Burkina Faso : Une nouvelle loi interdit aux chefs coutumiers toute affiliation politique ou syndicale
L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité, mercredi à Ouagadougou, la loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle.
La loi définit l’autorité coutumière comme un pouvoir de gouvernance communautaire fondé sur les coutumes et traditions, et reconnaît notamment les rois, émirs, chefs de canton, de village, de terre et chefs cultuels. Elle leur confère un rôle central dans la promotion de la paix, la prévention et la gestion des conflits, la sauvegarde des valeurs culturelles, la cohésion sociale et la mobilisation des communautés pour le développement.
Parmi les principales innovations figurent la création d’une structure nationale de coordination de la chefferie traditionnelle et l’instauration d’un registre officiel des chefs coutumiers et traditionnels, tenu par l’administration territoriale. Le texte impose également un devoir de réserve aux chefs traditionnels, leur interdisant toute affiliation politique ou syndicale et la participation à des compétitions électorales sans renonciation préalable à leurs titres.
Afin de lutter contre les auto-proclamations, la loi prévoit des sanctions pénales contre toute personne se déclarant chef sans investiture régulière.
Pour le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, cette loi historique reconnaît pleinement le rôle ancien et structurant de la chefferie coutumière dans la construction nationale et constitue un levier important pour la consolidation de la paix et la bonne administration du territoire.
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