Le 31 juillet 2025, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a posé les jalons d’un changement profond dans la manière dont l’État aborde l’emploi des jeunes. Dans un pays où plus de 60% de la population a moins de 25 ans, la pression sur le marché du travail dépasse désormais les seuls enjeux économiques. Elle devient une question de stabilité sociale, de cohésion nationale et de souveraineté.
La nouvelle approche ne se limite plus à «créer des emplois» de manière quantitative. Elle repose sur une refonte globale des politiques d’insertion, de formation professionnelle et d’accompagnement à l’auto-emploi.
Il s’agit de bâtir un système capable d’absorber et de valoriser une jeunesse nombreuse, mobile, connectée, souvent instruite mais sous-employée. L’urgence n’est plus simplement de générer des postes, mais de structurer des parcours stables, utiles et ancrés dans les réalités économiques régionales.
Le gouvernement entend désormais articuler les politiques de l’emploi à celles du développement local, de la transformation productive et de la réorganisation territoriale. Les premiers chantiers annoncés concernent la décentralisation des dispositifs publics d’insertion, la création de filières qualifiantes adaptées aux besoins de chaque région, et une meilleure coordination entre formation et débouchés économiques.
En traitant la question de l’emploi des jeunes comme une priorité stratégique au même titre que la sécurité ou la gouvernance budgétaire, l’État change d’échelle. Cette inflexion marque une reconnaissance tardive mais claire du rôle structurant de la jeunesse dans l’avenir du pays. Le pari est de prévenir les risques de désengagement social et de fragilité politique, tout en libérant un potentiel économique majeur encore sous-exploité.
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