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Politique

[Entretien] Ibrahim Hamidou Dème : “Le Président de la République ne doit plus avoir l’exclusivité dans la nomination des juges du Conseil constitutionnel”

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[Entretien] Ibrahim Hamidou Dème : “Le Président de la République ne doit plus avoir l’exclusivité dans la nomination des juges du Conseil constitutionnel”
Après Babacar Fall qui s’est prononcé sur les réformes annoncées du système électoral, au tour de Ibrahima Hamidou Dème de donner son éclairage sur la volonté du Président Bassirou Diomaye Faye d’entreprendre “des réformes pour redorer le blason de la justice”. L’ancien Magistrat expose les réformes qui lui paraissent les plus urgentes. 

 

En 2018 vous disiez « démissionner d’une justice qui a démissionné ». A la veille de la célébration de la fête de l’indépendance le tout nouveau président Bassirou Diomaye Faye promet d’appeler à des concertations pour dit-il « redorer le blason de la justice, lui rendre le prix qu’elle mérite et la réconcilier avec le peuple au nom duquel elle est rendue ». Pour vous qui, il y a quatre ans, avez claqué la porte de la magistrature, cela doit être certainement une bonne nouvelle ?

Bien sûr ! La réforme de la justice constitue une sur priorité pour toute personne qui est attachée à l’état de droit et à la démocratie. On a constaté depuis une vingtaine d’années et cela s’est exacerbé depuis quelques années surtout depuis 2012 qu'il y a une atteinte extrêmement grave à l'indépendance de la justice. Cette atteinte est du fait de l’hégémonie du pouvoir exécutif par rapport au pouvoir judiciaire de telle sorte que les justiciables ont pratiquement perdu confiance en la justice. C’est pourquoi, il est impératif de faire des réformes profondes pour que le citoyen puisse retrouver confiance aux magistrats, retrouver confiance en la justice. Mais aussi pour permettre au Sénégal qui était une démocratie de retrouver la place qu’il avait dans le concert des nations démocratiques.

Répondant aux accusations selon lesquelles la justice est instrumentalisée, l’ancien ministre de la justice Ismaila Madior Fall répondait que la justice marchait et qu’on ne parlait d’instrumentalisation que quand ça concerne les politiques. Qu’en dites-vous ?

C’est une manière de voir. Si on s’en tient au volume des contentieux examinés par les magistrats, les affaires dites politiques n’en constituent qu’une infime minorité. Mais j’ai l’habitude de dire que l’indépendance de la justice est mesurée à l’aune des affaires qui sont médiatisées, aux affaires qui concernent les hommes politiques…



“Depuis 2000 et surtout depuis 2012, on remarque qu’on ne poursuit que les opposants politiques, qui ne sont pas aux affaires alors qu’il aurait été plus logique que les personnes qui gèrent nos deniers publics soient poursuivies”


Ce qui semble être un jugement partial…

Non. Il est normal que l’on essaie d’apprécier l’indépendance de la justice par rapport à ce que nous connaissons, par rapport aux affaires qui sont portées à notre connaissance. C’est quelque chose de tout à fait normal. Et surtout par rapport aux affaires qui concernent les hommes politiques. L’indépendance de la justice n’a qu’un objectif, c’est essayer de tout faire pour que les magistrats puissent prendre leurs décisions au-delà de toute pression. Le magistrat, rappelons-le, n’est soumis qu'à l'autorité de la loi. C’est la Constitution du Sénégal qui le dit. On se rend compte que dans les affaires qui ont une connotation politique ou qui impliquent des hommes politiques très connus, des leaders de l’opposition, que la justice fonctionne de manière à ce qu’on considère qu’elle n’est pas indépendante. Depuis 2000 et surtout depuis 2012, on remarque qu’on ne poursuit que les opposants politiques, qui ne sont pas aux affaires alors qu’il aurait été plus logique que les personnes qui gèrent nos deniers publics soient poursuivies, je ne parle pas de condamnation. C’est une justice à deux vitesses qu’on constate. Une justice qui s’applique pour des opposants. Une justice qui néglige d’agir même quand il y a des rapports dont on a connaissance qui mettent en évidence parfois une gestion extrêmement grave des deniers publics. Jusque-là dans la gouvernance du président Macky Sall, on n’a pas constaté une seule fois un responsable du régime qui est inquiété. Cela renforce l’idée que la justice ne fonctionne pas de manière équitable, que c’est une justice à deux vitesses et cela nous renseigne qu’il faudrait des réformes profondes pour que la justice puisse retrouver son indépendance.



