Fatick : L’ICP et l’aide-soignante du poste de santé de Ndiaye Ndiaye Wolof relaxés
Jugés devant le tribunal des flagrants délits de Fatick, l’infirmier-chef de poste (ICP) G. Mbodj et l’aide-soignante A. Diouf du poste de santé de Ndiaye Ndiaye Wolof, dans la commune de Djossong, ont été relaxés après leur comparution. G. Mbodj et A. Diouf étaient poursuivis respectivement pour infraction aux lois et règlements sur les inhumations et non-assistance à personne en danger, à la suite du décès de la jeune Seynabou, heurtée par une charrette.
Admise au poste de santé du village après l’accident, la victime a été consultée par l’aide-soignante, qui lui a administré du paracétamol. Celle-ci a indiqué n’avoir constaté aucune blessure apparente ni aucun saignement.
« J’ai informé les parents que s’ils constataient des complications, ils devaient ramener l’enfant », a-t-elle déclaré à la barre, précisant que l’infirmier-chef de poste était absent et qu’il l’avait autorisée à assurer les soins en son absence. Des déclarations confirmées par l’ICP.
Selon lui, à son retour au poste de santé, les parents ont ramené l’enfant une seconde fois. Malheureusement, il était déjà trop tard, la victime ayant rendu l’âme.
Après le décès de l’enfant, une controverse est née autour de la conservation du corps sans vie. En raison des liens qu’il entretenait avec M. Touré, grand-père de la victime, l’ICP a accepté de conserver le corps dans son bureau, la morgue étant dépourvue de sécurité. Le lendemain, M. Touré est venu le récupérer , sans qu’un certificat de genre de mort lui soit délivré.
À l’issue des débats, le procureur de la République a requis deux mois de prison avec sursis et 200 000 F CFA d’amende contre l’ICP et trois mois avec sursis assortis de 100 000 F CFA d’amende contre l’aide-soignante.
La défense a plaidé la relaxe des prévenus, estimant que l’aide-soignante avait bien porté assistance à l’enfant en la consultant et que l’ICP ne pouvait être poursuivi pour infraction aux lois sur les inhumations, l’enterrement n’ayant pas encore eu lieu au moment de son interpellation.
Au terme des débats, le tribunal a relaxé G. Mbodj et A. Diouf au bénéfice du doute.
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