Nord-est du Nigeria : 50 jihadistes tués par l'armée
L'armée nigériane a déclaré vendredi avoir tué au moins 50 jihadistes lors d'une opération menée en réponse à une attaque de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans le nord-est du pays, épicentre d'une insurrection islamiste.
Les forces nigérianes combattent depuis 2009 le groupe jihadiste Boko Haram et sa branche dissidente, l'ISWAP, qui cherchent à instaurer un califat dans la région.
Les jihadistes ont été tués jeudi lorsque l'armée a tenté de repousser une attaque coordonnée de l'ISWAP contre le quartier général de la 27ème Brigade de la ville de Buni Gari et le poste de contrôle de cette ville, situé dans l'État de Yobe.
"L'assaut, lancé vers 2h00 du matin par un grand nombre de terroristes venant de plusieurs axes, a été accueilli par une puissance de feu dévastatrice, une tactique militaire brillante et la détermination inébranlable des troupes qui ont tenu leurs positions et infligé de lourdes pertes aux assaillants", a indiqué l'armée dans son communiqué publié vendredi.
"Pas moins de 50 terroristes ont été neutralisés, tandis qu'une quantité importante d'armes et de munitions a été récupérée sur les fuyards" à-elle précisé, en ajoutant que deux soldats ont été tués lors de l'assaut.
Des photos publiées par l'armée et consultées par l'AFP montrent des corps, ainsi que des armes et des munitions.
Une source du renseignement, qui souhaite garder l'anonymat, a confirmé à l'AFP l'attaque ainsi que la riposte de l'armée.
"L'ISWAP a attaqué des soldats à Buni Gari et Buni Yadi. Les combats ont été intenses. Mais, franchement, l'armée a largement sous-estimé ses pertes et exagéré celles subies par les terroristes", at-elle indiqué, sans communiquer de chiffres sur les pertes humaines.
"Les victimes militaires, morts et blessés, ont été transportées à Maiduguri (la capitale et la plus grande ville de l'État de Borno) dans six ambulances. On ne sait pas exactement combien ils étaient", a indiqué une autre source issue également du renseignement.
Boko Haram et l'ISWAP ont intensifié leurs attaques ces derniers mois, après une période d'accalmie.
Depuis 2019, l'armée a fermé plusieurs petites bases pour regrouper ses troupes dans des garnisons plus grandes et fortifiées, appelées « super camps », censées mieux résister aux attaques.
Mais cette stratégie, selon certains experts, a facilité la circulation des groupes armés dans les zones rurales.
L'insurrection jihadiste a fait plus de 40.000 morts et deux millions de déplacés dans le nord-est du pays le plus peuplé d'Afrique, selon l'ONU.
Elle s'est étendue ces dernières années dans les zones limitrophes au Niger, au Cameroun et au Tchad.
AFP
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