“Il faut réformer certaines dispositions du code de procédure pénale qui donnent des prérogatives exorbitantes au procureur de la République”



Vous l’avez dit. L’indépendance de la justice au Sénégal se mesure à l’aune des affaires les plus médiatisées et concerne souvent des hommes politiques. Quel devrait être alors le rapport entre la justice et les politiques ?

Des rapports qui sont établis par la Constitution. C’est la Constitution qui prévoit qu’on est dans une République et que dans cette République il y a une séparation des pouvoirs. Le pouvoir exécutif gouverne. Le pouvoir législatif légifère en votant des lois. Le pouvoir judiciaire tranche les litiges. Elle rend justice. Si dans le fonctionnement de ces pouvoirs-là, on sent une influence d’un autre pouvoir qui est de nature à compromettre les prérogatives d’un des pouvoirs, on se rend compte que la séparation des pouvoirs n’est pas effective. De ce point de vue, je pense que le pouvoir qui a été le plus fragilisé est le pouvoir judiciaire. C’est pourquoi il est impératif d’adopter ces réformes notamment par rapport au Conseil Supérieur de la magistrature, par rapport à certaines lois qui sont liberticides ou qui sont de nature à fragiliser les acteurs politiques, certaines dispositions du code de procédure pénale qui donnent des prérogatives exorbitantes au procureur de la République. Donc il doit y avoir toute une réforme profonde pour renforcer l’indépendance de la justice et assurer la liberté et les droits fondamentaux aux citoyens.



“Le Président de la République n’a qu’un rôle assez symbolique au sein du Conseil supérieur de la Magistrature”



Parmi ces réformes, on pense que le président de la République ne doit plus siéger au sein du Conseil supérieur de la magistrature ?

C’est symbolique. Beaucoup le demandent mais ne connaissent pas le fonctionnement du Conseil Supérieur de la magistrature. Ils ne connaissent pas le rôle que le Président de la République y joue. En tant qu’ancien membre du Conseil Supérieur de la magistrature, je peux vous dire que le Président de la République n’a qu’un rôle assez symbolique. Le rôle le plus important dans la nomination des magistrats, celui qui propose, c’est le ministre de la Justice.



“Il faut ouvrir le Conseil supérieur de la Magistrature aux avocats, aux parlementaires, aux membres de la société civile”



Mais c’est le président qui nomme…

C’est le président qui nomme effectivement. Même s’il n’était pas membre du Conseil, les magistrats sont nommés par décret donc c’est le président. On rappelle toujours que la justice est rendue au nom du peuple. La composition du Conseil supérieur de la Magistrature doit refléter cette réalité-là. On ne doit pas être dans une logique selon moi d’exclusion mais dans une logique d’ouverture. Le Conseil supérieur de la Magistrature fonctionne actuellement avec comme membre, l’Exécutif, le président de la République, le ministre de la Justice et les magistrats. Il est admis partout ailleurs dans toutes grandes démocraties, une ouverture du Conseil supérieur de la magistrature avec de membres non-magistrats, de représentants du barreau, parfois ce sont des parlementaires, des représentants des organisations de la société civile, de telle sorte que le Conseil supérieur qui est chargé de la nomination, de l’affectation et de la discipline des magistrats puisse avoir une composition qui reflète le fait que la justice soit rendue au nom du peuple. Je veux dire que toutes les composantes du corps social doivent sentir qu’ils sont impliqués dans le fonctionnement de la justice et qu'ils sont impliqués dans une instance aussi importante que le Conseil supérieur de la magistrature qui garantit l’indépendance de la justice. Personnellement je n’ai jamais été d’accord pour que le Président de la République, qui, au regard de la Constitution est le garant du fonctionnement régulier des institutions, soit absent dans un organe aussi important. Mais sa présence doit rester symbolique. On doit en revanche instituer des procédures démocratiques et transparentes pour que le choix des magistrats puisse répondre à trois impératifs. D’une part, il faut que les magistrats choisis soient compétents parce que la magistrature c’est d’abord la connaissance de la loi. Deuxièmement, que le magistrat choisi soit d’une probité morale indiscutable. Et enfin, c’est un élément extrêmement important dans le corps c’est l’ancienneté. Ces trois critères doivent être les éléments les plus importants dans le choix des magistrats. On doit instituer une procédure d’appel à candidature de telle sorte que pour le choix d’un poste important, que les magistrats puissent compétir et à l'issue de cette compétition démocratique et transparente, que l’on choisisse le magistrat qui a les meilleurs critères pour occuper un poste.  J’avais fait un article en 2015 quand j’étais encore magistrat sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, et là-dessus j’avais évoqué le cas des enseignants. On entend nulle part des contestations dans l’affectation des enseignants parce qu’après les états généraux sur l’éducation nationale, il a été institué une procédure démocratique et transparente de telle sorte que toutes les nominations sont devenues incontestables. Je pense qu’on peut s’inspirer de ce modèle et tout faire pour que la magistrature puisse avoir des procédures avec des critères objectifs dans le choix des magistrats.  





