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"Pourquoi Ousmane Sonko peut bien être président de l'Assemblée" : Les explications de Alioune Badara Diop

Auteur: Mouhamed CAMARA

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"Pourquoi Ousmane Sonko peut bien être président de l'Assemblée" : Les explications de Alioune Badara Diop

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C'est devenu un secret de polichinelle, le Pastef prépare la nomination de son leader, Ousmane Sonko, comme successeur de El Malick Ndiaye, qui a démissionné à la tête de l'Assemblée nationale. Mais, ces derniers jours, plusieurs voix s'élèvent pour juger cette éventuelle nomination comme illégale.

Dans une tribune, l'ancien ministre Doudou Ka, rappelle les dispositions de deux articles. "Cette tentative de «réintégration» est une impossibilité constitutionnelle absolue. L’article 124 du règlement intérieur 2025 de l’Assemblée nationale ne peut donc lui être appliqué ni rétroagi (...) L'article 54 de la Constitution est d'une clarté absolue : «les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice d'un mandat parlementaire…». Cette incompatibilité est la colonne vertébrale de la séparation des pouvoirs dans notre Constitution. La voie constitutionnelle était pourtant simple : démissionner de la Primature à l'issue du scrutin, laisser valider son élection de député, acter son installation comme député, attendre sa reconduction comme Premier ministre et suspendre son mandat parlementaire. M. Ousmane Sonko n’a pas emprunté cette voie", écrit-il.

Toutefois, Alioune Badara Diop, membre de Pastef, lui a répondu. Il a expliqué en détail pourquoi, selon lui, Ousmane Sonko peut bel et bien être réintégré à l'Assemblée nationale et faire de lui le président de l'hémicycle. D'abord, selon l'homme politique, l'élection de Ousmane Sonko comme député a été proclamée par le Conseil constitutionnel, et aucun contentieux n’a été introduit dans les délais légaux. Sur de l’article 54 brandit par Doudou Ka, Alioune Badara Diop considère qu'elle ne s'applique pas à l'ancien Premier ministre. "L'incompatibilité de cet article ne frappe pas l’élection de nullité: elle impose seulement à l’élu de ne pas exercer simultanément les deux fonctions. Suspendere non est extinguere", rappelle-t-il.

Ensuite, sur la lecture amputée de l’article 54. Vous citez l’alinéa premier et occultez l’alinéa 2 issu de la révision, qui dispose que le député nommé membre du gouvernement « ne peut siéger » et non « perd son mandat ». Le verbe choisi par le constituant consacre une incompatibilité d’exercice, non une incompatibilité d’attribution.

Le politicien met également en avant la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025. "Elle organise précisément, en son article 124, la suppléance et la réintégration de plein droit du député. Loin de contredire la Constitution, elle exécute le mandat exprès que lui confie l’article 59 in fine, lequel renvoie à la loi organique le soin de fixer le régime des incompatibilités", pense Alioune Badara Diop.

Un autre débat porte sur la rétroactivité des dispositions du nouveau règlement intérieur de l'assemblée nationale. Pour le "Pastefien", si une demande de réintégration intervient aujourd'hui, c'est avec le règlement en vigueur à ce jour qu'il faut l'interpréter. "La réintégration ne s’applique pas à des faits révolus mais régit une situation juridique pendante: un mandat suspendu dont le titulaire sollicite la réactivation. La doctrine Roubier est ici sans ambiguïté : la loi nouvelle saisit immédiatement les effets futurs des situations en cours", lit-on sur sa tribune.

En d'autres termes, selon Alioune Badara Diop, la réintégration d'Ousmane Sonko au sein de l'Assemblée nationale ne souffre d'aucune irrégularité. Mardi, lors de la séance plénière convoquée à l'hémicycle, les députés de Pastef, largement majoritaires, devraient certainement s'appesantir sur ces dispositions pour acter le retour de leur leader.

Auteur: Mouhamed CAMARA
Publié le: Lundi 25 Mai 2026

Commentaires (14)

