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Piratage informatique : Comment les utilisateurs sont en danger

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Piratage informatique : Comment les utilisateurs sont en danger


Le mercredi 6 Mars 2013, Microsoft a organisé à l’Hôtel Pullman un panel sur le piratage de logiciels à l’occasion de la journée dénommée Play it Safe Day. Les nouveaux chiffres du piratage au Sénégal sont connus et aux sorties des discussions, plusieurs recommandations ont été faites.


Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre a organisé mercredi 6 mars 2013 à l’Hôtel Pullman le Play it Safe Day».


Pour cette année 2013, Microsoft a invité, autour de la même table, plusieurs acteurs venus du gouvernement sénégalais (ministère de la communication), des institutions de lutte contre la fraude (Bureau Sénégalais des droits d’auteurs(BSDA), des chefs d’entreprises, des médias et du monde des NTIC. Tous les participants sont unanimes sur les effets néfastes du piratage ou de la contrefaçon qui fait tant de mal à l’économie sénégalaises en termes de pertes de recettes fiscales, de création d’emplois, de développement technologique ou social et en termes de respect de a propriété intellectuelle tout court.


Lors de ce panel, les débats ont porté sur plusieurs points qui se recoupent en trois axes majeurs à savoir les causes et manifestations du piratage, le cadre juridique et réactions du monde professionnel, et la contribution du consommateur sénégalais dans la lutte contre le piratage.  


S’il est vrai que les causes et manifestations du piratage sont diverses et variées, ce qu’on peut retenir des échanges, c’est qu’au final, les utilisateurs qui piratent dépensent beaucoup plus de ressources à vouloir réparer les dommages causés par des logiciels illicites. Selon, M. Juanito de Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre, « certains utilisateurs en effet cherchent délibérément à se procurer des logiciels piratés afin de réaliser des économies, ignorant que le risque d’infection de leurs ordinateurs par des logiciels malveillants est élevé : 1 logiciel sur 3 pour les consommateurs et 3 logiciels sur 10 pour les entreprises, selon une nouvelle étude commandée par Microsoft Corporation et menée par l’International Data Corporation (IDC). L’étude montre aussi qu’en raison de ces infections, les consommateurs perdent 1,5 milliards d’heures et 22 milliards de Dollars à identifier et réparer les dommages causés, tandis que les entreprises dépensent globalement 114 milliards de Dollars pour traiter les cyber-attaques. »


Il n’y a aucun doute, le piratage de logiciels coûte des milliards en temps et en argent aux entreprises et aux consommateurs. Le dommage est estimé en Afrique de l’Ouest et du Centre à près de 14 milliards de FCFA. Malheureusement, le Sénégal est parmi les mauvais élèves avec « un taux de piratage estimé à 78%. » C’est pourquoi, la réaction du monde professionnel va dans le sens de l’adoption sans ambiguïté d’un cadre et dispositif juridique. Réagissant sur cet aspect, M. Youssou Soumare, Responsable juridique du BSDA, a précisé que « sa structure a pour mission de protéger toutes les œuvres de l’esprit. Elle dispose d’une brigade pour accomplir cette protection en ce qui concerne tout type de violation. Toutefois, il n’est pas dans ses attributions d’ester en justice.»


Les contributions sur le troisième axes ont évoqués la nécessité d’informer et de former le consommateur d’abord sur l’importance du respect de la propriété intellectuelle pour changer la mentalité et la culture. Tous les panélistes étaient unanimes sur le fait que les enjeux financier, économique et social du piratage sont suffisamment importants pour que tous les acteurs engagés dans la chaîne soient mobilisés. C’est dans cette optique que les participants ont fait quelques recommandations,  entres autres :


    L’amélioration et la diversification des canaux et des moyens de communication de Microsoft en direction des utilisateurs.


    Renforcement du cadre juridique pour réprimer les contrevenants.


    Elaboration des stratégies inclusives en tenant compte de la culture de l’environnement dans lequel évoluent les consommateurs.