Faudrait-il aussi faire de même pour les membres du Conseil Constitutionnel ?

Bien sûr. Dans les propositions que j’ai faites récemment à l’égard des candidats de l’opposition pour une réforme de la justice, j’avais proposé que le président n’ait pas l’exclusivité des choix dans la nomination. Qu’il ne puisse pas nommer tous les membres. Il y a eu une réforme récemment. Sur sept, les deux sont nommés par le président sur proposition du président de l’Assemblée nationale. Mais c’est le président qui nomme toujours les sept au final. Il faudrait essayer de diversifier les autorités de nomination. Le président peut continuer à désigner un ou deux membres au maximum sur les sept. Le parlement doit désigner un membre mais que la personne choisie ait des compétences en matière constitutionnel. Qu’il soit avocat ou professeur de droit. La société civile aussi peut désigner quelqu’un qui a aussi des compétences en matière judiciaires. Le conseil supérieur de la magistrature peut aussi désigner un à deux magistrats. Je pense qu’avec cette diversité dans la désignation par rapport aux autorités qui procèdent au choix des magistrats du Conseil Constitutionnel, cela va renforcer leur crédibilité ; leur indépendance de telle sorte que cette instance pourra continuer de jouer comme il l’a fait récemment un rôle important dans l’accomplissement de notre démocratie.  

"Les avocats ne sont présents que dans 11 départements sur les 46"

Autre souci toujours avec la justice, le surpeuplement dans les prisons. Que faut-il faire pour y remédier ?

Avant d’en arriver là, j’aimerai évoquer un point qui me semble extrêmement important qu’on occulte souvent. C’est la rareté des avocats. C’est la non-présence des avocats à l'intérieur du pays. Ce sont les avocats qui sont chargés d’assurer ou de garantir la protection des droits des citoyens, par leur présence dès les premières heures de la garde à vue notamment. Il y a eu des réformes en 2016 qui font que l’avocat peut être présent dès la première heure de la garde à vue. Mais qu’est-ce qu’on constate ? Ces garantis ne sont offertes qu’au personnes qui sont dans les grandes villes, à certains délinquants à col blanc, a ceux qui en ont les moyens. Mais si la personne mise en cause est à Matam, à Bignona, à Oussouye, à Ranérou Ferlo, elle risque d’avoir des difficultés parce qu'à 200m2, il n’aura pas d’avocats. Chaque département est du ressort d’un tribunal d’instance. Les avocats ne sont présents que dans 11 départements sur les 46 départements que compte le Sénégal. Ce qui est extrêmement grave. Ce n’est même pas le tiers, à peine le quart. Il y a des jeunes maîtrisards qui sont là. Il y a des juristes internes dans les cabinets d’avocats. Il faudra tout faire pour qu’il y ait un recrutement. J’avais proposé un recrutement exceptionnel de 300 magistrats sur 5 ans afin que les avocats soient présents partout et que les droits des citoyens soient garantis, soient protégés partout dans le pays.

“Une personne qui a eu maille à partir avec la justice, qui a eu à violer la loi, doit être préparée à revenir dans la société, à se resocialiser. Là-dessus il n’y a aucun travail qui a été fait”



Pour en revenir à la surpopulation carcérale ?

