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Syrie : nouvelle journée de négociations à Genève pour tenter de mettre fin à la guerre

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Syrie : nouvelle journée de négociations à Genève pour tenter de mettre fin à la guerre

Des négociations indirectes entre le régime de Bachar al-Assad et l'opposition syrienne s'ouvrent ce lundi à Genève. Objectif : tenter de résoudre un conflit qui entre dans sa sixième année. Mais le fossé entre les différentes parties reste abyssal."Nous sommes à un moment de vérité." Alors que s'ouvrent ce lundi à Genève des négociations indirectes entre le régime syrien et ses opposants, l'émissaire spécial de l'ONU pour laSyrie, Staffan de Mistura, a rappelé l'importance cruciale de ces nouveaux pourparlers. 

 "Quelle est la principale question ? La mère de toutes les questions est la transition politique", a déclaré le diplomate suédois en référence au point de désaccord majeur entre le régime de Damas et l'opposition. Cette dernière exige le départ du président Bachar al-Assad avant la mise en place d'un "organe de transition".

Le régime d'Assad accusé de vouloir "faire dérailler le processus"
 Washington et Paris ont appelé dimanche à de "vraies" négociations, accusant Damas d'essayer de "faire dérailler le processus" en voulant exclure des discussions le sort de Bachar al-Assad. Fin janvier et début février, des discussions de paix convoquées l'émissaire onusien avaient tourné court, sur fond d'offensives concomitantes du régime appuyées par l'armée russe dans le nord de la Syrie.
 L'opposition a pour sa part affirmé qu'elle n'était pas venue à Genève dans l'intention de se retirer des discussions. "Nous sommes venus pour discuter d'une solution politique visant à mettre un terme aux souffrances du peuple syrien et nous espérons que l'autre partie (le régime de Damas, ndlr) sera aussi sérieuse que nous", a lancé à la presse Salem al-Meslet, porte-parole de la délégation du Haut comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l'opposition.
 "Aucun rôle pour ceux qui ont commis des crimes"
      Les discussions de Genève, qui s'ouvrent dans un contexte radicalement différent des précédentes à la faveur du cessez-le-feu signé le 27 février, doivent aborder pour la première fois de manière concrète l'avenir du pays. "Nous espérons que les négociations commenceront demain avec des discussions sur l'organe de transition, qui aura tous les pouvoirs y compris ceux du président de la République", a dit Salem al-Meslet. "Il n'y aura aucun rôle dans cet organe pour ceux qui ont commis des crimes, y compris pour Bachar al-Assad."
 Mais pour le régime, il est hors de question de discuter de la présidentielle ou du sort d'Assad, réélu en 2014 en pleine guerre pour un nouveau septennat. Le régime a aussi une tout autre interprétation que celle de l'opposition sur l'autorité transitoire. Pour lui, il s'agit d'un simple remaniement ministériel avec un "gouvernement d'unité", c'est-à-dire élargi à des opposants mais toujours placé sous l'autorité du président décrié, comme le prévoit la  Constitution actuelle. Ce nouveau gouvernement, selon le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, désignera un comité pour "rédiger une nouvelle constitution ou amender l'actuelle". Le texte sera ensuite soumis à référendum.
L'agenda de l'ONU "n'est pas réaliste"
 Européens et Américains ont de nouveau insisté dimanche à Paris sur l'importance du respect de cette trêve et de l'acheminement de l'aide  humanitaire pour garantir des négociations "crédibles", selon leurs propres termes. "Toute violation, même sporadique, de la cessation des hostilités, met en danger le processus", a souligné le secrétaire d'Etat américain John Kerry, appelant une nouvelle fois les alliés russe et iranien de Damas à user de leur influence pour faire respecter le cessez-le-feu.
 Pour le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui a admis que les négociations de Genève seraient "difficiles" mais devaient porter sur "une vraie transition politique", la trêve en Syrie "doit être pleinement respectée et l'accès humanitaire libre et sans entrave". La Russie dont l'intervention militaire en Syrie a permis au régime d'engranger d'importants succès face aux rebelles, a de son côté accusé la Turquie d'"expansion rampante" au-delà de sa frontière avec la Syrie. Elle a insisté une nouvelle fois sur la "nécessité" d'inclure les Kurdes dans les négociations de paix afin d'éviter le risque d'une partition du territoire syrien.
 Pour Joshua Landis, directeur des études sur le Moyen-Orient de l'Université d'Oklahoma, l'agenda établi par l'ONU pour Genève "n'est pas réaliste, car Bachar al-Assad est plus fort que jamais et ne va pas quitter son poste". Et même en cas d'accord entre rebelles et régime à Genève, les combats risquent de se poursuivre en Syrie alors que les jihadistes du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et de Daech contrôlent plus de la moitié du territoire et sont exclus de la trêve en vigueur.

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