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Tensions autour du retour de Sonko à l’Assemblée : Cheikh Issa Sall appelle à la "sérénité institutionnelle"

Auteur: Khady NDOYE

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Tensions autour du retour de Sonko à l’Assemblée : Cheikh Issa Sall appelle à la "sérénité institutionnelle"

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Le président de l’Union pour l’intégration, le travail et l’équité (UNITE), Cheikh Issa Sall, met en garde contre ce qu’il qualifie de "forçage institutionnel" autour du retour annoncé du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. 

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, il appelle au respect strict des textes fondamentaux et à l’apaisement du climat politique.

"La République du Sénégal traverse une période charnière où la solidité de nos institutions est mise à l'épreuve par des interprétations juridiques divergentes et des tensions entre les pouvoirs Exécutif et Législatif. Face à ce qui s'apparente à une volonté de forçage institutionnel, le parti de l'Union pour l'intégration, le travail et l'équité (UNITE), fidèle à sa ligne de conduite patriotique, tient à exprimer sa vive préoccupation", lit-on dans le communiqué.

Selon le leader de l’UNITE, la situation actuelle soulève "des interrogations juridiques majeures" liées à la compatibilité entre les fonctions gouvernementales et le mandat parlementaire. S’appuyant sur l’article 54 de la Constitution, il rappelle que la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec celle de député. 

"En vertu de l'article 54 de la Constitution, la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec un mandat parlementaire. Monsieur Sonko, ayant choisi d'exercer ses fonctions de Premier ministre en décembre 2024 plutôt que de se faire installer comme député, a de fait renoncé à l'exercice immédiat de son mandat législatif", explique Cheikh Issa Sall.

Cheikh Issa Sall estime également que les réformes adoptées en 2025 ne sauraient être invoquées pour "régulariser a posteriori" une situation née en 2024. 

"Prétendre appliquer aujourd'hui des réformes adoptées en 2025 pour justifier une situation née en 2024 constitue une entorse grave à la sécurité juridique. La loi ne peut être manipulée pour régulariser des ambitions personnelles a posteriori. Un mandat ne peut être 'suspendu' ou 'réintégré' s'il n'a jamais été effectivement exercé par une installation officielle", soutient-il.

Dans son argumentaire, le président de l’UNITE invoque aussi le philosophe Montesquieu, citant sa célèbre formule sur la séparation des pouvoirs : "Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir."

Le responsable politique dénonce par ailleurs "l’instrumentalisation des procédures parlementaires" et des "convocations précipitées" qui, selon lui, fragiliseraient l’État de droit et pourraient conduire à des blocages institutionnels.

Face à cette situation, Cheikh Issa Sall appelle les acteurs politiques "à mettre fin aux logiques d’affrontement", à "placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des calculs cryptopersonnels" et à préserver "l’indépendance et la dignité des institutions".

"Le Sénégal ne se construira pas sur le contournement des règles, mais sur la rigueur morale et le respect scrupuleux de la volonté populaire incarnée par la Loi", a-t-il déclaré.

Auteur: Khady NDOYE
Publié le: Lundi 25 Mai 2026

Commentaires (8)