Je pense qu’il faut d'abord procéder à la construction, à l'équipement des établissements pénitentiaires. En outre, il faut recruter suffisamment d’agents pénitentiaires, des fonctionnaires de l’administration pénitentiaires, des assistants sociaux qui doivent aussi être présents dans les établissements pénitentiaires. Mais aussi et surtout les former dans la protection des droits, dans l’encadrement et dans la resocialisation des détenus. Une personne qui a eu maille à partir avec la justice, qui a eu à violer la loi, doit être préparée à revenir dans la société, à se resocialiser. Là-dessus il n’y a aucun travail qui a été fait. Je pense qu'un recrutement, une formation adéquate des agents de l’administration pénitentiaire, des assistants sociaux et leur formation à la resocialisation des condamnés seraient une excellente chose pour que la prison ne soit plus simplement un lieu de privation de liberté et de punition mais un lieu ou les personnes qui ont fait des erreurs puissent être préparées à revenir dans la société.

Seriez-vous prêt à collaborer avec le régime actuel ?

(Rires) Je suis un sénégalais. Ce qui nous importe c’est l’intérêt du pays, que des réformes profondes soient apportées dans la justice. Nous avions démissionné en laissant une profession que nous aimons au-delà de toutes les autres pour un idéal. Cet idéal-là, c’est la justice. C’est l’indépendance de la justice. Nous avons aussi un parcours qui nous a permis aussi bien dans la magistrature, dans le greffe et actuellement dans l’avocature, de connaître les enjeux et les difficultés mais aussi les solutions qu’on doit préconiser pour réformer la justice. Si on nous appelait pour l’intérêt du pays, on ne pourrait pas se dérober.


32 Commentaires

  1. Auteur

    En Avril, 2024 (10:43 AM)
    Riche entretien avec un homme qui s'y connaît. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (12:42 PM)
      Il a une vraie vision de l'indépendance de la justice. Pas certain que cette indépendance soit réllement possible du fait des politiques qui s'appliquent à la réduire. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (17:21 PM)
      Le meilleur profil pour remettre le Sénégal sur les rails mais dommage que les Sénégalais aiment les manipulateurs menteurs arrogants et vulgaires. Merci Juge DEME 
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (20:18 PM)
      Ce qui est malheureux, ce sont certains commentaires de personnes qui semblent n'avoir rien compris aux propos du juge Deme.  C'est triste, Macky a abruti presque tous ceux qui l'ont suivi dans son sanglant délire. Ils ne comprennent plus rien que leurs passions pécuniaires, partisanes, ethniques. Ca fait mal à voir.  Macky nous a laissé avec beaucoup de compatriotes qu'il nous faut avec amour soigner et sauver de la bêtise systémique de BBY.Diomaye devrait recruter beaucoup de psychiatres.
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (23:54 PM)
      Juge Deme reste une force de proposition sereine et féconde. Il a beaucoup d'avenir dans la nouvelle configuration politique. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (00:16 AM)
      Je suis d'accord avec lui sur beaucoup de points. Sauf la présence du président de la république au CSM. Il faut vraiment des symboles forts de rupture. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (14:02 PM)
      Voilà un vrai patriote pas comme les autres. Lui ne fait pas dans la langue de bois pour être élu ou avoir un poste ministériel. Éthique Rek avec ETIC. Merci juge DEME 
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  2. Auteur

    En Avril, 2024 (10:47 AM)
    J'étais pour la non présence du président au conseil supérieur de la magistrature, mais ses arguments pour que le président reste et qu'il y est ouverture à d'autres personnalités sont pertinents.
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    Auteur

    En Avril, 2024 (10:51 AM)
    Son statut de magistrat le suit toujours. J'aime beaucoup son objectivité, mais ça ne marche malheureusement pas en politique. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (23:59 PM)
      Trop prudent et très honnête pour percer en politique au Senegal. Il faut parfois faire preuve d'opportunisme ou d'intelligence politique pour réussir en politique. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (10:54 AM)
    Laissez Le Président travailler pour un Sénégal meilleur 

    gueules puantes 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (11:11 AM)
      Bayilen président mou liguey. C'était ce qu'on entendait au début du règne de Wade et on sait comment ça s'est terminé. Le pays nous appartient tous, il y'aura toujours un pouvoir et une opposition. L'essentiel est que ça se fasse dans l'intérêt du pays. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (11:05 AM)
    Je suis d'accord avec le recrutement des avocats. Il n'y a pas suffisamment d'avocats dans certaines régions. 
    Auteur

