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Où en est l’épidémie d’Ebola ?

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Où en est l’épidémie d’Ebola ?
Un an et demi après que le premier cas d’Ebola a été détecté en Guinée en mars 2014, l’épidémie d’une ampleur sans précédent, qui a ravagé trois pays d’Afrique de l’Ouest, n’a jamais été aussi près de s’achever. Il est encore trop tôt pour l’affirmer, car il faut attendre le délai de quarante-deux jours (deux fois la durée maximale d’incubation) sans nouveau cas pour le déclarer. Mais l’annonce, mercredi 7 octobre, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’« aucun cas confirmé de maladie à virus Ebola n’a été notifié au cours de la semaine se terminant le 4 octobre » attise l’espoir.


Le sujet reste néanmoins à l’agenda des dirigeants politiques. Lundi 12 octobre, la Commission européenne et la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne organisent, pendant trois jours, une conférence pour analyser l’impact de l’épidémie d’Ebola sur la sécurité sanitaire européenne et améliorer la réponse des Etats membres aux situations d’urgence.


Où en est la progression de l’épidémie ?


C’est la première fois qu’une semaine s’écoule sans aucun nouveau cas confirmé d’Ebola, depuis que l’épidémie a officiellement été constatée en mars 2014 – le premier cas, celui du « patient zéro », remontant à décembre 2013. Les derniers cas recensés sont survenus en Guinée : deux dans la préfecture de Conakry dans la semaine du 14 au 20 septembre, et quatre dans celle de Forecariah, les 26 et 27 septembre.
Au total, selon le dernier bilan de l’OMS, 28 421 cas (confirmés, probables ou suspectés) ont été signalés pour les trois pays les plus affectés : Guinée (3 804 cas), Liberia (10 672 cas) et Sierra Leone (13 945 cas). Ils ont entraîné 11 297 décès : 2 534 morts en Guinée, 4 808 morts au Liberia et 3 955 en Sierra Leone. Trente-six autres cas, dont quinze mortels, sont survenus dans sept autres pays : Espagne, Etats-Unis, Italie, Mali, Nigeria, Royaume-Uni et Sénégal. Parmi les personnes touchées par l’épidémie, 881 membres du personnel soignant ont été infectés en Guinée, Liberia et Sierra Leone et 513 ont succombé à Ebola.


L’OMS précise qu’en Guinée 509 personnes ayant été en contact avec un individu infecté au cours des vingt et un jours écoulés (ce qui correspond à la durée maximale d’incubation de la maladie) continuent d’être suivies afin de savoir si le virus leur a été transmis. De plus, 290 autres personnes en contact avec un malade ont été identifiées mais n’ont pu être retrouvées.


Le Liberia a été déclaré débarrassé de la transmission du virus Ebola le 3 septembre.


En Sierra Leone, la semaine qui s’est achevée le 4 octobre était la troisième consécutive au cours de laquelle aucun cas n’a été notifié. Toutes les personnes en contact avec un malade ont terminé leur période d’observation de vingt et un jours, mais deux contacts à haut risque n’ont pu être retrouvés. Enfin, le Liberia a été déclaré débarrassé de la transmission du virus Ebola le 3 septembre, à l’issue d’une période de quarante-deux jours sans cas. Néanmoins, des tests sanguins sont réalisés à travers le pays afin de détecter une éventuelle circulation du virus.


L’existence, en Guinée, surtout, mais aussi en Sierra Leone, de personnes ayant récemment été en contact avec une chaîne de transmission active d’Ebola, mais qui ont échappé à la surveillance, fait dire à l’OMS qu’il « persiste un risque à court terme de futurs cas ».


Que deviennent les survivants d’Ebola ?


La Guinée compte 1 261 survivants de l’épidémie. La coordination nationale de lutte contre la maladie a tenu un atelier du 5 au 7 octobre à Kindia afin de répondre à cet enjeu, notamment la stigmatisation dont ils ont été victimes et leurs besoins, aussi bien psychologiques que socio-économiques.
La Sierra Leone, elle, compte plus de 4 000 survivants, dont un peu moins de 1 600 enfants. Un programme spécifique a été mis en place par le gouvernement afin de leur apporter à la fois le soutien sanitaire et psychosocial ainsi que des moyens d’existence.
Au Liberia, les survivants sont environ 1 200. Ils font l’objet d’une approche dite « intégrée », développée en partenariat avec la Croix-Rouge, Médecins sans frontières (MSF), Médecins du monde, l’Unicef et d’autres organisations. Quatre établissements hospitaliers de Monrovia et du comté de Bomi (au nord de la capitale) consacrent une aile aux soins pour les survivants.


