Sept millions d'électeurs maliens aux urnes pour élire un président de la République

  • Par : Aps | Le 28 juillet, 2013 à 11:07:55 | Lu 5942 fois | 14 Commentaires
content_image

Sept millions d'électeurs maliens aux urnes pour élire un président de la République

Sept millions d'électeurs maliens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire un président de la République sept mois après l'intervention militaire française, qui a permis de libérer la partie nord du pays de l’emprise des groupes terroristes.

 

Quelque 9907 électeurs sont inscrits dans la région Sénégal, qui couvre 4 pays, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau et Cap-Vert, à l’occasion de l’élection présidentielle, a-t-on appris de source diplomatique à Dakar. 

 

Ces électeurs sont inscrits dans 36 centres de vote répartis dans les 4 pays, a précisé Souleymane Kantara Cissokho, chargé de communication à l’Ambassade du Mali à Dakar.

 

La région de Dakar compte 24 bureaux de vote à Dakar-Centre et en banlieue, a-t-il ajouté.

 

Vingt-sept candidats sont en lice pour entrer au palais présidentiel de Koulouba et succéder à Dioncounda Traoré, président de la République par intérim. Parmi eux figurent d'anciens ministres et premiers ministres, comme Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé.

 

Tiébilé Dramé, l’un des principaux hommes politiques du pays et leader du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), a retiré sa candidature et dénoncé l’implication du gouvernement français dans l’organisation du scrutin. 

 

M. Dramé, un historien de formation ayant fait ses études en France, estime que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se comporte comme "le directeur des élections au Mali". 

 

L'élection présidentielle malienne aurait dû se tenir en avril 2012 mais le pays a connu un coup d'État militaire, l'occupation des deux tiers de son territoire par des groupes islamistes armés.

 

Le pays a été libéré de cette occupation avec le soutien des alliés français et ouest-africains. 

 

L’universitaire sénégalais Abderrahmane Ngaidé a dit samedi à Dakar qu’il ne serait pas surpris de voir persister la crise politique au Mali même après l’élection présidentielle de dimanche, qui est censée sortir ce pays de l’instabilité. 

 

"Cela ne me surprendrait pas" qu’on doive continuer à gérer une crise au Mali, a dit M. Ngaidé, parlant de l’élection présidentielle censée sortir ce pays de la crise politique qu'il vit depuis le coup d'Etat d'avril 2012. 

 

"Le régime qui sortira des élections sera un régime de transition parce que Dioncounda Traoré n’est pas un président de transition. Il gère la guerre", a affirmé M. Ngaidé lors d’une conférence du Réseau des journalistes pour l’information religieuse (REJIR) sur les "enjeux des bouleversements dans le monde musulman (Egypte, Iran, Mali et Syrie)". 

 

"Dioncounda Traoré, à mon avis, ce n’est pas un président de transition. C’est un président qui gère la guerre. Celui qui sera élu demain (dimanche) sera peut-être le président de transition", a insisté Abderrahmane Ngaidé, maître-assistant au département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. 

 

L'organisation matérielle et le déroulement du scrutin suscitent l’inquiétude dans le nord du pays, qui est tombé d’avril 2012 à janvier 2013 entre les mains de groupes islamistes armés. 

 

L’inquiétude est réelle même si les rebelles ont signé un accord avec le gouvernement malien en juin dernier à Ouagadougou (Burkina Faso).

"Je ne pense pas que la démocratie puisse être mesurée par la régularité des élections", a dit M. Ngaidé.

 

"Nous avons vu les changements démocratiques qu’il y a eu en Egypte, qui ont été précipités par les [pays] occidentaux. […] D’un coup, en moins d’une année, un coup d’Etat militaire !" a-t-il commenté. 

 

Il reproche aux pays soutenant la tenue de l’élection présidentielle au Mali de faire "comme si les élections étaient [synonymes de] la démocratie". 

 

L’accord conclu par le gouvernement malien et les rebelles - qui s’étaient emparés du nord du pays – n’est pas propice à la tenue d’une élection présidentielle dès maintenant, selon l’historien. 

 

"L’accord signé est très clair", a-t-il dit, expliquant que lors de sa signature, les rebelles ont dit en substance : "Nous voulons un gouvernement légitime, pour que nous renégocions avec lui l’autonomie." 

 

Parlant de sécurité, Abderrahmane Ngaidé préconise une "démarche globale de lutte contre le terrorisme" en Afrique de l’Ouest. 

 

"Le président qui sera élu demain doit bien connaître l’Afrique de l’Ouest. Tous les présidents de l’Afrique de l’Ouest doivent connaître l’histoire des pays de la sous-région, parce qu’on ne peut pas vivre à côté de quelqu’un sans le connaître", a-t-il ajouté. 

 

Une stabilité relative est revenue dans le nord du Mali, depuis l'intervention militaire menée dans cette partie du pays par plusieurs pays africains, sous l'égide de la France, depuis janvier dernier.

 

Une "mission de soutien" des Nations unies s'est déployée dans le pays, depuis mi-juillet. 