    Rapprochement des  produits légaux par des points de ventes agrées et proches de la population


En conclusion, le débat a été enrichissant. Le représentant du ministre de la communication, M. Babou Sarr s’est d’ailleurs « félicité de cette initiative et a souhaité que ce cadre d’échanges se multiplie de sorte à parvenir ensemble à trouver des solutions pour faire reculer le piratage au Sénégal.» Quant à Microsoft, il a réaffirmé qu’il dispose techniquement des solutions anti-piratage, mais elles ne peuvent être efficaces qu’avec la collaboration du consommateur. Les responsables de la société ont d’ailleurs annoncé la mise en ligne d’un site ou les utilisateurs peuvent trouver les informations pour reconnaitre un logiciel original - http://www.microsoft.com/fr-fr/howtotell/default.aspx


Il faut rappeler que Play it Safe Day est l'initiative mondiale de Microsoft pour mettre l'accent sur l'importance d'utiliser des logiciels légaux et vise à démontrer leurs bienfaits pour les utilisateurs, aussi bien pour les entreprises que pour les consommateurs. « Play it Safe Campaign », est aussi l’occasion pour Microsoft de publier les résultats d'une étude d'IDC sur les risques et les pertes financières que les consommateurs et les entreprises encourent lorsqu'ils acquièrent et installent des logiciels contrefaits.


Plus d’informations : http://www.facebook.com/Microsoftwca


Bon à savoir : Dans le cadre de l’étude, IDC a analysé quelques 270 sites internet et réseaux « Peer-to-Peer », 108 téléchargements de logiciels et 155 CD/DVD à travers le monde, a interrogé 2077 consommateurs et 258 directeurs informatiques et chefs des services informatiques au Brésil, en Chine, en Allemagne, en Inde, au Mexique, en Pologne, en Russie, en Thaïlande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. IDC a ainsi constaté que, parmi les logiciels contrefaits n’étant pas installés à l’origine sur l’ordinateur, 45% proviennent d’internet (sites internet, réseaux “Peer-to-Peer”), 80% ont des logiciels espion et 36% contiennent des Chevaux de Troie (virus) et des logiciels publicitaires.


Il y a d’autres résultats marquants révélés par l’étude commandée menée par l’International Data Corporation (IDC), entre autres :


    64% des interrogés ayant utilisé des logiciels contrefaits ont déjà fait face à des problèmes de sécurité ;


    Dans 45% des cas, les logiciels contrefaits ont ralenti les PCs et ont dû être désinstallés


    48% des interrogés ont indiqué que leur plus grande préoccupation liée à l’utilisation de faux logiciels était la perte de données ;


    29% d’entre eux étaient principalement préoccupés par le vol d’identité.


Attacher des logiciels malveillants à des logiciels contrefaits est la nouvelle méthode des cyber-délinquants pour s’attaquer aux consommateurs et entreprises ignorant les dangers potentiels.


Le livre blanc d’IDC a également étudié le niveau surprenant d’installations de logiciels personnels au sein des entreprises, mettant en lumière une autre voie d’introduction de logiciels non sécurisés dans l’environnement du travail. Alors que 38% des directeurs informatiques reconnaissent que ces pratiques existent, 57% des employés admettent qu’ils installent des logiciels personnels sur les ordinateurs appartenant à leurs employeurs. Les personnes interrogées ont indiqué à IDC que seuls 30% des logiciels installés sur leurs ordinateurs de travail ne causaient aucun problème. 65% des directeurs informatiques ont admis que les logiciels personnels installés en entreprise augmentent les risques d’insécurité. Pour beaucoup, dans l’entreprise, les logiciels personnels installés par les employés peuvent constituer une menace cachée pour la sécurité des réseaux et systèmes informatiques.

 


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2 Commentaires

  1. Auteur

    Inform

    En Mars, 2013 (09:31 AM)
    ceci est une politique de microsoft pour attirer un plus grand marché .c'est vrai que le piratage a des inconcénients mais il faut recourir aux logiciels libres. aujourd'hui pratiquement tous les logiciels commerciaux existe en version libre.
  2. Auteur

    Thiolo

    En Mars, 2013 (13:39 PM)
    Mon grand tu as raison, depuis plus de 05 ans j'utilise ubuntu ( logiciel libre, téléchargement gratuit), je n ai jamais eu de problème de virus. Ce système permet de faire tout comme windows et il a des plus.

    Sortons de l anarque commerciale de Microsoft et allons vers le libre dont on peut avoir les codes sources pour le modifier en fonction des besoin

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