Traitement des rapports de la CENTIF : Des cautionnements colossaux rejetés, soupçons de deux poids deux mesures dans la justice
L’affaire du marché public, révélée par les rapports de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), continue de faire grand bruit. La question du traitement judiciaire différencié des personnes mises en cause dans le dossier de 125 milliards de FCFA est au cœur des débats. Les hommes d’affaires Tahirou Sarr et Farba Ngom avaient déposé des cautionnements d’un montant cumulé avoisinant 442 milliards de FCFA.
Pour Tahirou Sarr, la proposition comprenait un terrain de 8 000 hectares à Mbane, deux immeubles évalués à 14 milliards de FCFA, et un chèque certifié de 11 milliards de FCFA, consigné à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Le doyen des juges financiers et l’agent judiciaire de l’État avaient donné leur feu vert.
Mais le parquet financier s’est opposé à la mise en liberté provisoire, décision suivie par le juge d’instruction. Plusieurs fois, Farba Ngom a cherché à obtenir une liberté provisoire, en présentant une offre de cautionnement d’un montant total de 44,802 milliards de FCFA. D’autant plus que Farba Ngom a une situation de santé alarmante.
Hier, l’entrepreneur Amy Samaké et la directrice de l’administration générale et de l’équipement (DAG), Hélène Ndouckité Helndou Diouf, ont bénéficié d’une liberté sous contrôle judiciaire. La dame Samaké a déposé un cautionnement réel.
Ce contraste soulève une vive interrogation dans l’opinion : Pourquoi des cautionnements massifs et juridiquement validés n’ont-ils pas suffi à libérer Tahirou Sarr et Farba Ngom ? Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre le sentiment d’un « deux poids, deux mesures » dans la justice sénégalaise, où les décisions ne se fondent pas uniquement sur la solidité des garanties financières, mais aussi sur des considérations politiques, stratégiques ou de rapport de force.
Commentaires (4)
En Afrique il y a beaaucoup de laches y compris dans le pouvoir judiciaire qui cherchent toujours à faire plaisir au prince.
Le cas de Mansour Faye est aussi scandaleux car il constitut une cible idéale mais sur ce coup, toutes les personnes censées savent qu'on a rien à lui reprocher
Par rcontre pouur le fils de l'ancien président , c autre chose.
Je suis sûr que Mansour faye, Moustapha diop, Badara gadiaga, Abdou Nguer, Farba Ngom etc sont maintenus en prison par des magistrats qui ont une peur bleue d'ousmane sonko et de ses militants qui menacent sur les réseaux sociaux.
Quand un juge maintient un citoyen en prison alors que deux expertises médicales que lui même a ordonnées disent qu'il faut le libérer, c'est LA PEUR.
C'est aussi la PEUR qui a fait libérer azoura fall sur un simple certificat médical produit par son propre avocat. Le juge qui l'a libéré a pris peur lorsque sonko est allé rendre visite à azoura. Et ill'a libéré le lendemain, sans expertise médical.
La lâcheté, c'est pas bon pour un juge.
Un bon juge doit être courageux et dire le droit quelles que soient les circonstances.
Par fois, l'autorité politique ne donne même pas des ordres. Le juge a juste peur de lui déplaire.
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