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Politique

Ter, Présidentielle, Fonds politiques : Dr Sall du Mrds tire sur le régime

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Dr Mouhamed Sall du Mrds tire sur le régime

«Interdire les fonds politiques au niveau des mairies et de la présidence», pour éviter une nouvelle affaire Khalifa Sall. C’est ce que souhaite le secrétaire général national du Mouvement pour la réforme et le développement social (Mrds), Dr Mouhamed Sall. Enseignant à l’université de Bambey, il a enfilé sa casquette d’intellectuel pour mettre le doigt sur les freins au développement d’un pays comme le Sénégal, devancé par le Rwanda qui sort d’un génocide après 25 ans seulement. Dr Sall qui animait une conférence samedi à Thiès, en marge de la célébration différée du 8 mars par les femmes du Mrds, a analysé des dernières actualités au Sénégal, de l’emprisonnement de Khalifa Sall aux propos du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, la présidentielle de 2019, sans occulter la paralysie du système éducatif de ces derniers jours et ses conséquences sur la formation des élites. Seneweb vous livre l’essentiel de ses propos.

La présidence, «un guichet automatique»

C’est inacceptable pour un pays aussi pauvre que le nôtre, qu’on prenne les deniers publics, qu’on les distribue à sa guise sans aucune raison, sinon pour des raisons politiciennes. Aussi bien on doit l’interdire au niveau des mairies, mais également au niveau de la présidence de la République. Au nom de quoi monsieur le président de la République se donne-t-il le droit de prendre l’argent du contribuable, d’appeler des gens au niveau de la présidence et d’en faire pratiquement un guichet automatique ? C’est inacceptable ! Dans ce pays, à cause de la politique politicienne, a fait de sorte que les gens ne s’éternisent pas à l’esprit des textes…

Ce qui les intéresse, c’est comment faire pour rester au pouvoir, et pour cela on est prêt à tout. Même les projets mis en place sont faits en fonction des résultats que cela peut donner par rapport à une échéance et non pas par rapport aux priorités du pays. C’est une catastrophe. Un pays pauvre comme le nôtre, le minimum qu’on a doit être géré en fonction des priorités et non pas en calculs en politiciens.

Daouda Diallo préféré à Aly Ngouille Ndiaye mouillé dans l’affaire Petro-tim

Si je devais choisir entre Aly Ngoulle Ndiaye et Abdoulaye Daouda Diallo, j’aurais choisi Abdoulaye Daouda Diallo. Aly Ngouille Ndiaye, par rapport au pétrole dont on parle, a joué un rôle grave. Le président a dû attribuer ces marchés à Frank Timis sur une base illégale. C’est connu. Et Aly Ngouille Ndiaye est au cœur de cette affaire. Il a intérêt que lui et le président ne perdent pas le pouvoir. Parce qu’il est mouillé dans cette affaire. Il n’a aucun intérêt à ce que son patron perde le pouvoir. Lui confier le ministère de l’intérieur est extrêmement grave. Les gouverneurs et préfets n’oseront pas le défier pour lui dire la vérité. Si Macky Sall veut un jeu clair, il n’a qu’à mettre quelqu’un de neutre qui dira la vérité des urnes.

Le système éducatif est malade et les fruits ne seront pas  la hauteur

Le système éducatif est appelé à former les gens, à leur donner un profil adéquat pour assumer des responsabilités. Mais jouer leur rôle également dans cette perspective de développement. Si le système est malade, cela veut dire que les fruits de ce système ne seront pas à la hauteur. Et malheureusement depuis plus d’une décennie, le système est instable... Le niveau de nos élèves même de nos étudiants est tellement dégradé que ce n’est pas avec ces acteurs-là qu’il faut compter pour faire du sérieux. La contradiction est de vouloir mener le Sénégal à l’émergence et de négliger le système qui doit porter cette émergence. Nous appelons les autorités à plus de conscience.

Un train express régional (Ter) construit, exploité et entretenu par des Français

Le président s’est engagé dans des projets faramineux qui ne sont d’aucune (priorité) pour le pays. Au moment où la prise en charge de l’école est laissée de côté. C’est une question de vision et de hauteur. Parce qu’il doit présenter un bilan en 2019, il lui faut mettre en place des projets, qui pour l’essentiel sont confiés à des étrangers. C’est le cas du Ter : tout le monde est d’accord que ça coutera pas plus de 1000 milliards. Il est construit par des Français, il va être exploité par des Français et entretenu par des Français. Finalement dans notre propre pays, nous ne serons que des employés. Dans ces conditions- là, un taux de croissance de 7, de 8 ou 10% ne veut rien dire. Parce que l’essentiel des bénéfices de ces productions ira à l’étranger. C’est un développement extraverti. Nous devons absolument renforcer la capacité de nos entrepreneurs internes, qu’ils gagnent une bonne part de marché chez nous, qu’on en fait des champions à l’extérieur et dans la sous-région comme le font le Maroc et d’autres pays.

Participation du Mrds à la présidentielle de 2019

Nous voulons que ce pays change. Nous verrons parmi les acteurs politiques avec qui nous pourrons discuter et aller ensemble à ces élections.

Recueillis et rassemblées par Momar Mbaye



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