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Pr Abou Kane (Agrégé d’économie) : «Le chiffre qui confirme que le Sénégal est sur une pente dangereuse si…»

Auteur: Propos recueillis par Youssouf SANE

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Pr Abou Kane (Agrégé d’économie) : «Le chiffre qui confirme que le Sénégal est sur une pente dangereuse si…»

Le Fonds monétaire international (Fmi) a publié ses conclusions au terme de sa dernière mission au Sénégal. Agrégé en sciences économiques, le Professeur Abou Kane s’est prêté aux questions de Seneweb. Il nous décrypte ici les conclusions de la mission dirigée par Edward Gemayel.

Que retenir des conclusions de la mission du Fmi au Sénégal ?

La première chose à retenir c’est que le Fmi s’est bien débrouillé pour dégager sa responsabilité sur la dette cachée qui lui a échappé malgré ses nombreuses et régulières missions au Sénégal depuis plusieurs années. En effet, il considère que le Sénégal s’est livré à un exercice de transparence qui a révélé qu’il y a eu un traitement erroné des informations liées à la dette sans préciser exactement (dans son communiqué) les montants cachés par année. Cela aurait permis de lier cela à des projets d’envergure qui ont été déroulés au Sénégal.

Le deuxième enseignement à tirer est que le Fmi tend la perche au Sénégal pour l’accompagner, après l’arrêt brutal du programme de 3 ans qui était en cours lorsque le gouvernement déclarait qu’il y a une dette cachée. Les conclusions de cette mission montrent que le dossier du Sénégal peut être soumis à l’appréciation du conseil d’administration du FMI dans la perspective d’un nouveau programme portant sur des réformes en cohérence avec la stratégie nationale de développement déclinée par les autorités sénégalaises.

Le troisième enseignement est que le Fmi confirme l’écart considérable entre les chiffres officiels relatifs au ratio dette/PIB de 2023 et la réalité. En effet, pour 2023, on est passé de 74,4% à 111%. L’intégration de l’année 2024 fait passer le ratio à 118,8% du PIB.

Le quatrième enseignement à tirer est que le Fmi reconnaît que l’économie sénégalaise est sur une bonne dynamique malgré les difficultés, avec une bonne tendance de croissance, même si elle s’explique, en bonne partie, par le démarrage de la production d’hydrocarbures.

Le cinquième enseignement est que le Fmi a tout intérêt à accompagner le Sénégal puisque cette situation provient juste d’un exercice de communication. Il avait bien noté le Sénégal avant la conférence de presse du gouvernement en Septembre 2024 (révélant une dette cachée). On comprend cependant cette attitude ayant conduit des décaissements qui étaient prévus pour le Sénégal et à exiger d’une part un rapport de la cour des comptes et un rapport d’un cabinet international. Les responsabilités sont partagées.

L’audit de Forvis Mazars place le stock de la dette à 111% du PIB à fin 2023 et à 118,8% en fin 2024 selon le Fmi . Quels enseignements en tirer ?

Cela vient compléter le travail de la cour des comptes qui avait déjà révélé beaucoup d’irrégularités en donnant un chiffre proche de 100% en lieu et place des chiffres officiels qui dépassaient légèrement 70%. Le cabinet Mazars a pu traquer ou dénicher plus de dettes non déclarées que la cour des comptes, la dette bancaire notamment. Ce taux de 118,8% confirme que le Sénégal est sur une pente dangereuse si des mesures immédiates ne sont pas prises. Personnellement je ne m’attendais pas à ce que le taux que nous connaissions déjà (119% du PIB) soit considérablement modifié et il est resté pratiquement le même. La raison est que le Fmi n’a pas les compétences de la cour des comptes et du cabinet Mazars, réunis. Il venait pour valider les chiffres.

A présent que faire ou comment s’y prendre avec un tel stock de dettes ?

La première possibilité c’est une restructuration de la dette, c’est-à-dire la négociation de conditions de remboursement plus douces (échéances et taux). Mais cette solution est rejetée par plusieurs pays dans la mesure où elle les fait passer, aux yeux des investisseurs, comme des pays vulnérables ne pouvant plus faire face à leurs engagements.

