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Accompagnement sécuritaire et réinsertion des déplacés du conflit en Casamance : Des acteurs mènent la réflexion à Ziguinchor

Auteur: Max Euclide KANFANY Seneweb Ziguinchor.

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Élus territoriaux, membres des forces de défense et de sécurité, représentants des services et organisations étatiques et d'organisations de la société civile ont pris part à cette rencontre axée sur "Les stratégies d’accompagnement sécuritaire et de réinsertion durable des populations déplacées en Casamance ". Ce cadre de partage et d’échanges sur la problématique des déplacées, notamment les enjeux et défis tirés des expériences par rapport aux activités menées par l’État et certaines organisations de la société civile, a aussi servi de recueil de préoccupations et besoins de ces populations de retour dans leurs terroirs après des 30 ans ou plus de fuite.
 
Ces besoins vont être proposés sous forme de recommandations aux gouvernants, a fait savoir Youssou Badji, coordonnateur national du mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (MALAO). 
Trois sous-thèmes ont marqué cette rencontre : les défis sécuritaires spécifiques rencontrés par les populations déplacées dans un processus de retour, y compris les violences ; les conflits et l’instabilité, l’évaluation des droits et besoins fondamentaux des populations déplacées et/ou retournées (aspect juridique) ; la gestion des groupes vulnérables-enjeu crucial pour améliorer la sécurité et la protection des droits humains.
Pour le chargé de programme sous-régional de lutte contre les armes légères en Afrique de l’Ouest, il faut "prendre en compte la réflexion qui émane de la base". Ce problème de retour des populations  doit être contextualisé, de l’avis de Youssou Badji, qui estime que " les problèmes qu’on peut trouver dans un village peuvent être différents des problèmes des populations déplacées d’un autre village".
 L’intérêt de cette rencontre est, selon lui, d’avoir le maximum d’informations sur des bases contextualisées de chaque village. Et une approche participative est nécessaire pour arriver à asseoir une véritable politique de retour des populations déplacées et le type d’accompagnement pour leur réinsertion. 
"Nous voulons qu’il y ait une approche participative, de la réflexion à la mise en œuvre jusqu’à l’évaluation des activités qui seront menées", d'autant qu’il y a beaucoup de problèmes liés à la pauvreté de ces communautés qui ont quitté leurs lieux d’origine depuis 30 ans.
 
Pour le coordonnateur national du MALAO, la réinsertion et l’accompagnement des populations déplacées depuis une trentaine d'années ne doivent pas se limiter à un plan. "On ne peut pas régler avec un seul plan de cinq ans ce problème.  Il faut tout un programme et beaucoup d’axes stratégiques de réflexion pour mener des activités de développement sur le terrain".
Cette rencontre entre dans le cadre d'un programme de formation sur les armes légères au Sénégal (FALSEN), à l'initiative du  Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec la fondation Conrad Adenauer.
Auteur: Max Euclide KANFANY Seneweb Ziguinchor.

Commentaires (1)

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    Nianthio il y a 1 mois

    Plan Diomaye casamance en marche! Au meme des accidentes du conflit c est a dire nos jambars quemandent pour nourrir leurs familles. Des gens qui ont tue nos jambars, vole le betail se voient aujourdh8 entrenus l etat qu ils defie.
    L etat n a qu a verser l argent des blesses de guerres
    Respect a nos jambars

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