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(Dossier) Profanations de tombes, viande d’âne, etc. : Quand les repères moraux foutent le camp !

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(Dossier) Profanations de tombes, viande d’âne, etc. : Quand les repères moraux foutent le camp !

Désir excessif du gain, conséquence de la pauvreté ou expression fidèle de la cruelle déliquescence de nos valeurs ? En tout cas, depuis quelque temps, les Sénégalais assistent, ébahis, à un viol répétitif de leurs tabous les plus sacrés. De jour en jour, apparaissent dans la société des comportements tendant à se jouer du sacré. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont nos morts qui sont frappés en premier, par la montée de tels types de comportements.

Le 10 octobre 2012, une consternation non feinte gagne la communauté catholique sénégalaise. 57 tombeaux sont profanés au Cimetière Saint Lazare de Béthanie. Des dizaines de statuettes en Bronze sont volées. Les auteurs n’ont eu de respect ni pour les morts ni pour le Christ dont ils se sont joués du crucifix. C’est le point de départ d’une douloureuse période pour l’église, qui essuie encore et encore, ces assauts immoraux. Car, durant la même année, des personnes malintentionnées profitent du recueillement des fidèles chrétiens en pleine célébration des pâques, pour visiter le cimetière de Diokoul à Rufisque. La communauté catholique est tellement choquée que le Cardinal d’alors, Théodore Adrien Sarr, demande une enquête. « L’Église, par ma voix, demande avec insistance aux autorités compétentes que les enquêtes ouvertes soient menées jusqu’à leur terme pour l’identification et la punition des personnes reconnues coupables de ces actes de vandalisme dans les cimetières de la région de Dakar », déclarait le sage homme d’Église.

Quand la cupidité viole la sacralité de la mort

Des cimetières chrétiens, le mal se déplace vers celui des musulmans. Il y fait plus de dégâts et plus de bruits. L’ignominie n’épargne pas la sacralité de la mort. On n’hésite même pas à exhumer des corps, à ensevelir des gris-gris dans leurs tombes, à sectionner des membres de défunts ou à voler une partie des linceuls. Une agression sans précédent du tabou le plus sacré de la société sénégalaise, dictée par des mobiles apparemment mystico-financiers.

À Diobass, par exemple, un chef d’entreprise enterre une grenouille vivante et des gris-gris dans la tombe d’une défunte. Il est arrêté et placé en garde à vue. À Kébémer, précisément à Thiolom, les mêmes types d’actes se produisent. Au cimetière musulman de Thierno Ndiaye, à Yeumbeul sud, le corps d’un adolescent est déterré pour assouvir des pratiques mystiques. Les mêmes actes se suivent, se ressemblent et pourtant, semblent prendre racine dans le passé. Le dégout atteint son paroxysme lorsque, plus tard, des corps sont exhumés au cimetière de Pikine, des parties de leur linceul emportées. La colère des populations n’a d’égale que la vilénie de l’acte posé. Les gros bonnets, les clubs ou ASC de football, les lutteurs, sont, entre autres suspects, pointés du doigt. « Dans la société sénégalaise, il y avait des interdits, dont certains qui n’étaient même pas écrits, mais qui étaient là et que tout le monde observait. Aujourd’hui, il y a un manque de civisme d’abord, de la part des citoyens, un manque de respect. C’est ce qui fait que les gens s’éloignent de plus en plus des normes et pratiques sociétales », regrette le Colonel à la retraite, Alioune Ndiaye, ancien porte-parole de la police nationale.

