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Kédougou : le taux de prévalence contraceptive passe de 11% à 18% en quatre ans

Auteur: Dialy Ibrahima Diébakhaté

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Le taux de prévalence contraceptive dans la région de Kédougou est passé de 11 % en 2019 à 18 % en 2023. L’annonce a été faite par Fatou Traoré, coordonnatrice de la santé de la reproduction à la direction régionale de la santé (DRS). Elle s’exprimait le mercredi 2 juillet 2025 lors d’un panel sur la planification familiale organisé par l’ONG Ademas en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale.
« Pour les indicateurs de la planification familiale, la région de Kédougou est à 18% contre 11% en 2019 », a-t-elle indiqué, citant les données de l’Enquête démographique et de santé (EDS).
Malgré cette progression, les besoins non satisfaits en contraception restent élevés dans la région. Ils sont estimés à 19,6 %. « L’objectif national est d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 46% d’ici 2028, mais la région de Kédougou en est encore loin. Ce panel vise à sensibiliser et à faire un plaidoyer pour engager tous les secteurs afin de réduire la mortalité maternelle », a expliqué Mme Traoré devant les acteurs de la santé présents.
Elle a également révélé qu’en 2023, 340 décès maternels ont été enregistrés dans la région, soit plus du double du niveau national estimé à 153. « Dans le cadre des objectifs de développement durable, il est prévu d’atteindre un taux inférieur à 70 décès maternels d’ici 2028 », a-t-elle rappelé.
S’agissant de la santé néonatale, Fatou Traoré a signalé un taux de 35 décès néonatals pour 1000 naissances vivantes dans la région. L’objectif est de ramener ce chiffre en dessous de 23 décès pour 1000 naissances vivantes.
Elle a précisé que la Direction régionale de la Santé s’est fixée comme objectif d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 32,6% en 2025 au niveau des trois districts sanitaires de Kédougou.
Toutefois, elle a souligné plusieurs obstacles à l’accès à la contraception dans la région, notamment « la persistance des réalités socio-culturelles, les tabous, les barrières linguistiques et l’inaccessibilité des services sanitaires ».
Elle a ajouté que l’éloignement des villages complique les déplacements. Il a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer la disponibilité des médicaments contraceptifs pour répondre aux besoins des populations.
Auteur: Dialy Ibrahima Diébakhaté

Commentaires (1)

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    il y a 1 mois

    Je suis un ignorant, je ne sais pas ce qu'est le taux de prévalence contraceptive.

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