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Abdoul Aziz Mbacké Majalis, Chercheur sur l’ Islam : « L’ Etat a commis une grave erreur d’approche dans le problème des daaras»

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Abdoul Aziz Mbacké Majalis, Chercheur sur l’ Islam : « L’ Etat a commis une grave erreur d’approche dans le problème des daaras»

Le chercheur sur l’islam Abdoul Aziz Mbacké Majalis revient sur l’interdiction de la mendicité annoncée par le gouvernement du Sénégal. Dans un entretien à Seneweb News où il aborde les atouts et faiblesses de l’enseignement religieux au Sénégal, le chercheur admet que l’Etat du Sénégal « a commis une erreur d’approche dans le problème des daaras ». Entretien (1ère partie)


SENEWEB : Comment avez-vous vécu l’incendie qui a coûté la vie à 9 enfants à la Médina ?

 

A. AZIZ MBACKE : Comme presque tous les Sénégalais. Avec tristesse et désolation. La mort dans des circonstances aussi terribles d’êtres humains, à fortiori de jeunes enfants innocents, ne peut qu’interpeller nos consciences. Surtout en imaginant, en tant que parents, qu’une pareille chose puisse arriver à nos enfants, délaissés dans les rues, sans aucune instruction ou assistance sérieuse de la société et de l’Etat durant leur courte vie. Mais dommage que chez nous l’on ne songe à poser les vraies problématiques qu’en situation de catastrophe. Et qu’une fois que l’émotion publique médiatisée aura retombé, on se retrouve presque toujours au point de départ, jusqu’au prochain désastre. Faute d’avoir pris assez de recul pour les aborder sérieusement et profondément, sans céder à l’immédiateté et à la tyrannie de l’événementiel…

 

Quelles appréciations Touba fait-elle de ce drame ? Avez-vous eu la réaction du Khalife ou de son entourage ?

 

Serigne Sidy Mukhtar, comme tous les autres guides religieux du pays, de même que tous les musulmans sincères, ne peut que compatir à la douleur de toute la nation et prier pour qu’un tel drame ne se reproduise plus. Sachant surtout, qu’en tant que chef d’une communauté qui a toujours élevé l’éducation au rang de sacerdoce, il se préoccupe de toutes les questions y afférent et, de façon plus générale, de toutes celles qui intéressent le progrès de l’Islam et de notre nation.

Cependant, à Touba comme dans beaucoup de foyers religieux du pays et même ailleurs, l’impression de beaucoup d’entre nous est, qu’au-delà de la vraie problématique des conditions de vie des enfants de la rue (souvent victimes d’exploitation),  l’incendie de la Médina a été récupéré et fut le prétexte pour certains acteurs, surtout politiques, de dérouler un agenda préétabli. L’on en veut pour preuve la nature des réactions intempestives et médiatisées desdits acteurs, l’amalgame sciemment créé entre le non respect des normes d’habitation (véritablement à la base de l’ampleur prise par l’incendie) et la responsabilité des maîtres coraniques, la manière cavalière dont ce drame a été présentée à l’opinion sous l’angle presque exclusif des daaras etc. Une précipitation, fait plus grave, qui se retrouve même au sommet de l’Etat où la question de la mendicité infantile et des daaras informelles est une fois de plus abordée avec une hâte désopilante. Si l’on sait surtout la complexité de la question qui, au-delà de l’aspect purement pénal, comporte un grand nombre d’autres dimensions : sociologique, culturel, religieux, éducatif, historique etc. que l’Etat ne devrait normalement pas se permettre d’occulter, s’il aspire réellement résoudre ce problème dans le long terme…

 

Vous semblez perplexe sur l’efficacité de la mesure d’interdiction de la mendicité infantile…

 

Ce dont j’ai peur, avec la méthode expéditive et essentiellement pénale mise en œuvre, c’est que les fondements multiples et très profonds de ces phénomènes ne soient pas assez pris en compte. Au risque de créer un malentendu et même un certain rejet populaire des mesures étatiques par une bonne partie de la société, qui n’aurait pas été assez associée, il me semble, dans les processus de solutionnement mis en œuvre par l’Etat. D’où, malheureusement, un probable échec dans le long terme des mesures envisagées (comme ce fut le cas avec l’ancien régime) ou une « judiciarisation » excessive de cette question qui n’aboutirait, dans un pays comme le Sénégal, qu’à des amalgames préjudiciables à terme pour l’image de notre Etat (risquant de plus en plus d’être perçu comme un simple relai des lobbies opposés à l’Islam).

