Cyberattaque inédite : La DGID face à la menace numérique
On October 2, 2025, the French Directorate General of Taxes and Estates (DGID) temporarily suspended its online services, officially due to a technical issue. In fact, the institution has been the target of an unprecedented cyberattack for several days, claimed by the Black Shantrac group, which claims to hold sensitive tax data of individuals and businesses.
Faced with this situation, the DGID activated a continuity plan by maintaining some of its services via its physical counters, while working with its technical teams to contain the incident. The severity of the attack highlights the vulnerability of Senegal's digital infrastructure and the growing exposure of public administrations to cyber risks.
Computer security experts point out that Africa has become a testing ground for cybercriminals, taking advantage of poorly protected systems and sometimes inadequate legislation. According to them, the increasing number of attacks on tax, banking, and medical data requires a rapid response to protect citizens and maintain trust in digital services.
In this context, several voices are calling for the urgent creation of a national cybersecurity agency capable of centralizing monitoring, coordinating the protection of critical infrastructure, and raising awareness among public and private stakeholders. This approach appears essential to anticipate threats, strengthen the country's resilience, and support Senegal in its digital transition in complete security.
Commentaires (5)
Cet article est très intéressant.
On nous répète souvent que des attaques informatiques sont inévitables. C’est vrai. Mais ce qu’il faudrait surtout comprendre, c’est que la question cruciale n’est pas seulement l’attaque, mais la riposte. La cybersécurité, c’est la capacité à minimiser les dégâts, à reprendre rapidement le contrôle d’un système compromis, et à mettre en place des mécanismes de sauvegarde et de restauration fiables. Autrement dit, il s’agit moins d’empêcher totalement les attaques – mission quasi impossible – que de développer une résilience numérique solide.
Le problème, c’est que beaucoup de pays mettent « la charrue avant les bœufs ». Au Sénégal, on parle de data centers et de souveraineté numérique, ce qui en soi est une bonne chose. Mais avoir un centre de données ne suffit pas : encore faut-il avoir les compétences, les procédures et les équipes capables de les gérer efficacement et surtout de réagir en cas d’attaque. Sans cela, cette souveraineté est plus théorique que réelle.
C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreuses entreprises migrent vers le cloud public : elles n’ont plus à supporter seules la charge de la cybersécurité. Les grands fournisseurs de cloud disposent d’équipes d’experts, parfois qualifiées de véritables « armées numériques », qui veillent 24h/24 à la sécurité des infrastructures. Bien sûr, cela ne dispense pas d’une vigilance interne, mais cela réduit considérablement le risque.
Au lieu que la jeunesse passe tout son temps sur TikTok, il serait plus judicieux de mettre en place des programmes de formation solides en cybersécurité. Ce secteur est aujourd’hui l’un des plus demandés au monde. Dans ma propre entreprise, nous avons classé ce métier comme étant « en tension » : la demande est telle que nous offrons des primes plus élevées que pour d’autres ingénieurs, afin d’attirer et retenir les meilleurs talents. Car les menaces, elles, ne cessent de croître.
En résumé, les attaques informatiques sont inévitables et continueront de se multiplier à l’avenir. Mais ce qui fera la différence, ce n’est pas seulement de crier « souveraineté numérique », c’est de bâtir une capacité de riposte, de former des experts compétents et de mettre en place des systèmes résilients. Sans cela, la souveraineté numérique restera un simple discours politique, sans véritable efficacité face aux menaces réelles.
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