La deuxième, que le Sénégal semble préférer, est de demander des financements supplémentaires et s’engager sur un programme de réformes économiques pouvant assurer la productivité et la compétitivité de nos entreprises tout en garantissant une bonne gestion des finances publiques pour éviter de revivre ce genre de situation. Cela permet de payer la dette avec moins de difficultés.

Le Fmi ne parle pas de «dette cachée» ni de «falsification», mais plutôt d’«erreur de déclaration» : qu’est-ce qui peut expliquer ce choix sémantique ?

Je considère que les experts du Fmi veulent juste être prudents pour ne pas se transformer en «procureurs» ou «juges ». Puisqu’ils ne nous ont pas dit tout ce qu’ils ont découvert, il se peut qu’ils aient trouvé des traces de ces montants ailleurs que là où ils devraient figurer. L’utilisation de l’expression « dette cachée » pourrait se retourner contre le Fmi à qui on pourrait demander comment il a fait pour qu’on lui cache des dettes. Personne n’a envie d’aller au tribunal lors d’un procès, même si c’est à titre de témoin. Je préfère me livrer au même exercice de prudence que ces experts pour ne pas aller plus loin dans la qualification de leur phraséologie.

Le Fmi a prescrit des réformes ou des mesures correctives qui sont au nombre de 6 : Quelle lecture faites-vous de ces mesures correctives ?

On peut d’abord rappeler les mesures préconisées par le Fmi : centralisation des fonctions de gestion de la dette, renforcement du rôle du comité national de la dette publique, achèvement de l’audit exhaustif des arriérés de paiement lancé par l’inspection générale des finances, mise en place d’une base de données centralisée sur la dette, renforcement des contrôles d’engagement budgétaire et consolidation progressive des comptes bancaires dans le cadre du compte unique du trésor.

Ces 6 mesures montrent qu’il y avait plusieurs centres de décisions avec une asymétrie d’information qui favorise la fraude. A mon avis, elles peuvent améliorer la gestion de la dette. Toutefois, elles ne sont pas suffisantes si les personnes qui sont responsabilisées et qui détiennent les informations ne sont pas vertueuses et ne craignent aucune sanction.

Certains craignaient des mesures contraignantes telles que la suppression des subventions sur l’électricité et autres, mais le Fmi n’a pas évoqué ces aspects. Pourquoi ?

Ce n’était pas le moment de parler de telles mesures de suppressions de subventions puisque c’est la dette qui était auditée. Il faudra attendre le nouveau programme que le conseil d’administration du Fmi va approuver pour le Sénégal. En lisant ce communiqué entre les lignes, on peut s’attendre à des mesures de ce genre puisque le Fmi parle de priorités du Sénégal allant dans le sens de consolider la stabilité macroéconomique et à renforcer les équilibres budgétaires, entre autres. Le fait d’évoquer les équilibres budgétaires conduit inexorablement vers ce type de mesures.

Le Fmi a félicité le gouvernement sur son engagement pour la transparence dans l’affaire dite de la «dette cachée» : cela peut-il changer le regard des préteurs et des agences de notation sur le Sénégal, malgré les chiffres budgétaires devenus alarmants ?

Pour les agences, pas vraiment, mais pour les prêteurs peut-être. La raison est que les agences de notation ne sont pas dans la dynamique de comprendre pourquoi on a des indicateurs donnés ; elles regardent juste les chiffres et il y a une note pour chaque seuil franchi. C’est comme l’enseignant qui corrige la copie d’un élève qui a changé de tuteur entre deux évaluations ; ce n’est pas son problème !

Par contre, les prêteurs qui s’inquiétaient peuvent se dire que le nouveau régime est dans les dispositions d’être transparent et la caution du Fmi est une garantie qu’il y aura une surveillance rigoureuse ; cela peut les attirer.

Certains concitoyens comme Guy Marius Sagna appellent les autorités à ne pas payer cette dette dite «odieuse» . Le Sénégal devrait-il prendre une telle décision selon vous ?