En effet, l’image assez négative que certaines franges de l’opinion, restées méfiantes et dubitatives, nourrissent envers le nouveau régime, surtout après le dérapage du candidat-président sur les marabouts « citoyens ordinaires », risque fort d’être confortée par cette sorte de mesures radicales et hâtives perçues dans l’imagerie populaire comme anti-islamiques. Car prises, à leur avis, pour satisfaire les désidératas et les pressions à peine voilées de nos bailleurs, hautement intéressés par cette question. En d’autres mots, pour satisfaire l’opinion publique internationale (ou laïciste de notre pays) au détriment de l’opinion du Sénégal profond.

Le pouvoir se doit ainsi, à notre avis, d’être plus perspicace, de préférer, dans la mesure du possible, le dialogue et le consensus aux discours va-t-en-guerre et jusqu’au-boutistes de ses faucons laïcards qui risquent bientôt de se heurter à la forte mobilisation d’acteurs religieux ou éducatifs dont le capital symbolique ne doit pas, à notre sens, être sous-estimé et reste de nature à accroitre la tension sociale, le cas échéant. Ce dont le régime actuel et notre pays n’a nullement besoin en ces temps. Au même titre d’ailleurs que son alliance politique inscrite dans une perspective électorale. C’est donc dire que, même si beaucoup d’entre nous sont globalement d’accord sur la nécessité de pallier au fléau des enfants de la rue et de la mendicité infantile, il n’en reste pas moins qu’il se pose actuellement, au niveau des pouvoirs publics, un réel problème d’approche et de méthode pour en venir définitivement à bout…

 

Pouvez-vous revenir sur la situation de l’enseignement religieux au Sénégal ? Quel est le rôle des daaras dans la recrudescence de la mendicité infantile au Sénégal ?

 

L’enseignement religieux a toujours été une aspiration profonde des Sénégalais. Je n’ai pas besoin ici de revenir sur l’ancienneté de l’Islam dans notre pays (où il a plus de mille ans d’histoire), ni sur l’importance qu’ont joué les « Serigne Fakk-taal » (marabouts enseignants) dans la propagation des principes et valeurs islamiques au sein du peuple. Démocratisant celles-ci des élites aristocratiques vers les masses populaires. Ces marabouts, à travers l’implantation de daaras à travers tout le pays, furent ainsi les artisans de l’assimilation en profondeur de l’Islam dans notre pays que James Searing appelle la « Révolution tranquille de l’Islam au Sénégal ».

Cette forme de daaras, en s’inspirant des principes de Tarbiya (éducation morale et spirituelle), surtout soufis, et des valeurs d’endurance, de stoïcisme, d’humilité et de solidarité africaines, intégrait depuis longtemps la mendicité des disciples dans son curriculum. Celle-ci faisant aussi bien partie des outils de formation que des méthodes d’autofinancement communautaire du système éducatif dans un contexte rural. Les rénovations majeures apportées au système d’enseignement traditionnel par Cheikh A. Bamba, Seydi El Hadj Malick et d’autres valeureux artisans du « Siècle Sénégalais des Lumières » revivifièrent fondamentalement cet enseignement religieux. Dans un contexte difficile de colonisation assimilatrice, où les daaras s’érigèrent en citadelles de nos valeurs socioreligieuses.

