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Le CNCR déplore le manque de concertation sur l’agrobusiness

  • Par : APS | Le 22 novembre, 2012 à 21:11:43 | Lu 5724 fois | 3 Commentaires
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Le CNCR déplore le manque de concertation sur l’agrobusiness

Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) du Sénégal, Samba Guèye, a déploré jeudi à Dakar, l’absence de concertation entre les différents acteurs du secteur agricole sur la ruée vers les terres de l’agrobusiness, au détriment des petits producteurs.

"Nous ne sommes pas contre l’agrobusiness, mais que la pratique soit adossée sur quelque chose. Nous ne sommes pas en déphasage avec l’agrobusiness, mais, nous déplorons le manque de concertation, de dialogue entre les différents acteurs", a-t-il dit, lors d’une conférence de presse. La rencontre s’est tenue à l’issue des travaux d’un forum international ayant réuni dans la capitale sénégalaise (20-22 novembre), des représentants de plusieurs organisations paysannes de la sous-région sur le thème: "Les exploitations familiales agricoles sont les principales pourvoyeuses de nourriture et de richesse en Afrique de l’Ouest". ‘’Nous pensons qu’il faut discuter sur la question de l’installation dans nos pays de l’agrobusiness. Il faut débattre entre acteurs (du secteur agricole) sur cette question parce qu’il y a absence de concertation’’, a indiqué M. Guèye. Partout à travers le monde, a-t-il noté, l’agriculture familiale a été le socle du développement. ‘’Bien avant les indépendances, ce sont les exploitations familiales qui nous nourrissent.’’ ‘’Nous estimons que si nous sommes mis dans les mêmes conditions de travail que les producteurs de l’Amérique, de l’Europe, de l’Australie, nous pourrons beaucoup produire. Nous demandons d’être renforcés davantage pour mieux produire’’, a affirmé Samba Guèye. 

"Si ces exploitations familiales sont accompagnées, modernisées, appuyées, elles seront compétitives par rapport à l’agrobusiness. Nous voulons que les décideurs soient plus regardants sur ces exploitations familiales", a ajouté le président du CNCR.  

En marge de la conférence , l'ambassadeur Jean Fayder a présenté son livre : "La faim tue". Dans l'ouvrage, l'auteur montre que ce sont avant tout les populations rurales qui sont les victimes de ce fléau. Il analyse aussi les causes profondes de cette crise et les stratégies erronées mises en place par les organisations financières internationales qui avantagent les élites et les intérêts économiques et financiers toujours plus puissants.


APS

Commentaire (2)


Ok En Novembre, 2012 (23:25 PM) 0 FansN°: 1
Ne vilipendez pas nos terres...on dirait que l'histoire se répète, hier c'était les européens aujourd'hui c'est la Chine qui n'a pas assez de terre pour assurer sa sécurité alimentaire dans les 20 prochaines années...malheureusement nos hommes politiques ne voient rien , pour eux la Chine vient pour leur aider, loin de là ils sont là pour assurer leur futur (la re-colonisation en marche mais cette fois ci c'est le géant-la Chine)
Ndeye Khady En Novembre, 2012 (08:07 AM) 0 FansN°: 2
MON FRERE, IL FAUT D'ABORD CONVAINCRE LES SENEGALAIS A INVESTIR DANS L'AGRICULTURE. NOUS PARLONS BEAUCOUP DE LA PRESERVATION DE NOS TERRES, MAIS CROIT-ON VRAIMENT QU'IL FAUT CLTIVER LA TERRE, POUR DIMINUER LE COUT DE LA VIE AU SENEGAL ET S'ENRICIHIR. JE CROIS QUE LES ENEGALAIS RESTENT ENCORE DANS LE REVE. IL FAUT NOUS INVESTIR AU TRAVAIL DE LA TERRE AU LIEU D''ENVAHIR LES VILLES ET DES QU'UN SENEGALAIS DEMANDE DU CHAMP, TOUT LE MONDE DEFEND LE PAUVRE PAYSAN, QUI GARDE LA TERRE, NE LA CULTIVE QUE POUR QUELQUES SACS DE MIL ET D'ARACHIDES ET DE NIEBES POUR PARLER D'AGRICULTURE. Tant que le paysan africain ne cessera pas de penser qu'il ne faut cultiver que parce qu'il y a la pluie, aucune perspective, alors que le developpement du pays, la lutte contre le chomage, la baisse des denrees de premiere necessite, l'industrialisation, le developpement des regions , la croissance economique et bien d'autre chose, ne dependent que de l'agriculture. TOUT CEUX QUI S'AGITENT POUR DEFENDRE LES PAYASANS, NE MANGENT PAS LEUR PRODUCTION. L'EXEMPLE EST LE RIZ. LES CHINOIS ONT VU QUE NOUS AVONS BEAUCOUP D'OPPORTUNITES, MAIS NOUS NE TRAVAILLONS PAS, NOUS NE FAISONS QUE PARLER, EUX VEULENT TRAVAILLER. ILS ONT PEUT ETRE RAISON. IL FAUT QU'ON EN DEBATTE, CAR, ENVAHIR LES VILLES, LES TROTTOIRS, REFUSER DE CULTIVER LA TERRE, s'opposer a tout projet de developpement et penser que les politiques seuls ont le devoir de developper ce pays, le nouveau senegalais se trompe lourdement et chacun de dire "il faut qu'on nous aide". MEME DANS LES ZONES OU IL N'Y A PAS D'EAU, BEAUCOUP DE CHOSES PEUVENT ETRE EXPLOITEES, MAIS POUR PASSER A L'ACTE, LES SENEGALAIS NE SONT JAMAIOS CONVAINCUS DE LEUR CAPACITES ET DE LEURS DEVOIRS, EN TANT QU'AGENTS DE DEVELOPPEMENT. NOUS NE PRODUISONS PAS ET C'EST CE QUI PLOMBE CE PAYS.
Verité En Novembre, 2012 (01:45 AM) 0 FansN°: 1
il ya au cncr des cadres competents et qui comprennent bien les contours du developpement il suffit simplement de les informer et suis sur quil porteront le projet agrobusness mais ce nest pas des gens tapis das lombre au ministere qui sabotent pour dautres interets qui vont faire avancer les choses en tout cas mr le ministre point nest besion de vous mettre en mal avec certains de vos collaborateurs mais prenez les avis de votre predecesseur lui il avait vite compris

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