Je ne suis pas d’accord avec cette démarche qui veut que le Sénégal ne paye pas la dette dite cachée. C’est la justice qui doit faire son travail pour que ceux qui ont détourné l’argent du contribuable soient punis et qu’ils le remboursent.

Refuser de payer la dette mettra le Sénégal sur une liste rouge de pays non crédibles, qui, au gré des changements de régimes peuvent refuser de payer. En général c’est après des régimes de dictature que le nouveau pouvoir peut agiter cette question et le Sénégal n’est pas une dictature.

Auteur: Propos recueillis par Youssouf SANE

Commentaires (20)

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    Merci Professeur il y a 1 jour

    Merci Professeur pour votre éclairage.
    Les autorités doivent utiliser toutes les compétences pour réussir et dans tous les domaines

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    Ndiago il y a 1 jour

    Il y'a une grande difference entre chiffres errone/erreurs, comme decris par le FMI et dettes cahees et faux chiffres, divulgues publiquement par Ousmane Sonko. Ce sont des declarations qui ont coute au Senegal des emprunts a un taux eleve de 7 a 8%, et a un delai court de 3 ans. Voila ce qui arrive quand on donne le pays a des apprentis et tatonneurs.

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    Darkpenguin il y a 22 heures

    Agrégé de quelle université et en quoi en économie, il nous faut absolument cela avec précision pour donner du crédit à ce texte et ses propos, nous vivons à l'ère du numérique, du plagiat et de l'intelligence artificielle IA où chacun peut se lever afficher sa photo et le faire suivre par un texte sur les journaux de Site Web. Pour la crédibilité il faut décliner ses attributs intellectuelles, son parcours récent pour donner un poids réel à ses publications qui seront soutenues par les qualifications indiscutable de l'auteur. Mais balancer Agrégé en économie comme ça au Sénégal le pays où même les comptes de l'état sont truqués......

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    Anta Fall il y a 22 heures

    Il y'a trop de gens qui publient sur ce site où la publication est payante pour avoir de la visibilité, alors c'est pas seulement ce qu'ils disent qui les concerne. Des contributions les uns aux antipodes des autres et souvent nous donnent l'impression de les avoilr déjà lu quelque part. Ces Messieurs se disent souvent souvent Expert en économie, doctorats et agrégés etc, alors une plus grande précision sur qui ils sont vraiment et en quoi ils sont pourvus aux détails pour oser prendre la parole nous aideraient plus à y voir clair.

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    @Darkpenguin il y a 20 heures

    Ki c'est l'Assesseur de la FASEG de l'UCAD. C'est pas un un personnage fictif comme tu sembles l'insinuer.

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    Darkpinguin il y a 17 heures

    Agrégé en économie tout simplement ça n'existe pas, il y'a plusieurs spécialités dans l'économie. Le fait d’être embauché quelque part dans ce pays ne dédouane personne à décliner ses bagages intellectuels pour rassurer en énumérant son cursus estudiantine et les universités où il a acquis ses diplômes et quels diplômes. On est au Sénégal tous les cas de figure invraisemblable sont possibles

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    Ibra il y a 17 heures

    C’est la première fois que j'entends quelqu'un justifier ses prudence et acquis intellectuelles par le poste qu'il occupe au sein d'une institution éducative.

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    James le juif il y a 1 jour

    Très belle contribution ! Bon, Mr le professeur on va aller au CAP ( cellule d'appui aux projets) ! Peut être qu'on trouvera quelque chose là-bas ! Je prends juste un petit café ☕

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    Pas expert il y a 1 jour

    Je ne suis pas expert dans ce domaine mais je n’ai pas la même lecture que tous ces experts de la position du FMI à l’issue de sa mission d’août 2025.
    Pour moi, le FMI a pris acte des chiffres réels de la dette selon l’État, du fait déclarations erronées dans le reporting par l’ancienne administration de la dette publique centrale, ce qu’il faudra approfondir et soumettre au Conseil d’administration du FMI qui prendra les décisions qui s’imposent. Le Sénégal veut un nouveau programme mais pour le moment le FMI ne s’y engage pas (pas avant le CA en tout cas) mais dit être prêt à un accompagnement dans les projets de réforme en cours, notamment à travers le plan de redressement (baisse des dépenses fiscales, baisse des subventions sur l’énergie, augmentation des recettes fiscales, réduction des dépenses etc.).
    En réalité le FMI ne s’est engagé sur rien et met plutôt en relief les engagements de l’État. Le prochain CA du FMI sera décisif.