Cette œuvre fut poursuivie par leurs épigones, avec d’autres types de rénovations (Tajdîd) et de modernisations, où la mendicité était cette fois-ci exclue. Tel que démontré par le modèle de Khelcom de Serigne Saliou (qui, il faut le rappeler, prenait lui-même entièrement en charge les milliers de disciples y résidant), l’institution Al Azhar de Serigne Mourtada, les écoles franco-arabe de Serigne Cheikh Gaïndé Fatma, de Seyda Maryama Niasse, de Serigne Abass Sall etc. Il est, en ce sens, notoire que le problème de la mendicité infantile ne se soit jamais posé dans les mêmes termes qu’à Dakar dans une ville comme Touba, représentant pourtant la seconde agglomération semi-urbaine du pays… L’émergence des instituts franco-arabes, puis, plus récemment, des internats coraniques, s’inscrit dans cette dynamique d’adaptation constante de l’enseignement religieux dans un contexte urbain et moderne. Avec, cependant, toutes les limites imposées par le contexte de sous-développement de notre pays et d’insuffisance de moyens due en partie à la carence d’implication étatique.


Quelles sont les forces et les faiblesses de ce système d’enseignement religieux ?

 

Parmi les forces à relever, comme je l’ai dit tout à l’heure, ce système joua un rôle essentiel dans l’assimilation en profondeur de l’Islam dans notre pays. Il a ainsi permis de former des générations de citoyens éduqués aux valeurs positives de l’Islam qui ont joué un grand rôle dans l’édification de notre nation et de sa mémoire collective : El Hadj Oumar Tall, Cheikh A. Bamba, El Hadj Malick Sy, Bou Kounta, Cheikh Ibrahima Niasse, Seydina Limamoulaye, Cheikh Anta Diop etc.

Il est également connu que les principaux acteurs du secteur informel et beaucoup de Sénégalais de la diaspora (modou-modou) sont issus des daaras où ils ont acquis un certain esprit d’autodiscipline et d’adaptation aux dures conditions d’émigration. Si l’on sait le poids fondamental des activités du secteur informel et de la contribution des émigrés dans l’économie de notre pays, on peut mesurer le rôle qu’ont joué les daaras dans notre pays… Ce sont aussi les daaras qui ont façonné pour l’essentiel l’esprit d’abnégation, d’autorité et de patience des sénégalais. Esprit qui leur a permis jusqu’ici, malgré les graves crises politiques que notre pays eut à traverser, de surmonter celles-ci et de demeurer, malgré les insuffisances persistantes, l’un des pays les plus stables d’Afrique. Je n’ai pas besoin ici, pour terminer, de parler des autres avantages spirituels que l’apprentissage et la lecture fréquente du Coran, la Parole du Seigneur Tout-Puissant, peut générer en termes de baraka et de Miséricorde divine pour les croyants…

Pour ce qui est des insuffisances de ce système, elles tiennent pour l’essentiel des pesanteurs sociales et de l’inorganisation du secteur, dû à son caractère informel et à l’insuffisance d’implication des pouvoirs publics. En effet, nos sociétés africaines éprouvent souvent de réels problèmes d’adaptation et d’évolution des schémas traditionnels dans un contexte différent. Dans le cas d’espèce, beaucoup de Sénégalais (restés globalement conservateurs) éprouvent un grand mal à dissocier, dans le fonctionnement des daaras, la forme et le fond, l’essentiel et l’accessoire. Au point de ne pouvoir dissocier leur conception des daaras des conditions de vie difficiles les caractérisant dans le passé (dont la mendicité) et qui pourtant ne tenaient pour l’essentiel qu’au contexte rural et historique du Sénégal d’alors. Cette difficulté étant aggravée par notre conception traditionnelle de l’éducation qui veut que l’enfant soit très tôt soumis aux tracas de la vie pour s’endurcir, rester humble et pouvoir s’adapter à toutes les situations. Comme le démontrent, par ailleurs, la tradition des spartiates rites d’initiation en Afrique, même dans les sociétés restées animistes (lors de la circoncision, la formation dans le bois sacré etc.)

