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Viol et pédophilie dans les daaras : Haro sur les monstres froids !

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Viol et pédophilie dans les daaras : Haro sur les monstres froids !
Le diagnostic de l’Ong Jamra et Mban Gacce est sans complaisance. « Depuis quelques temps, certains « daaras » reflètent malheureusement des images de moins en moins reluisantes à l’opinion, du fait précisément de graves écarts de conduite à l’actif de prétendus « maîtres coraniques », abusant de la confiance des parents, et tirant surtout profit de la naïveté des enfants, pour se livrer à des actes que la morale la plus élémentaire réprouve ».  Ce constat est général. Mame Mactar Guèye et Cie de rappeler ainsi l’histoire de la « petite fille du paisible village de Goulom, (qui) a subi pendant 12 longs mois les coups de boutoir de son sadique maître coranique pédophile, avant que sa mère ne découvre, scandalisée, l’enfer qu’a dû endurer sa fillette de 14 ans ».

 Oustaz Guèye et ses pratiques sataniques à Ouakam

Les affaires de mœurs ont fini d’investir les écoles coraniques. Elles secouent de plus en plus ce milieu ô combien prestigieux. Les enfants, en quête du savoir, y sont envoyés. Souvent l’apprentissage du Coran vire au cauchemar pour certains mômes. La dernière en date est le scandale qui a éclaté la semaine dernière, à Ouakam. Il porte la signature du maître coranique M.A. Guèye. Déféré au parquet par les éléments de la Sûreté urbaine, pour pédophilie, viols, actes contre nature, et pratiques sataniques, il passe aux aveux. Ces pratiques sexuelles ont débuté depuis 1999. Le mis en cause de soutenir qu’en entretenant des rapports sexuels avec les apprenants, il les purifiait. « Non seulement, il abusait des enfants de 11 ans, mais il les forçait à coucher entre eux et en sa présence. Il demandait à quelqu’un de se coucher, il le lubrifiait lui-même, et demandait à un autre de coucher avec lui. Au moment de l’éjaculation, il recueillait vite le sperme. Il expliquait qu’il en avait besoin pour préparer des bains mystiques pour les aider à réussir dans leurs études », a témoigné une de ses victimes, à travers un enregistrement audio sur Whatsapp. M.A. Guèye leur offrait des cadeaux pour acheter leur silence.

Le maître coranique Matar Kébé, les animaux et les petits garçons à Malika

Ces dossiers atterrissent souvent sur la table du procureur. Attraits devant la juridiction compétente, ces « prédateurs sexuels » changent de version pour échapper à une condamnation. Même si d’autres finissent par reconnaître les faits qui leur sont reprochés. On se rappelle en décembre 2013, l’affaire du maître coranique Matar Kébé qui risquait 10 ans ferme pour viol d'un mineur de moins de 13 ans par une personne ayant autorité sur la victime, acte contre-nature et zoophilie. Car, l’enseignant de 26 ans, abusait même des animaux. Les faits se sont déroulés à l’école franco-arabe Mame Diarra Bousso de Malika. « A deux reprises, j’ai constaté à mon réveil, du liquide blanchâtre ressemblant à de la morve sur mon postérieur. Dans la nuit du 10 novembre, j’étais couché sur le côté. A un moment, j’ai senti quelqu’un enlever ma culotte. En me retournant, j’ai découvert qu’il s’agissait de mon maître », a raconté le pensionnaire. Matar Kébé a été interrompu dans ses œuvres par le directeur et ses collègues, alertés par les cris du garçon. A la barre, le prévenu a reconnu les accusations : « Tout ce qu’il a dit, c’est la vérité. Si j’agis ainsi, c’est parce que j’ai été envoûté. Depuis, je n’ai aucun plaisir avec ma femme lorsque nous faisons l’amour. Je suis plutôt attiré par les animaux. A chaque fois, je satisfais ma libido sur les chèvres et les moutons. A défaut, je me contente des petits garçons ».

