dial Mbaye. Et vivement une ligne Guédiawaye-Rufisque qui passerait par Pikine
Dans le cadre du Jub Jubal Jubanti, voici les questions pertinente auxquels le DG devait répondre.
1. Quel est ton profil et ton parcours ? Les réponses montrent qu’il n’est pas spécialiste de l’exploitation des transports mais communiquant et/ou publicitaire de faible niveau.
2. Quelles ont été les dernières recommandations des corps de contrôle ? Pas de réponse dans l’interview !
3. Quel est le profil de l’entreprise ? Des réponses à compléter :
a. En faillite suivant les normes Ohada ;
b. Les recettes ne couvrent même pas le carburant ;
c. Faible part de marché (6% contre 36% AFTU et 20% Cars rapides). Parmi les opérateurs conventionnés à Dakar, DDD fait le plus faible résultat (moins de 100 000 voyageurs quand AFTU fait 1 000 000) ;
d. Combien de lignes sont exploitées parmi les 33 mentionnées par le DG, avec combien de bus ? Plusieurs lignes sont inexploitées et celles exploitées sont très médiocres en fréquence.
e. 3500 emplois avec les prestataires c’est plus de 12 personnes par bus quand les réseaux performants font la moitié ;
f. Aucune stratégie de maintenance et de comptabilité explique la fin de vie prématurée des bus et la gabegie dans l’entreprise.
4. DDD opérateur d’un BRT ?
a. Quel promoteur privé mettrait son argent sans redressement de l’entreprise ? NON
b. Pourquoi fait-on appel à l’armée pour conduire moins de 400 bus ? Parce que les chauffeurs sont insuffisants malgré 3500 employés !
c. Est-ce que les compétences d’un transport de masse sont là ? NON
d. Est-ce que DDD peut prendre en charge le financement du matériel roulant et les dépenses pour l’exploitation ? NON
5. Quelles sont les priorités de DDD ? Pour relancer l’entreprise. Travailler au lieu de communiquer Les résultats feront le reste. Le braiding de bus déjà en exploitation n’est pas un super résultat. D’autres bus ont été peints avant en vert, jaune rouge sans tapage.
Je décrète personnellement la majoration de Cinquante francs ( (50 frs ) sur les tarifs toutes destinations de Dakar Dém Dik.
Nous devons ainsi, tous, en tant que usagers, participer à sauvegarder notre meilleur système de transport urbain.
Et l'immatriculation des bus? Pourquoi c'est pas fait
Je vous encourage Mr le Directeur votre interniew est pertinent et traite bien le domaine des transports inter-urbain au Sénégal DDD a un rôle important à jouer.
Je voyage souvent avec DDD il ya des opportunités et des profits que DDD doit saisir notament des cargos DDD dans l'inter-urbain ( bagagiste)
je vous souhate plein succès
En 2000 Wade avait trouvé une SOTRAC en faillite et il a créer DDD
en 2012 Macky avait trouvé DDD presque à l'arrêt avec peu de bus
En 2024, Diomaye trouve DDD avec un parc étoffé de bus et même qui fait de l'interurbain
Bosser et taisez-vous Monsieur !!!!
Donc tu es endetté et tu décides de repeindre tes bus à coût de milliard.
Chercher l'erreur
au moins vous faites votre travaille merci pour le renforcement des lignes et bonne continuation. juste revoir le comportement de certain chauffeur.
Les couleurs de PASTEF sur les bus en remplacement de celle de APR on en parle ?
Mes félicitations monsieur le directeur général,merci de renforcer la ligne 305.
Vous faites un bon travail cependant il faut moderniser d'avantage avec le wifi dans les bus , le paiement des abonnements via OM ou Wave , le pavage des terminus comme liberté 5...
Oui tout à fait! WAVE ça marchait bien at après on l'arrête! Dommage! retour à Ndoumbélan! Non Non! faut Progresser!
WAVE WAVE! ou ORANGE MONEY!
Puis aussi l'entretien de nos BUS! ENTRETIEN! Nous ne savons que consommer et détériorer! DOYNA! VIVE 3D!
Oui tout à fait! WAVE ça marchait bien at après on l'arrête! Dommage! retour à Ndoumbélan! Non Non! faut Progresser!
WAVE WAVE! ou ORANGE MONEY!
Puis aussi l'entretien de nos BUS! ENTRETIEN! Nous ne savons que consommer et détériorer! DOYNA! VIVE 3D!
Au moins y a un regime qui a commencé avant vous.
Il faut juste continuer au lieu de rester là à pleurer
Encore des plaintes ...., si vous êtes incompétent, démissionner et céder la place à un autre au lieu de vous plaindre tout le temps et partout.
Arrêter de vous cacher derrière de faux fuyants, des alibis pour ne pas faire votre travail. Toujours là à chercher des excuses.
Monsieur le DG, cette dette a financé ton outil de production, votre devoir c'est de faire fonctionner cet outil pour rembourser cette dette et créer un profit.
.Je ne sais pas qu'est-ce que vous avez réalisé depuis que vous êtes venu à la direction de cette entreprise. J'étais, il n'y a pas longtemps, dans un arrêt de bus. Personne n'était capable de savoir quelles sont les lignes qui passaient sur ces terrains. Il y avait de la puce partout, sauf les numéros de bus. On ne connaît pas leurs fréquences, on ne sait pas où est-ce qu'ils passent. Il n'y a pas de date, il n'y a rien. Je ne comprends pas qu'est-ce que vous faites depuis un an. Il y a des choses évidentes à régler. Je ne parle même pas des fréquences, etc. Ça, c'est autre chose. Des fréquences de passage.
Ça, tout le Monde sait DG ... depuis la Sotrac son aînée peu verteuse par la faute de ses dirigeants. ACTIONS Maintenant !
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