Un autre obstacle auquel l’enseignement religieux fait face est son caractère demeuré globalement informel. Ainsi les daaras et écoles religieuses sont-elles en général le fruit d’initiatives privées, financées essentiellement sur fonds propres par des guides religieux, des mécènes, des bonnes volontés etc. Malheureusement pour les daaras, les ressources dont disposent nos communautés religieuses ne sont pas souvent réinvesties en priorité dans l’enseignement auquel beaucoup de leaders religieux préfèrent d’autres types d’intérêts ou d’activités moins essentiels. Les daaras qui ne bénéficient pas de ce genre de ressources comptent, ou bien sur la modeste contribution des parents, ou sur la mendicité des enfants pour subvenir aux besoins alimentaires de ceux-ci. Ouvrant de facto la porte à toutes les dérives en la matière, surtout dans le contexte urbain ou semi urbain du Sénégal moderne, dont les réalités s’opposent à l’esprit de la mendicité socioéducative rurale. Car, comme cela se passe dans tous les domaines, à coté des daaras où cette mendicité pallie effectivement l’absence de prise en charge, certains individus, profitant de cette pratique, usurpent indument la fonction de maître coranique, pour exploiter impunément de jeunes enfants qui, non seulement n’apprennent rien dans ces soi-disant « daaras », mais sont exposés à tous les maux de la ville : insalubrité, maladies, crimes, accidents, pédophilie etc.

Ce qui signifie donc, en un sens, que cette situation n’est le plus souvent pas imputable à l’enseignement religieux en tant que tel, mais est plutôt le corollaire de l’absence de prise en charge sociale et la précarité des populations défavorisées qui utilisent le prétexte des daaras pour se décharger de l’entretien de leur progéniture ou, s’agissant des maitres véreux, pour vivre de l’exploitation de jeunes enfants. C’est donc le lieu de dénoncer aussi bien l’irresponsabilité notoire de certains parents qui, en confiant leurs enfants au premier venu, ne s’enquièrent pendant des années ni de leur niveau d’apprentissage ni de leurs conditions de vie, mais également la déficience de notre République qui, sans jamais leur avoir servi de carotte ne sait apparemment qu’user du bâton contre les daaras…

(suite de l’interview, voir deuxième partie)

Recueillis par seneweb News


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24 Commentaires

  1. Auteur

    Dxb

    En Mars, 2013 (13:16 PM)
    On vous respecte beacoup Mr Mbacke, mais de la maniere dont les daara fonctionnent ,mieux vaut les eliminer et trouver des solutions plus pertinentes.



    Jai des copains qui ont frequenté Fass Touré et Kokki mais kou gueneu saay saay sa morom nganima kii leu.

    Beug djiguené, manque de qualification, tous veulent etre commercant ou partir en Italie Ou Espagne.
  2. Auteur

    Anita

    En Mars, 2013 (13:21 PM)
    si cette mesure derrange les marabouts c'est justements parce que la mendicité est une source de revenu pour ces derniers. apprendre le coran se n'est pas forcément mendier. au contraire la mendicité est un frein à l'apprentissage des enfants. l'erreur de tous les gouvernants sénégalais c'est d'avoir eu peur des religieux. un président doit etre laique
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    Auteur

    Finess

    En Mars, 2013 (13:26 PM)
    fermez les daaras, ce n est que de l esclavage que les enfants subissent
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    Auteur

    Jac

    En Mars, 2013 (13:27 PM)
    Je me demande quel type de chercheur vous faites car vous refusez de voir que les maîtres coraniques pur la plupart ne peuvent être qualifiés de professionnelle sur aucune base. Ces talibés que vous faites mendier aujourd'hui son les maîtres de demain. Vous imputez la responsabilité aux parents et à l'état. On ne peut pas financer un système dont les acteurs sont recrutés sur la base de quelque récita. Je me demande si vos progénitures sont dans ses daaras.
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    Auteur

