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Turquie : un groupe radical kurde proche du PKK revendique l'attentat d'Ankara

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Turquie : un groupe radical kurde proche du PKK revendique l'attentat d'Ankara

                                     ANKARA (TURQUIE), DIMANCHE 13 MARS 2016. Une voiture piégée était venue se faire exploser contre un bus municipal, dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque.

Un groupe radical proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan(PKK), les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), revendique ce jeudil'attentat à la voiture piégée qui a fait 35 morts dimanche à Ankara.

«Le 13 mars au soir, une attaque suicide a été menée à 18 h 45 dans les rues de la capitale de la république turque fasciste. Nous revendiquons cette attaque», précise ce groupe dans une déclaration publiée sur son site internet. Les TAK affirment que l'attaque constitue une riposte aux opérations sécuritaires menées par les forces turques dans le sud-est à dominante kurde de la Turquie. Ces interventions se sont soldées par lamort de dizaines de civils. «Cette action a été menée pour venger les 300 kurdes tués à Cizre et nos civils blessés», indique la déclaration. «Nous voulons présenter nos excuses pour les pertes civiles qui n'ont rien à voir avec la sale guerre menée par l'Etat fasciste turc», ont également précisé les TAK.
L'identité de la kamikaze confirmée
Dans son texte, ce groupe diffuse la photo d'une femme, Seher Cagla Demir, alias Doga Jiyan, âgée de 24 ans, présentée comme l'auteure de l'attaque, confirmant ainsi l'identité de la «kamikaze» publiée par les autorités turques. Selon le ministère turc de l'Intérieur, elle a été entraînée en Syrie par les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du principal parti kurde de Syrie, que la Turquie considère comme un mouvement «terroriste».
Dimanche à 18 h 45 (17 h 45 heure française)), une voiture piégée était venue se faire exploser contre un bus municipal, dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque. Dans un premier temps, cette attaque n'avait pas été revendiquée mais son mode opératoire la rapprochait de celle commise le 17 février dernier, dans le même quartier, qui avait visé des bus transportant des personnels militaires et coûté la vie à 29 personnes. Ce précédent attentat avait déjà été revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe classé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE). 

Avant même la revendication officielle de l'attentat de dimanche, les Kurdes étaient accusés par le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, qui indiquait : «Nous avons des informations concrètes sur le groupe terroriste à l'origine de l'attaque». En riposte, l'aviation turque avait bombardé lundi des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak.
Le conflit kurde relancé
Le conflit kurde a repris l'été dernier après plus de deux ans de cessez-le-feu et sonné le glas des discussions de paix engagées fin 2012 par les deux parties. Dans un entretien au Times britannique accordé avant l'attentat d'Ankara, le chef du PKK Cemil Bayik a confirmé le durcissement de la rébellion. «Il y aura des combats partout», a-t-il prévenu, «notre peuple a soif de vengeance».
Embarrassé par les critiques qui lui reprochent de ne pas avoir pu empêcher les attentats, le président turc Recep Tayyip Erdogan a relancé l'offensive contre ceux qu'ils considèrent comme des «complices» des «terroristes» kurdes.Mercredi, il a réclamé avec insistance au Parlement la levée de l'immunité parlementaire de cinq élus du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), dont son chef emblématique Selahattin Demirtas, accusés de «propagande terroriste» pour avoir prôné une forme d'autonomie pour les 15 millions de Kurdes de Turquie. Plusieurs avocats et des universitaires proches de la cause kurde ont également été arrêtés ces derniers jours.
Nouveaux risques d'attentat

Dans le climat d'alerte et de crainte permanentes qui règne depuis dimanche en Turquie, l'Allemagne a décidé d'y fermer jeudi toute la journée l'ensemble de ses représentations en raison de risques d'attentats, sans autre détail.

Cette mesure exceptionnelle concerne l'ambassade à Ankara, ainsi que le consulat général et le lycée allemand d'Istanbul. Le 12 janvier dernier, douze touristes allemands avaient été tués dans un attentat suicide commis dans le coeur historique et touristique d'Istanbul. Cette attaque a été attribuée par le gouvernement islamo-conservateur turc à Daech.
Face à la menace persistante c'est sous haute protection que le Premier ministre Ahmet Davutoglu et son épouse Sare ont déposé jeudi matin des oeillets rouges sur les lieux de l'attentat en hommage aux victimes.


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