Le cas de réactivation du virus chez une infirmière britannique est-il préoccupant ?


Ce cas n’est pas encore élucidé et soulève des questions. Pauline Cafferkey, une infirmière écossaise qui avait contracté le virus Ebola fin décembre 2014, alors qu’elle travaillait en Sierra Leone avec l’ONG Save the children, avait pu guérir de la maladie après un mois d’hospitalisation au Royal Free Hospital à Londres, centre de référence pour Ebola. Elle avait repris son activité à Glasgow.


Dans la soirée de mardi 6 octobre, elle s’est présentée aux urgences de l’hôpital universitaire Queen Elizabeth de Glasgow, car elle ne se sentait pas bien et y a été admise dans l’unité des maladies infectieuses parce qu’elle présentait des signes d’infection généralisée. Le lendemain, un examen par PCR (amplification génique) se révélait positif pour le virus Ebola. Les examens pratiqués pour rechercher des bactéries ont été négatifs. Vendredi 9 octobre, présentant des signes de défaillance de différents organes, elle a été transférée au Royal Free Hospital de Londres en raison de ce qui pouvait être une complication tardive inhabituelle de l’infection contractée en Sierra Leone. Elle y est toujours hospitalisée.


Les autorités sanitaires britanniques estiment que le risque que l’infirmière ait infecté une autre personne est très faible. La phase contagieuse est en effet celle où les personnes présentent des signes cliniques de la maladie, et la transmission du virus se produit par le biais des fluides corporels et non lors d’un contact furtif. Par précaution, elles ont néanmoins entrepris d’identifier et de surveiller les quelques personnes qui avaient été en contact proche avec l’infirmière.


L’hypothèse envisagée est celle d’une persistance du virus Ebola dans l’organisme de la soignante et d’une réactivation pour des raisons inconnues (éventuellement une banale infection virale respiratoire, comme il en existe en automne), mais elle n’est pas encore démontrée. Cette éventualité est à rapprocher d’un cas de persistance du virus six mois après la guérison chez un homme au Liberia et de quelques décès mal expliqués chez des personnes ayant initialement survécu à Ebola.


Les essais vaccinaux se poursuivent-ils ?


L’essai « Ebola ça suffit ! » a été lancé en Guinée le 23 mars, sous l’égide de l’OMS. Il utilise le vaccin rVSV-ZEBOV développé par Merck, le Wellcome Trust et les gouvernements norvégien et canadien, en collaboration avec MSF et la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Il reprend la stratégie de vaccination « en ceinture » de l’entourage chaque fois qu’un cas est détecté, qui avait été mise en œuvre avec succès contre la variole. Dans un premier temps, les volontaires ont reçu le vaccin rVSV-ZEBOV soit immédiatement, soit après un délai de dix jours (durée moyenne d’incubation).
Au mois de juillet, les premiers résultats sur plus de 7 000 participants ont montré une différence significative : pas de cas chez les personnes vaccinées immédiatement, et seize cas chez celles ayant eu une vaccination différée. De plus, l’efficacité globale du vaccin parmi le groupe de population vivant autour des cas infectés, mêlant personnes vaccinées ou non, éligibles à la vaccination ou non, a été de 76 %. Depuis, les responsables de l’essai ont pratiqué la vaccination sans délai, jusqu’aux derniers cas enregistrés fin septembre. L’essai a également été étendu à la Sierra Leone.


Très peu de données sont disponibles à ce jour sur les deux autres vaccins expérimentaux, celui du laboratoire GSK et celui de Johnson & Johnson. S’il ne sera pas possible de poursuivre un essai évaluant la protection contre Ebola une fois qu’il n’y aura plus de cas, il est en revanche prévu de mener un essai comparant la réponse immunitaire, ainsi que sa durée, induite par chacun des trois vaccins, ce qui n’a pas été réalisé jusque-là.
Les leçons de l’épidémie ont-elles été tirées ?


Les retards de l’OMS, et notamment le fait qu’elle n’ait déclaré que le 8 août 2014 qu’il s’agissait d’une « urgence de santé publique de portée internationale », ont conduit à une critique en règle et à un réexamen des procédures de déclenchement des alertes sanitaires.
L’OMS a également décidé la mise sur pied d’une force d’intervention internationale. Elle s’est également attelée à aider les pays les plus menacés par une prochaine épidémie – en raison de leur proximité géographique, de l’ampleur des échanges commerciaux et des mouvements de population – à renforcer leur système de santé et leurs capacités de riposte. L’avenir dira si toutes les leçons ont été tirées, y compris celle de l’importance de la mobilisation internationale, en particulier sur le plan financier.


2 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

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  2. Auteur

    Anonyme

    En Octobre, 2015 (13:42 PM)
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