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Vladimir Poutine prend la défense de Donald Trump devant les médias russes

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Vladimir Poutine prend la défense de Donald Trump devant les médias russes
Le président russe Vladimir Poutine lors de de sa grande conférence de presse annuelle, le 19 décembre 2019 à Moscou. REUTERS/Evgenia Novozhenina
 
 
 
 
Le président russe s'est exprimé ce jeudi sur l'Ukraine, les relations russo-américaines ou encore la question du dopage, dans le cadre de la grande conférence de presse qu'il donne tous les ans. Un exercice toujours très attendu.



Vladimir Poutine a entamé son grand rendez-vous annuel avec la presse russe - et cela sort de l’ordinaire - par une question sur l'environnement, note notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot.

Interrogé sur les changements climatiques, il a refusé de se prononcer sur la responsabilité des activités humaines -« cela peut dépendre de processus dans l'univers »- mais il a reconnu tout de même les conséquences très sérieuses de ces changements pour la Russie. « Ne rien faire n'est pas non plus une solution, et sur ce point je suis d'accord avec mes collègues [chefs d'État]. Nous devons faire le maximum d'efforts pour que le climat ne change pas de manière dramatique. »

Trump face à des accusations « totalement infondées »

Vladimir Poutine a aussi évoqué la situation de son homologue américain Donald Trump, confronté à une procédure d’ « impeachment ». Le président russe a pris la défense de Donald Trump : cette procédure est basée sur des accusations « totalement infondées », a-t-il déclaré. « Le parti qui a perdu les élections, le parti démocrate, tente d'obtenir des résultats via d'autres moyens et d'autres outils, en accusant Trump de complot avec la Russie. Ensuite, il s'avère qu'il n'y en a pas eu. Et maintenant, ils ont inventé une histoire de pression sur l'Ukraine », a poursuivi le chef du Kremlin.

Le président russe s’est également dit prêt à renégocier le traité Start sur les armes atomiques. « Notre proposition est restée sans réponse pour le moment », a-t-il regretté, estimant que ne pas renouveler ce traité serait une mauvaise chose pour la sécurité et pour éviter une nouvelle course aux armements.

Dopage : des sanctions « injustes »

La question du sport russe, actuellement dans la tourmente, n'a pas été passée sous silence. Vladimir Poutine a ainsi dénoncé l'exclusion de la Russie des compétitions sportives. Ce sont selon lui des sanctions « injustes », illégales et dépourvues de bon sens.

« La mise au ban du sport mondial de la Russie, a-t-il déclaré, est une décision politiquement motivée. » Vladimir Poutine regrette que des sanctions globales soient prises contre les sportifs russes qui devraient être autorisés, s’ils sont « propres », à concourir sous leur propre drapeau. Ces déclarations interviennent alors que l’agence russe antidopage a décidé ce jeudi de faire appel de l'exclusion pour quatre ans de la Russie.

Remarque énigmatique

Au cours de cette conférence de presse, un commentaire énigmatique du président russe, sur la limitation du nombre de mandats présidentiels, a aussi relancé des spéculations sur son départ définitif du Kremlin en 2024.

Interrogé sur une réforme de la Constitution et notamment l'interdiction d'exercer plus de « deux mandats consécutifs », Vladimir Poutine a répondu : « Ce qu'on pourrait faire concernant ces mandats, c'est supprimer le qualificatif "consécutifs" s'agissant de la fonction présidentielle. »

Une telle suppression signifierait qu’il serait impossible au président russe de se représenter passé le mandat de son (ou sa) successeur. Vladimir Poutine était déjà revenu à la présidence du pays en 2012, après quatre années passées au poste de Premier ministre.

Un exercice annuel

La conférence de presse de ce jeudi a rassemblé cette année plus de 1 800 journalistes. Les médias russes, qui se délectent de ces chiffres et de ces records battus année après année, avaient estimé à 6%, la chance pour chaque journaliste présent de pouvoir poser une question au président russe.

Cet exercice médiatique était en tout cas l'occasion pour le président russe de soigner sa cote de popularité, en berne depuis sa réelection - une chute de 15 points environ depuis le mois de mars 2018. Ce désamour s’explique par plusieurs facteurs : d’abord, la fin de ce que l’on appelé le syndrome de Crimée, cette fièvre patriotique qui avait suivi l’annexion du territoire ukrainien en 2014, ensuite par la stagnation du niveau de vie et enfin par la réforme des retraites, qui continue d’ulcérer une grande partie de la population.

Vladimir Poutine, au cours de la précédente conférence de presse, avait promis une percée sur le front économique, des investissements massifs pour relancer la machine. Mais un an plus tard, le bilan est mince : l’économie stagne (1,3% de croissance), et le niveau de vie des Russes continue lui aussi de stagner, voire de chuter. Et les contestations enflent.  On l’a vu cet été à Moscou avec les manifestations durement réprimées de l’opposition.  


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