Adhésion du Maroc à la Cedeao : ce que dit l’étude d’impact

  • Source: : Webnews | Le 19 décembre, 2017 à 18:12:32 | Lu 4873 fois | 18 Commentaires
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Les chefs d'État réunis lors du 52e sommet de la Cedeao à Abuja, au Nigeria, ce 17 décembre 2017.

Jeune Afrique révèle le contenu de cette étude de 66 pages sur laquelle planchent les pays membres. Globalement, le Maroc est le bienvenu mais son adhésion à ce marché commun doit se faire d'une façon progressive.

« Pour ce qui est de l’adhésion à part entière du Maroc à la Cedeao, de la Tunisie en qualité d’observateur et de la Mauritanie comme membre associé, le sommet a mis en place un comité composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian pour adopter les termes de références et superviser l’étude approfondie des implications de cette adhésion ». Voici ce qu’ont convenu les chefs d’État africains à l’issue du 52ème sommet de l’organisation régionale, réuni le 16 décembre à Abuja.

Jeune Afrique a pu accéder à l’étude d’impact soumise aux chefs d’État qui ont participé au sommet d’Abuja. Elle est globalement positive pour le Maroc, mais soulève un certain nombre de freins et de contraintes, essentiellement liées au décalage entre l’économie marocaine et celle de certains pays de la région. En voici les principales conclusions.

Craintes de déséquilibre

Tout d’abord, côté procédure juridique, rien n’empêche l’adhésion du Maroc à ce regroupement régional. Il suffit d’un acte additionnel au traité fondateur qui n’exclut pas la possibilité d’adhésion d’un nouveau membre.

Ensuite, en cas d’acceptation du Maroc, les questions relatives à la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et d’établissement, la monnaie unique ainsi que les aspects techniques de tout genre, exigent un délai de transition.

Sur ce point, le Maroc « prendra en compte les préoccupations économiques des pays de la zone en leur permettant de protéger leurs secteurs fragiles », a assuré à Jeune Afrique une source diplomatique, qui avance l’idée d’appliquer une méthode comparable à celle à l’oeuvre dans le cadre de l’accord d’association Maroc – Union européenne (UE). En clair, les 15 pays de la zone Cedeao pourront accéder librement au marché marocain, sans réciprocité automatique, et ce, pendant le temps que souhaite la Cedeao.

Questions de compétitivité

Sur le plan économique, l’adhésion du Maroc serait globalement bénéfique, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie, dans lesquels le royaume a réalisé des avancées.

« Le marché de l’élevage et des produits laitiers semble offrir une opportunité lucrative pour les États-membres actuels de la Cedeao en raison de tarifs d’importation relativement bas. Cependant, il reste beaucoup à faire au niveau des pays de la zone pour que leurs exportations dans ce secteur puissent être compétitives », indique l’étude.

Au niveau industriel, en raison des différences de développement entre le Maroc et d’autres pays de la zone, il est nécessaire de mettre en place des mesures de mise à niveau pour les industries des États-membres.

D’après nos sources diplomatiques, le royaume est prêt à participer à la réalisation des grands projets identifiés par la Cedeao, à la mise à niveau de l’agriculture et à la co-localisation dans l’industrie.

Sahara occidental, facteur de division

Du point de vue politique, l’étude d’impact souligne certes que le Maroc joue un grand rôle dans la région, notamment dans les domaines de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme. Mais elle attire aussi l’attention des chefs d’État de la Cedeao sur la nécessité d’anticiper la manière de traiter la question du Sahara occidental. Car « elle constitue un potentiel facteur qui pourrait créer des divisions entre les États membres actuels dans le cas où le Maroc deviendrait membre ».

Enfin, l’étude d’impact relève que la demande d’adhésion du Maroc pourrait inciter d’autres pays à le faire. De fait, la Cedeao devrait réexaminer de plus près ces pré-conditions d’adhésion.

Pour résumer, si rien n’empêche l’acceptation du Maroc au sein de la Cedeao, il faudra des mesures transitoires accompagnés d’une mise à niveau de certaines économies de la région pour bénéficier équitablement du marché commun.


