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Journée de l’Excellence à Ndigui : Ousmane Diaw appelle à promouvoir l’éducation de qualité et la déclaration à l’état civil

Auteur: Mor ka

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La Journée de l’Excellence de l’école élémentaire de Ndigui a été célébrée sous le parrainage d’Ousmane Diaw, juriste environnementaliste spécialisé en eau, hygiène et assainissement, par ailleurs coordonnateur de Pastef dans la commune de Kahi et membre de la première promotion de cet établissement.
Dans son discours, le parrain s’est réjoui de cette distinction :
« Quand on m’a informé que je serais choisi comme parrain de la Journée de l’Excellence de l’école de Djidji, j’ai accepté avec enthousiasme. L’excellence mérite d’être célébrée partout, car dans le monde actuel, seuls les meilleurs, celles et ceux qui se distinguent, réussissent. »
Selon lui, cette journée témoigne de l’engagement de la localité de Djidji dans une dynamique de développement. Il en a profité pour plaider en faveur d’un meilleur accès aux lycées d’excellence.
« La commune de Kahi doit encourager l’accès aux lycées d’excellence. Actuellement, le Sénégal ne compte que deux lycées d’excellence, et l’admission y est très sélective, basée sur des tests et des critères stricts. Si un élève de Kahi ne remplit pas ces critères, il ne pourra pas intégrer ces établissements. »
Il a également invité les parents à mieux s’impliquer dans le suivi scolaire de leurs enfants :
« En célébrant l’excellence, l’objectif est aussi de montrer aux parents qu’il y a des enfants qui réussissent à l’école, afin qu’ils soient davantage motivés à investir dans l’éducation de leurs propres enfants. »
Dans la même lancée, Ousmane Diaw a encouragé les élèves primés à viser plus haut :
« Ces lauréats doivent aussi se projeter vers un autre objectif important : le concours général. Il faut qu’ils se préparent sérieusement à cette épreuve nationale pour représenter dignement l’école de Djidji et la commune de Keur Gui. »
Il a par ailleurs rappelé l’importance de la scolarisation des enfants jusqu’à l’âge de 16 ans, conformément à la législation en vigueur :
« Pour les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de 16 ans, la priorité reste l’école. L’éducation est une obligation jusqu’à cet âge, et c’est à travers elle qu’un avenir meilleur peut être envisagé. »
Conscient des réalités socioéconomiques des familles rurales, le juriste a souligné la possibilité d’une implication raisonnable des enfants dans les travaux agricoles, à condition que cela ne compromette pas leur parcours scolaire :
« Pendant les vacances ou en dehors des heures de cours, les élèves peuvent aussi apporter un appui à leurs parents dans les travaux champêtres. Lorsque les récoltes sont vendues, les revenus peuvent être réinvestis dans leur scolarité. »
Enfin, Ousmane Diaw a tiré la sonnette d’alarme sur une problématique cruciale :
« Beaucoup d’élèves n’ont pas encore de pièces d’état civil. Or, l’enregistrement à l’état civil est un droit fondamental pour chaque enfant. »
Il appelle ainsi à une synergie d’actions entre parents, enseignants et collectivités locales :
« En tant qu’acteur politique et chercheur, je pense qu’il est de notre responsabilité de sensibiliser sur ce sujet. Les enseignants ont également un rôle à jouer, mais le rôle le plus important revient aux parents, qui doivent systématiquement déclarer la naissance de leurs enfants dans les délais requis. »
Auteur: Mor ka

Commentaires (1)

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    Modou Wilane il y a 1 mois

    Nous sommes fiers d'avoir un coordinateur aussi exemplaires.
    Il est un référence pour la jeunesse de Kahi

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