La tension reste vive à Soussoung, localité secouée depuis plusieurs mois par une crise sociale née du projet controversé d’exploitation d’une carrière de basalte. Ce jeudi, sept membres de la communauté ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du 2? cabinet. Ils sont accusés de rassemblement illégal, de dommages aux personnes et aux biens, et d’incendie volontaire d’un lieu d’habitation.
Face à cette décision judiciaire, le Collectif de Soussoung exprime son inquiétude et sa profonde indignation. Il juge ces arrestations disproportionnées et injustifiées, rappelant que les tensions sont nées d’un manque total de dialogue et de transparence de la part des autorités locales et des promoteurs du projet.
Selon le Collectif, aucune démarche de concertation sérieuse n’a été entreprise avec les populations. Les promoteurs du projet, en collaboration avec la mairie, ont contourné les habitants en traitant directement avec l’administration municipale ou des intermédiaires aux méthodes opaques, qui auraient tenté de convaincre individuellement certains paysans sans leur proposer de véritable compensation.
"C'est seulement lorsque la contestation populaire a commencé à s'intensifier que la mairie a diffusé par des canaux informels notamment des groupes WhatsApp une convention révélant l'existence d'un accord passé avec la société Transfavo, signée sans consultation ni information préalable des populations. Cet accord prévoyait, entre autres, la remise d'un véhicule 4x4 à la mairie et l'installation d'un réservoir d'abreuvage pour le bétail, sans que son emplacement ne soit précisé. Rien, dans cette convention, ne prend en compte les besoins réels ni les droits fondamentaux des habitants", indique le communiqué du Collectif.
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