Auteur: Jeuneafrique - Webnews






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Commentaire (20)


Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 1
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Diouf En Décembre, 2017 (19:51 PM) 0 FansN°: 1
non, la mauritanie d'abord.
Reply_author En Décembre, 2017 (17:02 PM) 0 FansN°: 1
la cedeao doit être plus qu'un marché commun.
nous avons eu les almoravides, ghana, l'empire du mali et l'empire du songhaï. faisons de la cedeao un etat fédéral.
faisons l'afrique de l'ouest !
united we stand !

après la mauritanie et le maroc la cedeao doit s'arrêter de grandir et se transformer en un etat fédéral. ne laissons personne saboter notre vision.
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 2
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 3
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 4
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Reply_author En Décembre, 2017 (03:52 AM) 0 FansN°: 1
tout à fait d 'accord
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 5
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 6
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 7
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 8
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Die En Décembre, 2017 (19:12 PM) 0 FansN°: 9
Oui au Royaume Cherifien non à la Tunisie et a la Mauritanie
Anonyme En Décembre, 2017 (20:18 PM) 0 FansN°: 10
Combien on t'as payé pour vendre ton ame
Anonyme En Décembre, 2017 (20:18 PM) 0 FansN°: 11
Anonyme En Décembre, 2017 (20:26 PM) 0 FansN°: 12
Ne serait ce que pour les africains presents dans ce pays, l'amelioration de leur condition de vie, des bonnes relations que nous avons tissées, je dis oui. Mais faudra se preocuper des exigences macroéconomiques afin que chaque pays y trouve son compte. Les unions sont avantageuses pour les pays membres a t-on appris: mobilité capitaux, personne, convergence du niveau d'inflation etc. J'espere vraiment que l'economie africaine se portera mieux afin que nos jeunes trouvent leur avenir en Afrique
Anonyme En Décembre, 2017 (20:53 PM) 0 FansN°: 13
la tunisie est un pays raciste et surtout avec les noirs,donc je ne vois pas sa place au sein de la cedeao
Anonyme En Décembre, 2017 (22:22 PM) 0 FansN°: 14
oui au maroc et à la tunisie, non à la RIM
Anonyme En Décembre, 2017 (01:00 AM) 0 FansN°: 15
La question du Sahara est vite regle :On ne peut pas aller a l'Union tout ene se divisant".

Neanmoins, les vrais questions n'ont pas ete abordes dans cette etude.

Le Maroc arrive pour assoir uen hegemonie politique et economique,et cela passe par une domination du marche financier.Cette etude semble aussi muet, sur le fait que le Maroc n'a pas la meme culture,ni la meme histore que nos pays et nos peuple....Nou on ne connait pas des rois qui nous frappent et nous emprisonnent. Chez nous, le roi est celui chez qui on mange et qui celui qui protege
Cedeao Etat Fédéral  En Décembre, 2017 (02:18 AM) 0 FansN°: 16
"Sur ce point, le Maroc « prendra en compte les préoccupations économiques des pays de la zone en leur permettant de protéger leurs secteurs fragiles »"



Non mais le nègre il est con ou il est naïf ? Qui sur ce planète, face à des intérêts économiques croirait en ces salades d'utopie ? Qui ?  :nohope:  :nohope:  :nohope:  :nohope:  :sunugaal: 

Il n'y aura aucune pitié. Ce sera une boucherie.
Anonyme En Décembre, 2017 (02:34 AM) 0 FansN°: 17
Il faut organiser un référendum, le premier de l'Etat Fédéral Ouest Africain pour que nous, citoyens ouest africain, nous prononcions sur la question à savoir est ce que nous voulons nous mélanger avec les maghrébins. En plus de faire scène de loup économique, l'entrée du Maroc dans notre espace, met en péril notre projet de réunification de l'Afrique occidentale en un Etat Fédéral. Bien entendu, ne me dites surtout pas que ce sera ce Mohamed 6 qui nous gouvernera dans ce cas, vu que le Maroc n'acceptera jamais une souveraineté étrangère chez lui et de surcroît nègre. Autant revenir à l'esclavage directement.