Aps

Commentaire (7)


John En Juillet, 2013 (11:13 AM) 0 FansN°: 1
Ablaye wade tes oumras et pélérinages ne peuvent pas effacer tes crimes de sang, ta framaconnerie que tu as publiquement confessée, et le mal que tu as fait a ce pays.Aprés le crime, maintenant c est les regrets.Mais peine perdue

Africain221 En Juillet, 2013 (12:15 PM) 0 FansN°: 2
Elections ou mascarade malienne? mdrrr. Apres la menace du fantôme islamiste et la guerre playstation Serval remake de call of duty il est temps de passer à la phase suivante de cette comédie : les élections et après les élections certains contesteront les résultats et on parlera de GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION et comme ça la cocotte minute sera minute sera maintenue à bonne température prête à exploser si besoin encore une fois. Entre temps le Mali aura emprunter des milliards pour financer cette farce, un pays au ralenti et encore des mois pour trouver un consensus qui en réalité signifiera : retour case depart jusqu'à la prochaine partie de jeu playstation du maitre des lieux : la ripoublik fransaoui et ses assocciés de la mondialisation ( néocolonialiste). et sur l' écran de la télé on peut lire : Rejouer ou Continuer , bouana à le choix, hahahahahahahah ha hah hi.
Xavier Vercher En Juillet, 2013 (12:23 PM) 0 FansN°: 1
encore un ya bon baniania qui se lamente

dans ce monde négro, y a deux catégories : ceux qui font l'histoire et ceux qui subissent l'histoire . tu connais ta place ?

retenez ça au lieu de vous lamenter, éternel recommencement
Fitaw_makonen En Juillet, 2013 (13:25 PM) 0 FansN°: 2
@africain221
je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi cette précipitation. serval est là, les forces maliennes sont là misma est là. pourquoi n’a-t-on pas pris 3 à 6 mis supplémentaires. 
presque tous les candidats ont admis qu’il est trop tôt pour tenir cette élection présidentielle du point de vue de l’organisation. 
du point de vue politique, le fossé entre le nord et le sud n’est pas encore comblé et l’azawad tient toujours à son indépendance. 
cherche-t-on à mettre en place un président handicapé dans son autorité ? 
cherche-t-on à créer une situation obligeant le futur président à faire des concessions de taille à une « entité géographique » ou l’élection ne se sera pas déroulée correctement ? 
questions, questions, questions…  comme toi, j’ai l’impression qu’on va à l’élection uniquement parce que le sauveur « françois » le veut ou si tu préfères parce que bwana l’a décidé !
Verite001 En Juillet, 2013 (13:43 PM) 0 FansN°: 3
petition:
nous jeunes panafricanistes,demandons a tous les hommes et femmes epris de paix et de justice de se rendre a l'ambassade d'egypte a dakar afin de manifester notre mecontentement face au pouvoir sanguinaire de mansour adly dirige en realite par le criminel sanguinaire al sissi.cette manifestation concerne tous les hommes et femmes quelle que soit leur religion (musulman ou chretien) car ce qui se passe en egypte est tout simplement une honte pour le monde dit civilise,comment est ce que le monde peut cautionner une barbarie pareille?
nous appelons toutes les organisations des droits de l'homme (radho,ondh,fidh,human rights watch ,amnesty international,jamra,les associations religieuses,musulmanes comme chretiennes) a marcher vers l'ambassade d'egypte afin de signifier a l'ambassadeur notre desapprobation face a l'usage excessif de la force dont sont victimes les frères musulmans.
morsi qu'ils ont essaye de diaboliser n'avait pas proceder a des arrestations arbitraires,des tueries de masse,de fermeture des chaines de televisions,de journaux,maintenant les personnes intelligentes savent qui sont les vrais terroristes.j'espere que la cpi est entrain de suivre attentivement cette affaire d'egypte.
faites passer cette petition s'il vous plait.
Azawadien En Juillet, 2013 (12:57 PM) 0 FansN°: 5
Les Francais sont avec nous Azawadiens blancs.

Donc les nègres peuvent voter ce qu’ils veulent ca changera rien.



IBK est obliger de nous donner tout ce qu’on veut.

















































 :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha: 
Cofia Immo En Juillet, 2013 (13:35 PM) 0 FansN°: 6
Appelez ce numero : 33 820 75 50.



C'est fait ? Alors certainement vous venez d'acquérir l'affaire du siecle

!

Une parcelle ou une maison TF Keur Massar Extension a ce prix la et à ces conditions la !

Du jamais vu !
Sénémalien En Juillet, 2013 (16:33 PM) 0 FansN°: 7
A no fréres maliens.Ne faites surtt pa la bétise que nou,sénégalais avions fait il ya 1an.N'élisez pas un président par accident.N'acceptez jamai détre mackyllés!!!

Commentez cet article

Auteur

Commentaire :

Service Commercial

Senegal : +221 33 864 65 71    |    Usa, Canada, Europe : +1 703 348 7306    |    Email : [email protected]

Rédaction

Email : [email protected]    |    Tel. (redacteur en Chef) : +221 77 562 00 29    |    Email (redacteur en Chef) : [email protected]