Arnaque commerciale, attentat culturel

Aujourd’hui, c’est un autre tabou qui prend un coup de canif. En effet, jusqu’ici, imaginer consommer de la viande d’âne éveillait le plus grand dégoût chez la plupart des Sénégalais. Mais, à ce jour, quel habitant de la capitale, qui consomme régulièrement de la viande, peut jurer n’avoir jamais gouté à la viande d’âne. La fourberie et la cupidité poussent encore nombre d’individus à tromper une société tout entière, en bafouant ses règles les plus élémentaires tout en se jouant de ses tabous. « Ils abattent clandestinement de la viande d’âne, ils vont la désosser pour qu’elle ne soit pas reconnaissable et ils la mélangent avec de la viande importée, désossée en général, pour l’écouler tranquillement », confie le DG de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas), Talla Cissé. Plus de 1500 peaux d’ânes ont été découvertes. Ce qui montre que 1500 ânes sont abattus. Seulement 20 tonnes sont retrouvées sur 75 tonnes. Le reste est dans la nature. Nombre de chevillards sont arrêtés, surpris qu’ils ont été, en train de dépecer clandestinement de la viande d’âne ou de cheval, dans des conditions d’hygiène très douteuses.

« Aujourd’hui les gens ne reculent devant rien pour de l’argent »

« La viande d’âne, je ne crois pas que sa consommation soit dangereuse pour la santé. Mais nous, on n’a pas la culture de manger cette nourriture. Et aujourd’hui, parce que les gens n’ont plus de réserve, plus de retenue, parce qu’ils veulent avoir de l’argent, ils ne reculent devant rien. Ils vendent de la viande d’âne ou de cheval à des gens qui le consomment sans le savoir. Et celui qui la vend sait pourtant qu’il est en train de faire du mal. De la même manière qu’il vend cette viande pour avoir de l’argent, de cette même manière quelqu’un d’autre agresse et poignarde parce qu’il veut avoir de l’argent », diagnostique l’ex-patron de la communication de la police. Même si la viande d’âne est bien comestible, tromperie peut-elle être plus extrême que de vendre à un être humain, une viande autre que celle pour laquelle il a déboursé son argent ? Ont-ils le droit de tromper leurs croyances ? Et même, hormis l’interdit religieux, la santé des citoyens n’est-elle pas plus importante ? Car, la commercialisation et la consommation d’une telle viande, ne s’accommodant pas avec les mœurs locales, l’abattage se fait généralement dans la clandestinité et l’insalubrité absolue. « Ce qui est très grave, c’est que c’est une viande non contrôlée, car l’animal est abattu dans des conditions d’hygiène désastreuses », signale le DG de la Sogas.

Effondrement des valeurs, défaillance de l’État

Pour le Colonel Ndiaye, tout ceci résulte de l’effondrement de nos valeurs, mais aussi du problème de prise en charge correcte et ferme des devoirs régaliens par l’Etat : « Prenez le cas des religieux. Aujourd’hui certains d’entre eux vendent leur âme au diable pour de l’argent. Quand vous voyez votre guide religieux tendre la main au diable pour de l’argent, quand vous le voyez prendre position alors que tout le monde sait que ce qu’il dit est injuste ou faux, est-ce que vous allez, vous, hésiter à faire des choses louches pour avoir de l’argent ? Ce sont tous ces facteurs-là, en plus de l’inertie même de l’État du Sénégal, qui ne prend pas ses missions régaliennes au sérieux. Sinon comment en arriver à ce qu’une telle quantité de viande d’âne soit stockée puis volatilisée sans que personne ne sache où elle est passée. Si les services de contrôle de la consommation faisaient bien leur travail, il n’y aurait pas de problème. Ces temps-ci, combien de fois avez-vous entendu parler de saisie de marchandises prohibées et autres. Pourquoi ? Parce qu’on a tiré sur la sonnette d’alarme et tout le monde se lève. Mais dans 3 à 4 semaines, tout le monde oubliera et retour à la case départ », fustige-t-il.