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    Momo ndiaye il y a 1 heure
    C’est très claire. Mais la question que je me pose est pourquoi les politiciens ont peur de SONKO. A la fin je ne comprends plus rien
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    Irving il y a 1 heure
    Ce qui est révoltant c’est comment ces gens jouent avec notre république, notre constitution et nos lois. Ils parlent même de game et ils sont contents et pensent qu’ils sont très forts en stratégie politique quand ils violent la constitution. Les lois ne les intéressent pas, puisqu’ils ne les respectent pas. La seule chose qui importe c’est ce que veut Ousmane Sonko, quitte à bloquer les institutions, ou à bruler le pays. Si rien n’est fait de la part du président, le peuple va se lever et faire face et éradiquer une bonne fois pour toute le pastef et son leader. Ousmane Sonko est une personne dangereuse pour le Sénégal et il est capable de déclencher une guerre si on ne l’arrête. Le president de la république le sait mieux que nous, donc, à lui de mettre fin à ce triste spectacle.
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    Nandite il y a 1 heure
    Heureusement que le président de séance lors de l’installation de l’assemblée nationale. le doyen Alla Kane avait déclaré urbi et orbi avoir reçu la lettre de démission de Macky sall et une demande de suspension de Sonko .Ce qui met fin à ces soi disant homme politique et journaliste de mauvaise qui veulent faire croire que Sonko avait démissionné.Malgré qu’il soit lui aussi un grand traître Diomaye dans sa récente interview avait lui aussi confirmé que Sonko avait suspendu son mandat de député en cour….
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    SANE il y a 1 heure
    Non il faut être d’abord députe et ensuite être nommé Ministre. Dans ce cas , tu peux suspendre ton mandat de député et aller dans le Gouvernement. Tu peux revenir comme député. Si tu es ministre d’abord, investi dans une liste et tu passes comme député, tu as 8 jours pour choisir entre le Gouvernement et l’assemblée. Si tu continues comme ministre, de facto tu perds le mandat de député.
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    Ada il y a 1 heure
    Trop de peureux dans la scène politique. Les politiciens n’assument plus rien , la société civile n’en parlons pas , ils sont colorés !
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    Lol il y a 1 heure
    En tout cas,ce ne seront pas les fonctionnaires milliardaires sortis de l’école de Colobane ( CFJ ou ENA ) qui vont régler les problèmes du Senegal.Cette pseudo élite a montré ses limites elle ne sait que voler
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    Wakh deugeu il y a 1 heure
    Mr elhadji diouf a dit hier sur rfm que diomaye doit barricader l'assemblée nationale pour empêcher sonko d'être elu président.
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    Alioune il y a 1 heure
    Vous avez bien fait d'ajouter sa photo... La confusion avec le professeur Alioune Badara Diop de l'ucad ne sera pas possible. Lui n'aurait pas été aussi léger et superficiel dans l'analyse.
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    Patriotes il y a 40 minutes
    L'erreur des Padtefiens est que Ousmane Sonko n'a jamais démissionné de poste de PM. Il n'a jamais enfiler l'écharpe du député. Le poste de PM est incompatible avec le poste de député. La conclusion est triviale à moins d'être un partisan. Le Conseil Constitutionnel va trancher en dernier ressort et force restera à la loi. A bon entendeur salut ! Les priorités du Sénégal et des Sénégalais sont ailleurs. La vie est très chère et les gens rencontrent tous les problèmes du monde pour joindre les deux bouts. Pendant ce temps, nos politiciens, ces gens incompétents, se montrent en spectacle pour défendre leurs propres intérêts en utilisant nos maigres ressources. De 1960 à aujourd'hui, le profil du politicien sénégalais est resté le même. Ils se regroupent en bande d'amis et de parents pour profiter de la naïveté et l'incurie de la majorité des populations pour arriver au pouvoir pour SE SERVIR et SERVIR leurs familles, leurs proches, leurs parents et alliés, leurs militants et inconditionnels.
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    Rv il y a 38 minutes
    Demain rdv à l'assemblée pour sa fermeture avec des chaînes
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    Messere il y a 38 minutes
    Des politiciens comme ça qui détestent tellement le Sénégal. Mais d’où viennent ces gens si bornés et incultes qui ne comprennent rien mais parlent de tout. Ousmane Sonko ne peut pas être député c’est clair mais ce n’est pas la peine de donner des arguments déjà factuels face à ces ignares.
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    Gora il y a 35 minutes
    Les politiciens n'ont pas peur de Sonko. Ils sont comme la majorité des Sénégalais contre la violation flagrante des textes législatifs et réglementaires que Sonko veut imposer à ce pays
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    Hg il y a 26 minutes
    La nomination de Ousmane Sonko comme premier ministre est antérieur à son élection comme député...et il n'a pas été officiellement investie. Par conséquent Sonko ne peut entrer à l'assemblée nationale, sauf si la Constitution sénégalaise et le réglement intérieur de l'assemblée nationale sont violés.
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    Ngor Jegaan il y a 21 minutes
    Le seul qui jouait avec les lois et institutions c'est Macky Sall. Fait d'armes : 1) Le juge Sabassy Faye demande juge illégale la radiation d'Sonko des listes électorales, la Cour suprême de Macky renvoie le jugement en appel ; le juge d'appel Ousmane Thione non seulement confirme son collègue Sabassy mais exige sa réinscription sur les listes, Macky refuse. 2) Sonko va retirer sa son dossier de candidature, la DGE le lui refuse alors qu'elle n'en a pas le pouvoir. La CENA intervient pour la lui faire savoir et lui faire injonction de remettre le dossier de candidature, Macky dissout la CENA. 3) Ayant vu que PASTEF avait définitivement validé ses candidatures, dont la principale (Diomaye Faye) et que le résultat de la présidentielle ne faisait aucun doute, Macky prend la décision illégale de renvoyer l'élection - et SVP à 10 heures du démarrage officiel de la campagne - avant de se faire recadrer sèchement paar le Conseil constitutionnel. 4) Il faut rappeler qu'en tant que PM Macky Sall avait déjà fait du forcing pour voter sans carte d'identité. ALORS, QUI EST CHAMPION TOUTES CATEGORIES DU NON RESPECT DE LA LOI ET DES INSTITUTIONS?

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