 

 

Yélla Ndiaye et le petit « américain » à Dakar

Récemment, au mois de janvier dernier, Yella Ndiaye alias « Mouhamed Diop » a été condamné à 2 ans dont 1 an de prison par le tribunal des flagrants délits de Dakar, pour pédophilie, actes contre nature et attentat à la pudeur sur M. F. Faye, âgé de moins de 13 ans. Ceci, dans la nuit du 31 décembre 2019 au 1er janvier dernier. Le petit a été envoyé au Sénégal par ses parents résidant aux Etats-Unis d’Amérique pour son éducation religieuse. Une fois à Dakar, il a été inscrit au Daara-internat Serigne Massamba. Appelé à titre de témoin, le gérant de l’établissement Serigne Massamba Ndiaye a fait savoir : « Lorsque le petit ‘’américain » s’est confié à moi en soutenant que Yella avait éjaculé sur lui, j’ai appelé l’Oustaz et il m’a avoué qu’il avait un moment de faiblesse et était dans le besoin de se décharger. Puis, il s’est excusé. Je l’ai sommé de venir avec moi à la police avec l'enfant et pendant que je prenais mon sac, il a ouvert la portière et a pris la tangente. Il a été rattrapé ».

 Ecole franco-arabe Yaye Nafissatou de Castors et ses deux scandales sexuels en 2010 et 2017

 A l’école franco-arabe Yaye Nafissatou de Castors, l’histoire se répète, 7 ans après. En septembre 2010, le tribunal des flagrants avait jugé l’enseignant coranique Ibrahima Touré et l’ancien chauffeur dudit établissement Cheikh Fall pour viol et pédophilie sur S. S, âgée de moins de 13 ans. 2017, M. Sylla, plus connu sous le nom de Oustaz Sylla a comparu devant ladite juridiction pour les mêmes faits. Cependant, le substitut du procureur avait requis la relaxe pour le prévenu. « Nous n’avons pas de preuves permettant de l’incriminer ou de le blanchir. Je suis envahi par le doute, en l’absence d’éléments objectifs dans le dossier. Face à ce dilemme, la loi impose que le prévenu soit renvoyé des fins de la poursuite », avait-il dit. Finalement, le juge a suivi le réquisitoire du parquet. Ce qui avait mis l’avocat de la partie civile en colère. Il a indiqué que les témoins cités dans ce dossier ont cherché à protéger le prévenu ou la réputation de l’école coranique. Avant de pester : « La fille est une citoyenne américaine née en 2004. Son père a été obligée de la ramener au Sénégal afin qu’elle apprenne le Coran et sa religion. Elle paye avec son frère plus de 2 millions de F CFA par an. Ses parents s’attendaient à ce qu’ils reçoivent une bonne éducation ». En vain. Pourtant, la victime avait déclaré : « Une des maîtresses m’avait envoyée à la cuisine qui se trouvait au 2ème étage. Oustaz Sylla en a profité pour me tirer dans la chambre. Il m’a déshabillée avant d’abuser de moi. J’ai senti des douleurs et j’ai crié. Puis, il a menacé de me tuer si je le dénonçais ».

 Imam Niang de Keur Massar toujours introuvable

 A l’unité 14 des Parcelles assainies de Keur Massar, Imam Niang y a laissé ses empreintes « sexuelles ». Le maître coranique aurait abusé des filles âgées entre 3 et 6 ans dans son daara. Alors qu’il avait fini par gagner la sympathie de tout le quartier depuis 20 ans. Malheureusement pour lui, son véritable visage a été découvert le 28 juin dernier. Depuis, l’éclaboussement de ce scandale, Imam Niang est introuvable. Il s’est enfui sans laisser aucune trace. Ce qui rend difficile son arrestation. Pourtant, le maniaque sexuel est marié à deux épouses qui sont au village.

Aujourd’hui, si certains élèves sont en danger, d’autres sont perturbés par ces histoires de sexe dans les écoles coraniques. Les organisations de défense des valeurs plaident pour une application rigoureuse de la loi pénale contre les coupables. Mais, pour certains juristes, une condamnation ne suffirait pas. Selon eux, ces montres froides « ont besoin d’un suivi médical ». Sans quoi, avertissent-ils, les cas seront pires à leur sortie de prison. Mieux, ils seront un danger pour la société.


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