    Atention

    En Mars, 2013 (13:27 PM)
    Chers compatriotes, je voudrais attirés votre attention sur ce fait. Nous n'avons pas d'industrie d'armement à entretenir et des fonctionnaires dans ce domaine à payer. S'il y a des Pays qui ont intéret à ce qu'il y ait des guerres pour vendre leurs armes, c'est leur probleme. Toutefois, il ne faut pas préter le flanc à nous utiliser ou encore à user de nos failles pour nous destabiliser. Il ya des lobbies qui travaillent dur pour semer le desordre dans nos Pays. Un Pays doit defendre son territoire, son economie et sauvegarder ses coutumes et traditions et enfin s’agripper à ses bases religieuses et morales. C'est à ses bases qui sont entrain de s'en prendre. Une fois que nous n'aurons plus de reference morale et religieuse s'en est fini pour nous. Ils ont leur agenda et le suivent à la lettre: Excision, mendicité, légalisation de la prostitution et de l'homosexualité, controle des daara à commencer par leur diabolisation. Dans ce pays, Musulmans et Chretiens ont toujours cohabité sous le meme toit. On ne se tolère pas, on s'accepte et on se respecte. Une société basée sur des valeurs religieuses est plus sur qu'une société basée sur le modèle de ceux qui ne se marient plus et légalisent l'homosexualité chez eux en faisant fi de la position du Vatican et pourtant ils se disent de tradition judéo-chrétienne. Ce sont des imposteurs. Ils ne sont ni Chrétiens ni croyants ce sont plutot des franc-macons. Faisons attention dans nos débats et les décisions que l'on prend. Il ne faut pas se dire je defends mes interets, s'il vous plait defendons ce Pays d'abord des demons de la division. Soyons responsables et prudents. Quand la mendicite, elle n'est nullement recommandé par l'Islam. Toutefois, elle est liée à une situation culturelle et politique. Vous savez bien que plus de 90% des Senegalais sont des Musulmans et souhaiteraient que leurs progenitures apprennent le Coran. Mais, nous sommes dans un Pays pauvres à plus de 70% de la population cherche tous les jours de quoi se nourrir. L'Etat doit accompagner, structurer et subventionner les Daara. Les enfants des daara sont aussi des Senegalais qui ont droit à l'éducation et à un lendemain meilleur. Des mesures aussi serieuses doivent au moins faire l'objet d'une large concertation inclusive. Faisons attention...faisons attention...ne brulons pas notre pays...
    Auteur

    Folklore

    En Mars, 2013 (13:28 PM)
    La chose la plus simple est dire à tous les Sénégalais d'apporter leurs aumônes directement dans les daraas pour éviter que les jeunes talibés aillent à leur quête dans les ruelles du pays souvent à des heures tardives.

    C'est aussi un bon moyen de fixer sur place leurs marabouts enseignants qui le plus souvent font aussi du business en ces temps difficiles.

    Il faut lancer une opération de la sorte:" Daraa thi daraa djeu" qui va obliger tous les donateurs à se déplacer dans les daraas pour aider ces jeunes souvent loin de leurs parents et qui ont besoin de beaucoup d'amour. A un tel rythme, on pourra même inclure dans leur formation coranique, une formation en Français et une éducation sportive. Les talibés auront le temps d'apprendre et d'assurer les activités annexes dans des conditions saines (travail et repos adéquats)
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    Auteur

    Téki

    En Mars, 2013 (13:35 PM)
    Salut les amis je suis porteur d'un projet avec un concept mobile et je cherche des partenaires avec une expérience dans la rédaction et le développement de projet c'est un projet assez rentable avec un concept unique au Sénégal qui ne nécessite pas de moyen financier mais une bonne plan d'action pour s'imposer... rejoignez moi a [email protected]
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    Auteur

    Fanta

    En Mars, 2013 (13:36 PM)
    100% d'accord !
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    Auteur

    Quesnel

    En Mars, 2013 (14:05 PM)
    "Il a ainsi permis de former des générations de citoyens éduqués aux valeurs positives de l’Islam qui ont joué un grand rôle dans l’édification de notre nation et de sa mémoire collective : El Hadj Oumar Tall, Cheikh A. Bamba, El Hadj Malick Sy, Bou Kounta, Cheikh Ibrahima Niasse, Seydina Limamoulaye "





    Ce que vous venez de dire est totalement inexact. Ces personnes que vous citez n'ont eu aucun rôle dans l'édification de notre nation.



    Arrêter cette imposture qui consiste de vouloir réécrire l'histoire de ce pays.

