Un atelier d’information et de sensibilisation sur le mécanisme de financement à coût partagé du Projet de résilience des systèmes alimentaires (FSRP) s’est tenu à Kaffrine, en présence de plusieurs acteurs du secteur agro-sylvo-pastoral. La rencontre a été présidée par Lalla Camara, adjointe au gouverneur chargée des affaires administratives.Dans son discours d’ouverture, Mme Camara a salué l’ambition du projet FSRP, qu’elle considère comme « une opportunité concrète pour booster les filières agricoles et animales dans notre région ». Elle a également invité l’ensemble des responsables territoriaux à s’approprier le projet, estimant que « l’implication active des autorités administratives est essentielle à la réussite de ce programme ».Un projet régional, multisectoriel et structurantPorté par la CEDEAO et financé par la Banque mondiale à hauteur de 230 milliards F CFA, le FSRP est un projet régional couvrant plusieurs pays. Il cible, au Sénégal, les chaînes de valeur agricoles et animales, notamment le mil, le maïs, le sorgho, l’oignon, la pomme de terre, la banane ainsi que les produits d’élevage comme le lait et la viande (volaille, ovin, bovin, caprin, porcin, etc.).Selon le docteur Mouhamadou Lamine Dia, coordonnateur national du projet, le FSRP représente « une initiative structurante qui associe production, transformation, commercialisation, digitalisation et innovation technologique ». Il précise que le projet « travaille avec 26 structures partenaires, dont des ministères techniques, des centres de recherche comme l’ISRA et le CNRA, des écoles de formation comme l’ENSA de Thiès ou l’école vétérinaire de Dakar ».Le programme intervient sur toute la chaîne de valeur, intégrant la production de semences, l’acquisition de matériel agricole, la gestion de l’eau, la valorisation des produits ainsi que le stockage et la distribution.Trois types de financement pour soutenir les initiativesLe projet propose trois fenêtres de financement, chacune adaptée à une catégorie de porteurs de projet. « La première fenêtre est dédiée aux petits projets, avec des financements allant de 3 à 5 millions F CFA. Elle vise environ 1 500 à 1 600 bénéficiaires. La deuxième fenêtre s’adresse aux projets intermédiaires, avec des montants compris entre 5 et 50 millions F CFA, pour environ 700 porteurs de projet. La troisième fenêtre cible les projets de grande envergure, pouvant atteindre jusqu’à 285 millions F CFA. Elle concernera une quinzaine de bénéficiaires sélectionnés à l’échelle nationale », a expliqué le Dr Dia.L’accès à ces financements est conditionné par le respect de critères rigoureux. « Tous les projets ne seront pas retenus. Il y aura une sélection compétitive fondée sur la qualité et la faisabilité des dossiers soumis », a-t-il précisé.Aucune région n’a de quota préétabli, mais Kaffrine, avec son fort potentiel agropastoral, peut espérer tirer pleinement parti du programme. « Les acteurs locaux doivent se mobiliser et soumettre des dossiers solides pour espérer bénéficier des financements », a insisté le Dr Dia.Cette mission de sensibilisation a permis aux participants d’échanger directement avec les techniciens du projet sur les modalités de candidature, les axes d’investissement privilégiés ainsi que sur l’accompagnement technique prévu pour les promoteurs sélectionnés.Le projet FSRP s’étend sur six ans (2025-2030) avec pour ambition de renforcer durablement la sécurité alimentaire, moderniser les systèmes de production et créer de la valeur ajoutée au plan local.
Commentaires (1)
Bonjour je vous écris ce ci pour une aide de financement dans ke secteur de l'élevage comme étant éleveur merci
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