À côté, de plus en plus de sénégalais, tendent à ne plus cacher leur homosexualité. Pour preuve, le mariage des 11 gays à Kaolack dans une classe d’école. Et de plus en plus de Sénégalais qui ont cette orientation sexuelle en font même un fonds de commerce pour pouvoir s’expatrier, prétextant dans les ambassades de pays développés qu’ils sont persécutés pour leurs penchants sexuels. Pis, certains Sénégalais bon teint postent sans gêne des vidéos sur des réseaux sociaux en affichant sans tabou leur penchant contre nature.

Que faire à présent ?

Aujourd’hui, la société sénégalaise fait face à une offensive qui rudoie très sérieusement les fondements de nos croyances et transgressent les règles qui organisent notre bon vivre en commun. Une offensive qui ne doit certainement pas prospérer sans une riposte adéquate. « Nous avons une panoplie de textes que personne ne respecte. Si on les respectait un tant soit peu, les problèmes seraient résolus. Il faut que l’État les fasse respecter et que l’État le fasse de manière résolue, continue et définitive avec beaucoup plus de sérieux et de célérité », martèle le colonel Ndiaye.

(Entretien) Aly Khoudia Diaw, sociologue : « De plus en plus, on va noter l’émergence de phénomènes sociaux délictuels et marginaux »

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M. Diaw qu’est ce qui peut être à l’origine de tels comportements comme la vente de viande d’âne ?

Au-delà de l’audace de ses auteurs, on se demande où est la morale dans tout ça et comment se fait-il que dans un pays avec autant de musulmans, que de telles pratiques puissent émerger. C’est un problème de conjoncture, de détresse sociale et économique, marquée par un déséquilibre inquiétant entre une frange trop importante de la population, qui n’ont pas accès aux ressources, et une minorité qui en dispose et qui en abuse même parfois. C’est une question de vie ou même de survie face à une situation économique et sociale désastreuse ou les couches défavorisées n’ont plus aucun repère, aucune voie de recours ni de secours, des couches sociales qui ne sentent pas l’apport de l’état dans leur vécu quotidien. C’est pourquoi de plus en plus on va noter l’émergence et la persistance de phénomènes sociaux délictuels et marginaux qui vont heurter nos consciences et bouleverser nos croyances, pour la bonne et simple raison que désormais c’est un problème de survie face à une conjoncture économique marquée par la rareté des ressources.

Est-ce la pauvreté qui pousse à transgresser le tabou ?

La transgression des normes est un état d’esprit, de l’acteur face à la société, de ses choix et stratégies face à une situation réelle et effective. Mais surtout ce phénomène met aussi en évidence l’extrême pauvreté dans laquelle est plongée une frange très importante de la population sénégalaise ainsi que de l’inculture qui va avec, au point de mettre en jeu des vies humaines et saper nos croyances en matière de consommation. Car depuis que cette pratique a été découverte, personne ne peut plus jurer de rien en termes de consommation de viande et bien d’autres produits dont on ignore le contenu. La pauvreté n’explique pas tout, mais dans certaines situations les normes et les règlements sont mis en second plan et l’individu agit parce qu’il croit que c’est un devoir impératif d’essayer de s’en sortir face à l’inexistence de contrôle et de sanction de la part de l’État. La recherche de gain et de profit en dehors des circuits normaux est une réponse face une société de plus en plus forgée sur la compétition, le matériel, l’argent et les biens mal acquis et dont seuls les plus forts, les plus réseautés, les élus et assimilés, sont les seuls bénéficiaires.

Que peut-on craindre si de tels types de comportements se poursuivaient ?

Ce phénomène montre la transformation négative du processus d’acquisition de valeurs éducatives dans certains segments de la société sénégalaise au point que des phénomènes marginaux, aux antipodes de la morale et de la religion, puissent avoir comme acteurs des Sénégalais. Cette situation matérialise l’une des caractéristiques essentielles de la déliquescence du lien social dans la société sénégalaise ou les personnes n’ont plus aucune prise sur la morale et la religion, encore moins sur le droit et le bon sens. C’est une pratique en marge des lois et règlements qui heurte la conscience collective et nous interpelle sur la qualité des ressources humaines qui nous entoure et que nous côtoyons tous les jours. La morale est l’incarnation des valeurs dans le réel et ce type de comportement va à l’encontre de ce que nous connaissons et ce sur quoi ont toujours reposé nos croyances.


