Mali: les jihadistes du JNIM menacent d'imposer un blocus à Bamako
Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique après cette série d'attaques coordonnées lancées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA).
"À partir d’aujourd’hui (mardi), un blocus est imposé à Bamako sur tous les axes", a déclaré dans la vidéo un des porte-paroles du JNIM, Bina Diarra, s'exprimant en bamanakan, une langue locale.
"La seule mesure de tolérance est accordée à ceux qui se trouvent déjà à Bamako pour leur permettre de repartir. En revanche, il est désormais interdit de s'y rendre jusqu'à nouvel ordre", a-t-il poursuivi.
"Toute personne qui enfreindra ce blocus en prenant la route vers Bamako ou Kati en assumera les conséquences. Qu'il s’agisse de personnes ou de véhicules. Personne ne sera épargné", a-t-il menacé.
L'AFP n'était pas en mesure d'établir si le blocus était effectif mardi soir ou non.
Le Mali est actuellement en proie à l'incertitude et à la fébrilité trois jours après les attaques qui ont fait au moins 23 morts civils et militaires, selon un nouveau bilan indiqué à l'AFP par une source hospitalière.
Mardi, le chef de la junte malienne Assimi Goïta, dont on ignorait le sort depuis les attaques de samedi, est réapparu et s'est rendu au chevet de blessés de ces assauts, selon des communiqués et photos publiés mardi par la présidence malienne.
Le JNIM imposait déjà un blocus depuis plusieurs mois sur l'approvisionnement de carburant à Bamako et dans plusieurs autres villes du Mali, asphyxiant l'économie du pays et sa capitale.
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