Révocation pour opinions politiques : Mohamed Mbow dénonce un abus de pouvoir
L’arrêté mettant fin aux fonctions du chef de bureau de suivi auprès du secrétariat général du ministère de l'Emploi, de la Formation professionnelle et technique fait polémique.
« Il est mis fin aux fonctions de Chef de bureau de suivi au Secrétariat général du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique (MEFPT) de Monsieur Mohamed MBOW, Psychologue conseiller 2ème classe, 1er échelon. Monsieur MBOW est mis à la disposition de la Direction des Ressources humaines (DRH) dudit ministère », indique l’acte administratif.
Mohamed Mbow, psychologue conseiller et président de l’ADR, membre de la Conférence des leaders de la coalition Diomaye Président, a confirmé avoir été démis de ses fonctions de Chef du Bureau de suivi et de Conseiller technique de département par décision du ministre Amadou Moustapha Ndieck Sarré.
Dans une déclaration parvenue à Seneweb, l’intéressé affirme que cette mesure fait suite à deux publications dans lesquelles il exprimait ses opinions personnelles ainsi que son engagement politique assumé au sein de la coalition au pouvoir. Un engagement qu’il qualifie de « connu, public et exercé en dehors de toute faute professionnelle ».
Pour Mohamed Mbow, cette décision constitue une atteinte grave aux libertés individuelles. Il rappelle que le droit syndical et le droit politique sont des principes constitutionnellement garantis au Sénégal. Selon lui, l’appartenance ou l’expression politique ne saurait justifier une sanction administrative à l’encontre d’un fonctionnaire n’ayant commis aucun manquement dans l’exercice de ses missions.
« La mesure dont j’ai fait l’objet ne peut être qualifiée que d'abus de pouvoir », soutient-il, estimant qu’elle vise à sanctionner des convictions et à restreindre des libertés protégées par la loi.
Tout en précisant que sa situation n’est pas comparable aux persécutions politiques connues sous d’anciens régimes, Mohamed Mbow considère néanmoins qu’un tel acte ne devrait plus avoir sa place dans l’administration publique, surtout dans un contexte marqué par une promesse de rupture et de renouveau démocratique.
Selon lui, le « Sénégal nouveau » ne peut se construire sur la peur, la stigmatisation ou la répression des opinions, mais doit reposer sur la tolérance, le respect des droits fondamentaux et la neutralité de l’administration. Il appelle ainsi les autorités politiques et institutionnelles à plus de retenue et de responsabilité afin de préserver la confiance des citoyens.
Malgré cette décision, Mohamed Mbow affirme demeurer un agent de l’État respectueux de ses obligations professionnelles, tout en restant un citoyen libre et fidèle à ses convictions. Il assure qu’il continuera à assumer ces deux dimensions « dans la dignité, la légalité et la constance ».
Commentaires (9)
Ecoutez, nous avons plus urgent, les paysans ont leur arachide dans les bras et des enseignants recherchent leur salaire.
Ah s'il nous avait trouvé les 1000 milliards...le menteur!
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