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17 Commentaires

  1. Auteur

    Atou Mi Reirone

    En Juin, 2016 (08:31 AM)
    C'est dans ce contexte bien précis que nous pleurons nos véritables guides religieux qui étaient à la tête des différentes confréries dont nous disposons. Je veux énumérer Serigne Touba, Mame Dabakh, Seydina Limamou, Boucounta etc... Et sur cette meme lancée Cheikh Ahmadou Bamba mentionna dans l'une de ses œuvres la formulation suivante : >. Akhirou Zamane lagnou toleu. Qu'Allah nous guide et nous protége . Ramadan Moubarak !!!
    • Auteur

      Coly

      En Juin, 2016 (10:43 AM)
      j'ai fait un mauvais rêve. hier quand je dormais, j'avais fait mes abolitions avant d'aller me coucher, j'ai eu un petit malentendu avec ma femme (khoulo bou meti) pour des manquements à son endroit (cuisine mal faite, trop de demande de defalma lii defalma léé alors que je lui donne tout ce que j'ai, son visage crispé) et en plus nous sommes en plein ramadan . mais dans, la nuit, j'ai fait un rêve où ma femme me trompait avec un homme qui fut son ex-copain et elle me dit dans les reves qu'elle a eu un enfant avec lui. nous sommes ensemble depuis 5 ans et nous avons un seul gosse. je suis complètement confus depuis le matin, svp, aidez moi à comprendre.
    • Auteur

      Bravo

      En Juin, 2016 (10:54 AM)
      au-delà de l’audace de ses auteurs, on se demande où est la morale dans tout ça et comment se fait-il que dans un pays avec autant de musulmans, que de telles pratiques puissent émerger. c’est un problème de conjoncture, de détresse sociale et économique, marquée par un déséquilibre inquiétant entre une frange trop importante de la population, qui n’ont pas accès aux ressources, et une minorité qui en dispose et qui en abuse même parfois. c’est une question de vie ou même de survie face à une situation économique et sociale désastreuse ou les couches défavorisées n’ont plus aucun repère, aucune voie de recours ni de secours, des couches sociales qui ne sentent pas l’apport de l’état dans leur vécu quotidien. c’est pourquoi de plus en plus on va noter l’émergence et la persistance de phénomènes sociaux délictuels et marginaux qui vont heurter nos consciences et bouleverser nos croyances, pour la bonne et simple raison que désormais c’est un problème de survie face à une conjoncture économique marquée par la rareté des ressources.
    • Auteur

      Reply_author

      En Juin, 2016 (23:50 PM)
      les repères moraux foutent le camp quand les kilifas se dedisent suivez mon regard
  2. Auteur

    Suite Atou

    En Juin, 2016 (08:37 AM)
    Formulation : il arrivera un moment où vous ne verrez plus mes fils sur terre, dans ce cas contentez vous de ma mosquée de Touba et de mes Khassida.
    Auteur

    Mklio

    En Juin, 2016 (09:06 AM)
    Je suis vraiment desolé pour notre laxisme à tous les niveaux de l'administration.Ce probleme de comportement ne releve aucunement de la pauvereté mais uniquement de notre passivité;personne n assume ses responsabilités là oû elle exerce;Nous sommes tous egoistes ..des intelectuels qui ne sont interessés que par le gain facile et le bien étre de leur famille. Dites nous pourquoi ces faits ne se deroulent pas en Gambie alors que sa population est plus pauvre que celle du Senegal.