    En Avril, 2024 (11:22 AM)
    Damako yeureum bilahi. Un homme compétent, courageux, toujours objectif et correct. On ne pouvait pas avoir un meilleur profil pour le ministère de la justice. Juge Deme sénégalais bouguoul kou bakh. Cheikh Anta Diop et Mamadou Dia sont célébrés après leur mort. Ils avaient toujours 1 ou 2 % loin derrière Abdoulaye Wade. C'est maintenant qu'on les offre en modèle. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (00:31 AM)
      C'est malheureusement la triste réalité. Avec Maître Mame Adama Guéye, il avait un excellent profil et une démarche intéressante mais les sénégalais ne sont intéressés que par des menteurs et manipulateurs. Dommage. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (11:54 AM)
    Des avocats partout dans le pays. Il le faut. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (12:05 PM)
    Pertinentes propositions
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    Auteur

    En Avril, 2024 (12:19 PM)
    Il aurait été un excellent ministre de la justice 
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (12:31 PM)
      Oui il aurait été un excellent ministre de la justice. Mais le nommer ministre de la justice c'est de tirer une balle dans le pied. Il est trop honnête et trop indépendant 
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    Auteur

    Fallou Diémé

    En Avril, 2024 (12:20 PM)
    Malheureusement ils pensent que l'histoire du Senegal a démarré en 2000. Les opposants ont été tellement persécutés sous les régimes socialistes de Senghor et Diouf à travers une instrumentalisation de la justice.
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    Auteur

    Nianthio

    En Avril, 2024 (12:56 PM)
    La VAR ,la VAR,la VAR!!! Tut est là. 

    Ils ont été choisis par rapport à ce qu'ils disaient. Qu'ils appliquent, c tout.

    A part M. Faye qui n'est plus sur mon viseur,tout est dans mon laptop.
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    Auteur

    En Avril, 2024 (12:58 PM)
    Ce sont là d'excellentes propositions 
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    Auteur

    Galo Sene

    En Avril, 2024 (13:23 PM)
    Tout ce qu'il a réussi c'est d'avoir attiré l'attention sur lui-même en démissionnant, à dessein, avec grand bruit du CSM puis de la magistrature et en insultant tout ce corps, dans le but de créer le buzz autour de sa personne pour préparer son entrée en politique au moment où les magistrats conscients de leur mission luttaient pour leur indépendance. Des magistrats ont démissionné avant et après lui dans le crier sur tous les toits. Qu'a t-il fait de significatif étant en fonction. Est-il plus honnête et courageux qu'un Ousmane Diagne, Sabassy Faye ou juge Thione qui sont restés comme tous les magistrats déterminés à faire jouer à l'institution son rôle ? Non bien sûr, il a préféré partir...
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (13:46 PM)
      Son départ de la justice a, en tout cas, permis de fixer les projecteurs sur la justice. Il fallait un geste fort, il s'est sacrifié et l'a fait. Je ne vois pas le mal. Le seul reproche que je lui fait c'est son refus d'adhérer au projet Pastef 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (14:07 PM)
      Le Procureur Deme a été un fervent défenseur de l'indépendance de la justice pendant toute sa carrière. Avec le juge Alioune Niane, il a été constant dans ce combat. Sa démission n'a pas surpris ses collègues car c'était dans la logique de son combat. Je le suis en tant qu'ancien collègue mais il honore son passé de magistrat par son objectivité et son sens de la mesure. Je le félicite pour sa posture. 
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    Auteur

    Abou

    En Avril, 2024 (13:44 PM)
    Il a parfaitement raison et d'ailleurs les dirigeants de l'actuel pouvoir dénoncaient l'excès de pouvoir du président de la République. 

    Le sujet est occultédans les premiers discours des anciens opposants, de même que la caisse noire du président.

    Mais les sénégalais ne sont pas amnésiques. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (15:33 PM)
      Oui, ils n'ont pas parlé de la suppression des fonds politiques et de la réduction du train de vie de l'Etat. D'ailleurs ils commencent bien avec leurs incessantes réunions dans les grands hôtels. Attention ! 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (13:53 PM)
    N'était-il passe le meilleur profil pour le ministère de la justice ?
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    Auteur

    En Avril, 2024 (15:51 PM)
    Ce que vous ne savez , c'est qu'il n'y a plus malhonnête qu'un avocat , surtout quand il défend son client. Ces juristes ne m'inspirent pas confiance.
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    Auteur

    En Avril, 2024 (17:16 PM)
    Bonne analyse des maux et remèdes de la justice. 
    Auteur