    Auteur

    Logique

    En Mars, 2013 (14:12 PM)
    ne compliquer pas la vie, apprenre et mendier sont totalement differents.

    l'enfant est le socle du developpement,les exploiter est une ruine dans tous les plans.
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    Auteur

    L Ami De Mame Balla De Bamako

    En Mars, 2013 (14:23 PM)
    c'est très pertinent d aborder le sujet en ce sens.Ce qui reste incompréhensible c'est les dérives.En Gambie par exemple tu peux circuler toute la journée sans voir un mendiant dans la rue .Mieux tous les mendiant sont dans les lieux de culte et toute la population connait l'endroit pour donner l 'aumône.

    Aujourd’hui il suffit que Yaya sort a la télé et donne des ordre demain tout le monde se soumet et au bout d'un temps on évalue.Alors qu'au Sénégal avant l application de toute instruction les critiques commencent et font le procès soit politique soit social soit culturel avant application.

    Nous sommes victime d'une démocratie mal comprise et mal adaptée a nos réalité.Le pays comporte des intérêts divers et parfois non avoues d’où l hypocrisie de tout un peuple.

    Chez yaya le dernier samedi de chaque mois tout le monde ferme son activité et on nettoie la ville ,personne n ose circuler sans port de ceinture de sécurité,personne n'ose barrer la route pour quelque raison que ce soit au finish un État a besoin du bâton et de la carotte pour gérer la cité.
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    Auteur

    Mounass

    En Mars, 2013 (14:44 PM)
    je pense k le premier ministre en tan k musulman ne va jamais s'opposer a lenseignem du coran encore moins o daaras; k kan il parle de fermeture de daara c par rapport a ces soi disan marabouts k ne cesse dexploiter les enfants. kan un enfant est envoyé o daara c pour apprendre a mieu connaitre et mieux pratiké sa religion. connaissez vous le nombre d'enfant talibé ki meurent chak jour dan des accident, le nombre de talibés violé dautres son mm obligé de volé pour donné o marabou la somme demandée; mani n'encopurageons pas ces pratik
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    Auteur

    Moussé Diagne

    En Mars, 2013 (14:46 PM)
    Macha Allah. Majalis tu as tout dit. Que l'Etat étudie le problème en profondeur, c'est mieux pour lui
    Auteur

    Msdb

    En Mars, 2013 (14:53 PM)
    quel pays d hypocrites, de flaimards, de profiteurs, de pseudo religieux qui ne cherchent qu a subvenir a leurs besoins et ceux de leurs familles...

    Aucun des talibes ne sait reciter une sourate entiere, n ont aucune education de base, sont jetes a la rue, a la merci de la population, dans les stations d essence, sur les grandes arteres, etc...

    Nous , au Senegal, attendons toujours , qu un drame se prosuise pour pointer du doigt et nous bouger le c.l excuser de mon expression, et cela dans tous les cas de figure...

    Je pourrais passer des heures a parler de sujets similaires, les autorites sont toujours a blamer mais la population est concernee donc a tout un chacun de remplir son devoir civique, morale, de parent, de voisin, etc...
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    Auteur

    A La Yaya Waye

    En Mars, 2013 (14:57 PM)
    WAAW!vive yaya diame waye!la majorite des senegalais est unanime qu il nous faut un dirigeant comme lui.Et tenez vous bien!il donne son adya a touba.j ai ete surpris de l apprendre en lisant la lettre de remerciement que le khalife de touba lui a envoye,peu avant l execution de nos deux compatriotes.
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    Auteur

