UCAD : « mépris des autorités », le ministre de tutelle exfiltré
Alors qu’il inspectait les chantiers de la cité Claudel, à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le ministre de l’Enseignement supérieur a été accueilli par une vive contestation estudiantine, l’obligeant à écourter sa visite dans un climat de haute tension.
Les délégués des étudiants, dont les propos sont rapportés par Le Quotidien, ont exigé le départ immédiat de la tutelle. « Il doit partir, sinon ce sont les pierres qui le feront partir », a lancé avec véhémence Waly Diouf, président de l'Amicale de la Faculté des Lettres. Devant la détermination des manifestants qui tentaient de forcer le passage, le service de sécurité a dû intervenir pour exfiltrer d'urgence le convoi ministériel.
Le spectre des 13 mois d'arriérés de bourses
La colère des étudiants repose principalement sur des revendications sociales non satisfaites. Concernant les arriérés de bourses, « les étudiants en Master 1 cumulent 13 mois d'impayés ». Ce sentiment de précarité est accentué par ce que les délégués qualifient de « dialogue de sourds ». Ils estiment que leur récent sens des responsabilités, marqué par la suspension de leur grève pour sauver l'année universitaire, n'a été récompensé que par « le mépris » des autorités.
Des promesses sur fond de crise budgétaire
Malgré ce climat hostile, le ministre a tenu à rassurer les étudiants sur les efforts de l’État. Concernant les infrastructures, de nouveaux chantiers sont en cours pour accroître la capacité d’accueil. Sur le plan social, l’État s’engage à éponger progressivement la dette due aux repreneurs des restaurants universitaires dès cette année 2026. La tutelle a toutefois rappelé que toutes ces mesures doivent s’inscrire dans un « contexte budgétaire très difficile », tout en soulignant que « la prise en charge des services sociaux reste une priorité absolue » du gouvernement, reprend le quotidien du groupe Avenir Communication.
Commentaires (13)
Une cinquantaine de moutons se sont échappés de leur troupeau lundi pour envahir un supermarché de Burgsinn, en Allemagne. La scène insolite a fait le tour des réseaux sociaux.
Aussi, nous devons revoir le systéme do'ctroi de bourses aux étudiants. un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas payer ses étudiants pour aller à l'université. Dans les pays les plus nantis au monde cela n'existe pas. Le nombre des étudiants augmente tous les ans après le Baccalauréat. Notre pays sera en éternelle difficulté pour staisfaire le payment des bourses s'il ne prend pas les mesures idoines et nécessaires pour éradiquer ces problèmes financiers.
Tous les régimes ont eu ces difficultés avec les étudiants depuis la décision du président Wade d'octroyer des bourses à tous les étudiants alors que nous ne sont pas en mesure de satisfaire ce budget croissant année après année.
il faudra le concours de structures financières ( banques et instituts de financements...) comme dans les pays développés pour offrir des préts d'études aux étudiants qui commenceront à repayer leurs finacements quand ils disposeront d'empois salariés.
Une bourse n'est pas un salaire et il faudra que cela aille aux étudiants démunis, les méritants et ceux qui excellent dans les études.
Bayyi leen naafeq. en plus le Senegal les a formé et les pays sont en concurrence donc faut pas être naif et laisser non enseignant partir en guinée. Franchement le Sénégal a besoin d'une dictature sevère pour que nit yi reglé
wasalam
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