    Shhh

    En Avril, 2024 (18:00 PM)
    Par manque d'intelligence politique le voilà sur le sideline alors qu'il aurait pu participer au changement en joignant Ousmane Sonko et le pastef. Sonko mayou Yalla la am c'est un leader il n y a rien de rabaissant à le suivre, avec le recul même les erreurs qu'il a commis ont bénéficié au projet pastef.Beaucoup d'hommes politiques de sa génération vont enterrer leurs carrières politiques par orgueil. 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (20:19 PM)
      Yow yay Yalla. Il fait un parcours sans faute. Il est jeune et plein de promesses pour l'avenir. Jugé Deme, ne change pas, figua diap fofou la. Reste constant, l'avenir sera pour toi. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (18:40 PM)
    Ce qui est sûr, il sera un acteur pour es concertations sur les vrai défis à relever pour notre Dame justice. Le nouveau président le sait pertinement
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    Auteur

    Baye Fall Bi

    En Avril, 2024 (20:00 PM)
    On parle de cours constitutionnel tu es trop en retard tu nous parle conseil on est dans la logique d'un cours constitutionnelle merci docteur ibra nadio 
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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (20:23 PM)
      Cour constitutionnelle ou conseil constitutionnel, la dénomination importe peu. Ses propositions sont pertinentes. Maintenant, avec la nouvelle alternance la parole doit être remise aux experts. Les amateurs shut. 
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    Auteur

    Sénégalais Lambda

    En Avril, 2024 (20:27 PM)
    T'as pas eu le courage de faire front dans la lutte contre l'injustice. Ta démission a servi finalement à quoi? Et tu attends maintenant pour te prépositionner
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2024 (20:46 PM)
      Comment peux-tu dire qu'une personne qui a démissionné pour dénoncer l'instrumentalisation de la justice n'est pas courageuse. C'est grave que vous ne mesurez l'engagement de quelqu'un qu'avec son compagnonnage avec Sonko ou non. Félicitations juge Deme. Tu es un digne fils du pays. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (21:41 PM)
    Tout ce que je sais il y a des magistrats corrompu qui gangrènent la magistrature.  Pas tous eux même ils se connaissent entre eux . On doit les démasquer..
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    Auteur

    En Avril, 2024 (00:02 AM)
    Tu devais rejoindre depuis longtemps le train du changement. Tu es une valeur sûre, mais il fallait suivre la locomotive Sonko. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (00:06 AM)
    Oui, il devait soutenir Sonko et faire partie de la coalition Diomaye. Mais il a choisi d'être un opposant modéré face à un régime dictatorial. Mais il est un vrai patriote. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (00:09 AM)
    Moi, j'ai beaucoup d'estime pour lui car il ne semble pas faire de l'opportunisme politique. Son heure viendra sûrement car il incarne tout ce que nous recherchons en politique : courageux, véridique et très correct. 
    Auteur

    En Avril, 2024 (00:19 AM)
    Une fierté de notre quartier Diakhao à Thiès. Merci Ibrahima Deme. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (00:27 AM)
    Monsieur Deme, je vous respecte beaucoup mais le president ne doit plus siéger au Conseil Supérieur de la magistrature. C'est un engagement contenu dans le programme de l'actuel président et de beaucoup d'autres candidats. C'est une demande sociale. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (00:33 AM)
    Juge Deme, de mal CPI mo gueune thi yow. Fi Sonko rek. 
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    Auteur

    En Avril, 2024 (02:56 AM)
    former les agents pénitentiaires dans la protection des droits, dans l’encadrement et dans la resocialisation des détenus. Très important. 
    Auteur

    En Avril, 2024 (07:44 AM)
    Voilà quelqu'un qui connaît la justice dans ses dimensions les plus microscopiques et dans ses dimensions les plus microscopiques. Les juges doivent se départir du diktat des hommes politiques qui ne font que les utiliser. Les juges qui avaient emprisonné Sonko, Diomaye et consorts doivent avoir la honte de leur vie. Pendant que leur ancien patron se la coule douce à la Macque, leurs anciennes victimes sont devenus respectivement Président de la République et Premier ministre. Dieu est le meilleur des juges !
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    Auteur

    Observateur

    En Avril, 2024 (11:51 AM)
    Ces monsieurs de AAR sénégal sont de grands orgueilleux  , Abdourahman DIOUF fait l'exception.

    j'espère qu'il a au moins félicité le PR, il ne le prononce aucunement lors de cet entretien.
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    Auteur

    En Avril, 2024 (02:41 AM)
    Intéressant.
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