Laissez nous exprimer notre avis populaire. Si la CEDEAO commence alors à prendre des décisions impopulaires, elle prendra donc ses distances vis à vis de ses citoyens, deviendra illégitime et sans crédit pour régler d'éventuels futurs conflits et enfin, finira comme l'Union Maghreb Arabe - UMA, une institution qui n'existe que de nom. Même la Mauritanie doit resté en marge, en tout cas pour encore quelques temps. Elle n'a qu'à assumer son irresponsabilité et sa traîtrise. Foula ak joom moy tax nu respecteniou !
Anonyme En Décembre, 2017 (05:12 AM) 0 FansN°: 18
il faut une étude d ' impact sérieuse, nous ne devons nous amuser sur les questions de souveraineté de nos états et les questions de développement qui sont les gages et garants de notre survie . Vive l ' intégration africaine en bas l esclavagisme .
Ex Goor En Décembre, 2017 (06:51 AM) 0 FansN°: 19
C'est vraiment triste de constater que des pays africains où il pleut 7 mois sur 12 comme la Guinée aient peur des produits agricoles du Maroc. Je crois qu'il faut les états généraux du pourquoi nous sommes toujours les derniers. Pour l'agriculture, il n'ya pas de secret. Des terres que nous avons, de l'eau que nous avons, des intrants et nous savons où les trouver et une technologie qui existe. Alors où est le problème? Même pour copier ce que font les autres pour être comme eux, ce n'est pas possible. Sarkozy vient à Dakar nous dire la vérité et on l'insulte. Importer des oignons est une insulte pour nous. Importer des pommes de terre l'est aussi. La Guinée et le Senegal pourraient être de grands producteurs de patate douce par exemple. C'est tellement facile de faire en tout cas comme le Maroc dans le cadre de l'agriculture. Il faut tout simplement produire et mettre sur place une industrie qui achète le produit et le transformer. Ce n'est pas à l'état bien sûr de le faire mais mettre le cadre pour favoriser ce secteur. On n'a pas besoin d'être ingénieur agticole ou économiste pour savoir ce qu'il faut faire. Même si on ne savait pas, il suffit tout simplement de faire comme fonty les mauvais élèves à l'examen: tricher sur la copie du bon élève qui se trouve à côté. Même copier est difficile pour nous. Quelqu'un se pose la question de savoir si nous sommes maudits et on l'insulte. Bon sang¡¡¡¡ Dites-moi si développer l'agticulture est difficile. TERRES, EAUX,INTRANTS, MACHINES, TECHNICIENS ,UNE INDUSTRIE POUR ACHETER LA PRODUCTION ET LA TRANSFORMER. Nous ne pouvons pas faire ça? Ndeyssaane, l'africain noir...... Quelqu'un me dira qu'il ne faut pas généraliser. Ah bon??????Ce problème n'est-il pas général pour les pays d'Afrique Noire? Regardez autour de nous. Les pays d'Afrique Noire qui ont du pétrole sont moins riches que les pays arabes qui en ont. Le pétrole est le même. Et pourquoi donc cette différence? Le Nigéria ne peut même pas assurer la production d'électricité. Vous avez vu le Gabon . uN PRÉSIDENT CONGOLAIS NE DISAIT-IL PAS QU'ILS NE SAVAIENT PAS COMBIEN DE BARILES ÉTAIENT EXTRAITS CHEZ EUX? C'est tout simplement triste et humiliant.
Reply_author En Décembre, 2017 (08:58 AM) 0 FansN°: 1
il n'y a pas besoin d'états généraux pour savoir pourquoi nous sommes toujours les derniers !
nous sommes toujours les derniers parce que nous sommes trop c.o.n.s, trop "sensibles" et nous nous comportons comme des gamins à chaque fois qu'il faut faire preuve de sens des responsabilités et de froideur pour protéger nos intérêts !

"l'émotion est nègre et la raison est hélène..." disait senghor !.... pffff, foutaises !
moi je dis : dans la vie il y a 2 catégories d'hommes : ceux qui creusent et ceux qui ont le flingue !..... choose side ... !
Reply_author En Décembre, 2017 (10:08 AM) 0 FansN°: 1
vous avez tout a fait raison, nous serons toujours les derniers parcque nous sommes naifs et cons. le maroc et la tunisie ne se sentent pas africains, s'ils pouvaient adherer à l'ue, ils ne parleraient jamais de cedeao. en plus, ils y a en qui pensent qu'ils vont nous "aider" à ... il faut que nous comptions sur nous.
pauvres de nous
Reply_author En Décembre, 2017 (11:45 AM) 0 FansN°: 2
tu as regardé le film: le bon la brute et le truand
Jules Diop S En Décembre, 2017 (11:13 AM) 0 FansN°: 20
Pourquoi décrier une participation de pays africains comme le Maroc au sein de CEDEAO alors qu´une autre puissance non africaine pèse en toute impunité sur les destinées monetaires d´autres grands ensembles africaines. Et ceci avec la bénédiction de bien des chefs d´état bien africains.... c´est à perdre son latin
Reply_author En Décembre, 2017 (11:28 AM) 0 FansN°: 1
nous n'avons jamais dit que nous cautionnions le fait que d'autres puissances, notamment occidentales, pèsent sur les processus de décision de la cedeao !
nous les décrions et les renions tous : européens comme maghrébins !!!
et disons de plus : honte a nos dirigeants qui mettent l'avenir de nos enfants en peril !!!

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