    Bingo

    En Mars, 2013 (15:11 PM)
    Je suis désolé Mr le chercheur, l'évidence est là, je ne vois en aucun cas les lobbies qui sont derière cet engagement de l'Etat à réguler le secteur. J'ai travaillé sur cette question de mendicité et je peux dire que la mendicité est purement du business pur et dur sur fonds d'exclavagisme et d'exploitation des enfants. Un "oustaz" a 20 talibés, versement obligatoire = 500 F/jr, cagnote journalière = 12 500 F, cagnote mensuel = 375 000, cagnote annuel = 4 500 000. Ce monsieur ne paie pas d'impots, il va pas s'occuper ni de la santé ni de la restauration des enfants talibés. En trois ans, il a un benef brut de 13 500 000 F qu'il va utiliser pour chercher une seconde ou troisième épouse, va se taper une belle villa pour un certain puis il va recruter d'autres enfants ainsi de suite. Il faut faire la différence entre la pénitence et la mendicité. il faut faire la différence entre les Oustaz qualifiés et ceux qui se présentent ainsi en ayant dans leur besace que deux sourates. Il faut faire la différence entre ceux qui convoient des milliers d'enfant de la guinée bissau pour faire du business à Dakar et ceux qui donne réellement une éducation religieuse à leurs enfants dans les établissements dignes humanisés sans pour autant les jetter dans la rue sans défense à la merci de tous les abus. Combien de sénégalais ont leurs enfants dans les rues de Dakar entrain de quémender peids nus, blessures ouvertes, la peur au ventre du faits des sévices qui vont suivre si le versement n'est pas complet...Osons dire les choses en face et non se cacher derrière l'islam pour cautionner les brebis galeux qui souillent la religion, ayont au moins ce courage.
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    Auteur

    J'aime Mon Pays

    En Mars, 2013 (15:12 PM)
    moi je crois que l'éducation religieuse (apprentissage coran) peut se faire sans qu'on ait besoin d'exploiter, de faire travailler des enfants. cela demande seulement une organisation, par ex: chez nos amis catholique, chaque mercredi soir ou chaque samedi matin les enfants suivent des cours de catéchèse et retourne chez eux, cela peut se faire avec les musulmans.

    si vraiment nous voulons inculqué notre religion à nos enfants on peut les inscrire dans des écoles coraniques suivant des jours et des heures bien déterminés et ne pas les interné. que l'enfant apprenne et retourne à la maison, la place de l'enfant n'est pas dans la rue. tous ces marabouts qui envoient les enfants dans les rues pour demander de l’aumône les exploitent.ils n'ont qu'à demander des tarifs très bas pour permettre à qui le souhaite d'inscrire son enfant. il y a des gens qui maitrise très très bien le coran et qui ne sont pas passés par les daaras. si c'est pour éduquer son enfants que les parents prennent leur responsabilité, personne ne peut éduquer l'enfant d'autrui plus le parent.
    Auteur

    Fenn

    En Mars, 2013 (15:47 PM)
    je suis curieux de savoir le chiffre d'affaire annuel que représente la mendicité ?

    et au sénégal on à l habitude de confondre marabout véreux et religion

    je pense que les grands marabouts de ce pays s'ils avaient fait du yewanne à leurs époque le colonisateur aurait été tres content de les corrompes ils ont prônés le travail mais pas l'exploitation des minos
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    Auteur

    Touki

    En Mars, 2013 (15:51 PM)
    Pendant nos enfants sont encore dans la rue . c 'est parce que vous ne savez pas ce qui ce passe dans les daaras, de véritables pédophiles ces maitres coraniques . si vous n'avez rien à vous reprochez taisez vous
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    Auteur

    Mouritendiguel

    En Mars, 2013 (17:05 PM)
    La pédophilie dont tu parles se retrouve pourtant chez les curés et les pretres, de meme que de plus en plus à l'école publique et meme dans les familles. si ce n'est que cela pourquoi ne pas fermer les eglises, les ecoles francaises et les maisons de familles pour proteger les enfants !!!!!
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    Auteur

    Am

    En Mars, 2013 (17:08 PM)
    Faut pas que letat recule devant ses charlatans daffeu yomb torope waye .........on exploite trop ses enfants pour rien
    Auteur

    Cofa

    En Mars, 2013 (19:57 PM)
    deug gua wakh déh c de l'exploitation rék dou diné dou dara niogou wakh dou nioy ngiy yobou sen doum darra
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    Auteur

    Moi

    En Mars, 2013 (21:37 PM)
    danoo khame duegue banobi teksi sene tanka ay nafekhe rek mais le gouvernemant ne marche pas en ariere
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    Auteur

    Bibi

    En Mars, 2013 (22:09 PM)
    Fermer moi ces daaras et construisez des écoles pour éduquer ces pauvres enfants,ça leur servira pour avancer dans la vie.
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