    Je m adresse à tous les fonctionnaires;justiciers gendarmes policiers enseignants....surtt la justice..il faut taper fort quand il le faut. L homme a peur des contraintes. Si les justiciers appliquaient la perpetuité automatique pour ces gens. Je vous assure que le problm va se regler mais malheureusemnt on n assume pas. Le pire est, à un certain niveau du mal nous tous nous allons subir avc nos familles.

    Depuis 3 ans des accidents causés par des actes d indiscipline sont là. Et moi je me demande s il y a une justice. Recenment, un chauffeur en voulant aller vite s est fait heurté par un train et a tué 2 personnes et fait bcp de blesses. Je crois que dans ces situations il ne faut mm pas attendre un etat doit etre fort..le procureur doit faire une declaration par rapport a cet incident et dire que l etat tapera fort. Mais rien ..apres c est un ou 2 mois de sursis...un pays minable a ts niveau... aucun intellectuel..aidez nous et gagnez dignement vos revrnus en faisant votre travail.
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (09:40 AM)
    Pauvreté chronique = repere moraux foutent le cas. Deuk bi métina et pendant ce temps les

    dirigeants se la cool douce ali baba et les 40 voleurs liberés
    Auteur

    Ngaka

    En Juin, 2016 (09:58 AM)
    il ne peut y avoir de vertus dans la pauvreté :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot: 
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (10:20 AM)
    Citation : "... et comment se fait-il que dans un pays avec autant de musulmans, que de telles pratiques puissent émerger..."



    Tout le problème est là : CE N'EST PAS UN PAYS DE MUSULMANS MAIS D'HYPOCRITES ET DE NAFEKH QUI SE DISENT MUSULMANS POUR TROMPER.... D'ailleurs, tromper QUI ?



    Ils ne savent meme pas que senn bopp lagnou nakh ! Pauvres abrutis !
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (10:41 AM)
    " quand les repères moraux foutent le camp" franchement avant de produire un article relisez le. vous manquez de repères sémantiques. quand on s'adresse au grand public y'a des expressions et des mots qu'i faut bannir de son verbe. Nul n'est parfait; c'est une simple critique objective.

    STS
    • Auteur

      Il L'a Fait Exprès

      En Juin, 2016 (12:30 PM)
      c'est vrai que ce titre heurte les puristes comme toi, mais je pense que le journaliste, auteur de cet excellent article, l'a fait exprès, pour heurter, comme ces faits décrits heurtent les consciences. c'est un titre pour exprimer son ras le bol, si je ne m'abuse.
    • Auteur

      Reply_author

      En Juin, 2016 (12:53 PM)
      non, dans ce contexte, c'est admis, ce n'est pas du langage familier. " quand la morale fout le camp " est une expression que l'on utilise fréquemment dans le langage courant. ce n'est pas comme " pédé " par exemple qui lui ne s'utilise jamais dans le langage courant et que je vois souvent les journalistes sénégalais employer.
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (13:54 PM)
    J'aime bien les posteurs qui s'arrêtent à "le titre me heurte, me choque...gna gna gna..."



    Par contre, ils ne sont pas choqués par les verities dites dans cet article, et le comportement de plus en plus immoral, contre-vertueux, pervers, cupides, laxistes et limites mécréants !



    La conclusion et la vérité sont que nous avons une mentalité de merde et devrions vraiment nous ressaisir !



    A BON ENTENDEUR !
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (14:13 PM)
    Voila le sujet ou nous soit disant gardien des moeurs Senegalaise devrait se pencher au lieu d'attaquer deese major :frustre:  :frustre:  :frustre:  :frustre: 
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (15:18 PM)
    Auteur

