Dénombrement international des oiseaux d’eau : Le Dr Abdourahmane Diouf met en lumière l'importance du parc national du Djoudj
À l’occasion de la Journée mondiale du dénombrement international des oiseaux d’eau (DIOE) célébrée ce 15 janvier 2026, le Sénégal a mobilisé autorités et experts au parc national du Djoudj. Une opération scientifique d’envergure destinée à mieux connaître l’état des populations aviaires et à renforcer la protection de ce site classé patrimoine mondial.
Comme de nombreux pays à travers le monde, le Sénégal a célébré cette journée. Pour cette édition, l’oiseau parrain est le phaéton à bec rouge (Phaethon aethereus), une espèce emblématique. L’opération se déroule simultanément dans 143 pays, mobilisant des experts, des autorités et des passionnés de la biodiversité.
Au Sénégal, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le docteur Abdourrahmane Diouf, a choisi le parc national du Djoudj comme site principal pour mener cette activité. Parmi les 37 sites recensés à l’échelle nationale, répartis en près de 219 secteurs, ce joyau écologique du nord du pays a accueilli la délégation ministérielle. L’objectif du dénombrement est clair : collecter des données écologiques et biologiques fiables, notamment sur la taille, l’évolution des populations d’oiseaux et l’état de santé de leurs habitats.
« Nous sommes ici pour permettre au Sénégal de disposer d’informations précises sur le nombre d’oiseaux d’eau et pour contribuer également au comptage à l’échelle internationale », a expliqué le ministre.
Abdourrahmane Diouf a saisi l’occasion pour mettre en lumière l’importance stratégique du parc du Djoudj, qui s’étend sur près de 22 000 ha, dont plus de 4 000 ha de plans d’eau.
Selon lui, cela représente plus de 50 % de surface aquatique et environ 40 % de terres émergées, illustrant l’immense potentiel écologique du site.
Toutefois, le ministre a reconnu que si des efforts considérables ont été réalisés en matière de conservation, le volet développement reste encore en retrait. « Autant nous avons avancé sur la conservation, autant nous accusons un certain retard dans l’exploitation et la valorisation durables de ces ressources », a-t-il regretté.
Pour y remédier, il a annoncé la mise en place prochaine d’un modèle de partenariat public-privé. Ce mécanisme permettra à l’État de conserver son rôle de garant de la protection de l’environnement, tout en offrant au secteur privé la possibilité d’exploiter durablement les richesses naturelles du parc.
Avec près de 22 000 individus recensés, le parc national du Djoudj demeure l’un des plus importants sites de reproduction des oiseaux d’eau en Afrique de l’Ouest. « C’est un espace privilégié pour la reproduction, notamment du pélican blanc, mais aussi de nombreuses espèces migratrices venant des quatre coins du monde », a souligné le ministre.
Conscient des enjeux liés à la préservation de ce patrimoine naturel, le gouvernement a engagé d’importants investissements pour améliorer les conditions de travail des agents du parc. « Nous construisons actuellement quatre postes de garde ainsi qu’un poste de commandement. Nous espérons les finaliser avant l’hivernage afin d’offrir de meilleures conditions de travail à nos agents », a-t-il précisé.
Abdourrahmane Diouf a invité les populations à découvrir ce site exceptionnel. Il estime que le parc du Djoudj possède un potentiel touristique et écologique remarquable, autour duquel l’État continuera d’investir pour en faire une référence aux standards internationaux.
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