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    Iceberg Brainstorming il y a 3 heures
    J'ai un seul et unique conseil à mes très chers compatriotes et surtout aux jeunes de ce pays: PROTEGEZ PROS PAR TOUS LES MOYENS... Le système est de nouveau à l'attaque et cette fois ci, il a sortit son ultime arme, la division interne... Pauvre Diomay il est cuit le jour bamou take thiakhba... Il défendra de grès ou de force notre république maçonnique....Regardez bien les rats d'égout qui sortent et qui vont sortir sous peu... Le système dans toute sa laideur, de vieux traîtres qui ont finis de vendre toute leur descendance pour du fric ou du cul, voilà la dite élite l'africaine depuis les indépendances, ON EN A MARRE, SEUL LE PEUPLE PEUT SE LIBÈRER... Une seule personne ne peut se battre contre cette horde d'animaux sauvages à l'instinct basic.. Wasalam
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    Sénégalais il y a 3 heures
    Le client veut coûte que coûte accéder au pouvoir quelqu'un sot le pouvoir. Demain nous marcherons pour dire que NON à ce coup d'E institutionel
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    Sao il y a 3 heures
    Sonko ne connait que le conflit et la violence. Il faut défendre la constitution et rien que la constitution. Le Président c'est Diomaye. C'est Sonko qui l'a choisit et le peuple qui l'a voté.
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    Darkpenguin il y a 3 heures
    Quant on gagne ensemble on gouverne ensemble nous sommes dans une démocratie des partis et non dans un royaume. Le Sénégal, terre d'expérience et de savants, ne peut se permettre d'être entièrement entre les mains d'un aventurier naïf et inexpérimenté, avec toute sa fragilité et sa vulnérabilité aux influences internes et externes, mû par le ressentiment et l'ego, qui cherche à concentrer entre ses mains tous les leviers du pouvoir qui déterminent notre destin. Le danger qui nous menace est l'immaturité et l'inexpérience, combinées au désir de satisfaire des intérêts personnels mal évalués. Cela ne fonctionnera pas ; de telles motivations, il est clair, ne peuvent prospérer et entraîner dans leur chute le destin d'un pays entier, et en particulier d'un pays comme le Sénégal, avec son héritage politique, sa culture démocratique et son sens de l'unité, dans une quête de pouvoir personnel et individualiste, cherchant à exclure tous ceux qui ont contribué à l'avènement du changement afin de s'emparer seul des leviers du pouvoir. C'est une vérité dialectique que les mêmes causes produisent les mêmes effets. S'emparer du pouvoir par une lutte populaire mobilisée par les masses pour changer leur destin par les urnes, dans une tentative d'une spoliation cette même lutte des masses reviendra, n'acceptera et permettra pas à l'aventure de prospérer et de s'emparer de tout les pouvoirs par la même lutte du peuple qui l'avait instauré en place. C'est peine perdue.
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    Moustaf il y a 3 heures
    Je salue la posture républicaine du Président Cheikh Issa Sall
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    Jo il y a 47 minutes
    Vous saluez la posture du transhumant
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    Abdou Diop il y a 3 heures
    C’est pas lui le transhumant ?
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    Dakar il y a 3 heures
    démissionné de son poste de député par aveux et restant à la primature Depuis son limogeages veux obtenir de l humilité parlementaire coûte que coûte à quelle fin ou pour éteindre quel action judiciaire ? Nous demandons Monsieur le président de saisir le conseil constitutionnel à ce sujet et à tous les républicains de nous édifier à ce sujet De démission et vouloir être reconduit directement président de l Assemblée nationale Que la constitution prévoit et que le règlement intérieur prévoit jub jubeul jubenty
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    Darkpenguin il y a 2 heures
    C’est l’élection au Parlement qui confère le titre de député. Le pr Ousmane Sonko a été élu au suffrage universel lors des élections législatives par le peuple, qui détient la souveraineté populaire et donc Ousmane est dépositaire et a la garantie de la confiance des citoyens – la seule confiance qui compte et qui fait de quelqu'un un député en démocratie. Rien ne l’empêche donc de reprendre ses fonctions. Dès lors, pourquoi poser la question et recourir à d'autres interprétations sémantiques alors que seules le règlementintérieurdel'assembléenationale, qui ressort exclusivement de l’interprétation des parlementaires est priseenconsidération, et est valide ? Il est impératif de cesser de distraire le peuple sénégalais avec des inepties proférées par des esprits égoïstes, faibles et partisans.
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    le sage il y a 2 heures
    Justement la volonté populaire s'est exprimée en faveur de la liste de O Sonko à hauteur de 54%. La volonté des sénégalais est avec O Sonko.
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    Manipulateur il y a 45 minutes
    54 de la Constitution, la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec un mandat parlementaire. Sonko n'est plus membre du gouvernement. Vous comprenez francais ou non?

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