    Fmi5

    En Juin, 2016 (15:19 PM)
    C'est une crise de valeurs, et tous les senegalais sont responsables. Arretons de toujours blamer l'Etat. Tout commence et tourne toujours autour de l'education. Woutoum deureum bi takhna parents yi talatougnou yaar seeni dom. La societe senegalaise est devenue trop materialiste, chacun veut devenir riche a tout prix, ce n'est pas question de pauvrete, le problem c'est que niit gni doylou wougnou anymore. Chacun regarde et envie son voisin. Les femmes ne pensent qu'a sagnser (jeunes et vieilles), perruques et maquillage pour les plus jeunes, grand theatre, 4x4, et Or pour les moins jeunes. Les hommes eux c'est epouser des femmes a n'en plus finir, de preference khessalisees ou khess peth, au detriment de leur progeniture. Les enfants sont livres a eux-meme et passent tout leur temps sur les reseaux sociaux/teles et s'identifient plus a des roles modeles americains ou americains-wanabee, avec tout ce qui vient avec (alcool, drogue, habillement, etc).

    Nos marabouts mom n'en parlons pas, c'est tout ce que je viens de citer plus haut multiplie par 1000.

    Quel jeune aujourdhui aujourdhui au Senegal peut servir de role modele a la jeunesse senegalaise dites-moi, qui? Waly Seck, Balla Gaye2? Aux US, les roles modeles ne sont pas Justin Bieber, Drake et autres chanteurs, ce sont plutot Mark Zuckerberg (proprio de Facebook), Elon Musk (Tesla), etc.

    A chaque fois que je considere rentrer au pays, je change d'avis des que je regarde/lis les medias senegalais. Toujours les memes themes: grand theatre, lamb, buzz, ministrons et politiciens, scandales, accidents, actes d'indiscipline, manque de civisme, etc.

    Alors je decide de cliquer juste sur les articles qui traitent de l'economie , et la encore deception: on fait de bonnes choses certes mais on bombe trop le torse (le Senegal meilleur de la CEDEAO/UEMOA, pays tres democratique, etc) et ca nous limite et nous empeche d'etre plus ambitieux. Bref, j'ai perdu espoir pour mon pays...
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (15:41 PM)
    Aly khoudia tout en finesse. merci
    Auteur

    Mahamba

    En Juin, 2016 (17:07 PM)
    Bayileen serigne si......Fep fou sounougnou Borom andi NJIT dafafék tilime tew fa.



    Li fi xéw niaka nité NDONGALA. :sunugaal: 
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (19:01 PM)
    belle analyse de ce sociologue; il est temps de se pencher sur la responsabilité de tous ceux qui oeuvrent dans le circuit de la grande distribution
    Auteur

    En Juin, 2016 (21:58 PM)
    Les identités de deux amants livrés en pâture dans un article, et celles des protagonistes à Fass Mbao éludées dans un autre....! Sans doute un manque d'investigations dans la seconde affaire.....
    Auteur

    Anonyme

    En Juin, 2016 (04:10 AM)
    UN PAYS SANS REPERE, UN GOUVERNEMENT SANS INTEGRITE, UN PEUPLE PERDU
    Auteur

    Anonyme

    En Août, 2016 (13:38 PM)
    je ne sais pas si c'est pour des raisons mystiques pour s'enrichir, ou bien faire du commerce, par ce qu'on est très pauvre, etc... mais ces comportements hors des règles d'une société normale, a une explication, et raison, dont aussi ces sociologues nous apportent des explications ! Jadis, le prophète (psl), invoquait en demandant à Dieu le (Tout Puissant), Qu'IL Préserve les gens d'une pauvreté extrême ! oui en effet le Messager de Dieu, en connaissait mieux, à cause de la pauvreté extrême, l'humain, si sa foi n'est pas solide, il peut craquer, insulter la vie, en le maudissant, voir même, mécroire à Dieu, en le blâmant, et conséquence, peut commetre des pêchés abominables, qui peuvent le conduire direct au Feu de la Géhenne ; que Dieu nous En Garde ! il est très difficile de vivre un certain degrés de pauvreté, en gardant la foi à Dieu, et en gardant sa dignité et honneur, afin de s'abstenir de certains horreurs et abominabilités ! :fbhang:  :taz-smile: 

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