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    Konar il y a 18 heures

    La perspective d un nouveau programme vous crève le cœur.

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    aventure ambigu il y a 23 heures

    C'étaient juste des génies expérimentés en économie et en finance qui ont des mécanisme pour défendre leur dossier devant les bailleurs afin de permettre à Ndanane SALL de financer ses projets et programmes qui sont présentement visibles partout dans la pays.
    Pas de dette cachée ni argent détournés juste un système d'information un peu cloisonné . Comment un débiteur peut cacher des dettes à son créancier.
    Mais si on est stagiaire et qu'on est émotif et revanchard , on balance des infos sans mesurer les conséquences.😁

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    Konar il y a 18 heures

    Il est peut-être stagiaire mais toi tu es assurément un imbécile

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    Vincent il y a 23 heures

    Belle analyse vérité absolue quant à guy marie sagna c'est un extrémiste dangereux pour la république et pastef devrait s'en séparer avant ça soit trop tard il ne correspond pas à vision 2050 de pastef

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    Godot il y a 23 heures

    Mon pays le Sénégal, est connu, respecté, solvable et crédible depuis les indépendances et merci aux anciens.
    Avec cette image à saluer, les bailleurs sont prêts à mettre la main dans la poche sans se focaliser sur des seuils conventionnels de l'UEMOA et surtout que le pétrole et le gaz se profilaient à l'horizon.
    Mais si on a jamais dirigé même pas un groupe de 2 personne et qu'on vous confie un pays, c'est le catastrophe.😁

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    Hors sujet il y a 22 heures

    Merci aux anciens de votre prouesse d'avoir tout fait pour que le Sénégal soit parmi les 25 pays les plus pauvres au monde 😁 quel génie de nos preux anciens 😁

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    @Godot il y a 13 heures

    Pourtant ton pays reste le dernier pays au monde très pauvre et endetté. A quoi a servi tous les régimes précédents ?

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    Fodé il y a 23 heures

    Thiey les nédoko bandoules !
    Trop d articles tendancieux.
    Tout ira très bien dans ce pays on se plaint pas Masha Allah, on Magal, Gamou, baptise, mariage, grand théâtre, voyage et surtout PLUS DE CHARS DE COMBAT DANS LES RUES

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    James le juif il y a 22 heures

    Toutes ces choses contribuent à l'équilibre psycho - sociologique de la société ! Sinon on vivra ce qu'on appelle " the overcrowded isolation"

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    Oiseau de mauvaise augure il y a 23 heures

    Les économistes de Macky Sall, toujours aux informations lugubres. Ils danseraient un Balakh d'enfer si même un Sunami balayait une partie du Sénégal, ils diraient que c'est la faute de Sonko moye Diomaye.

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    David W il y a 23 heures

    Introduction
    « Le Fonds monétaire international (Fmi) a publié ses conclusions au terme de sa dernière mission au Sénégal. »
    Le FMI rend son verdict, mais avec une formulation diplomatique. Il reconnaît des erreurs sans pointer directement les responsabilités.
    « Agrégé en sciences économiques, le Professeur Abou Kane s’est prêté aux questions de Seneweb. »
    Un expert crédible, qui va décoder les subtilités du langage du FMI. Sa lecture est précieuse pour comprendre les non-dits.
    Sur la dette cachée et la responsabilité
    « La première chose à retenir c’est que le Fmi s’est bien débrouillé pour dégager sa responsabilité sur la dette cachée… »
    Le PM avait raison de dénoncer une dette non déclarée. Le FMI, pourtant présent régulièrement, n’a rien vu. Il se dédouane en parlant d’«erreur de déclaration » plutôt que de « falsification ».
    « …sans préciser exactement les montants cachés par année. »
    Cette absence de précision montre la prudence du FMI. Il évite de donner des chiffres qui pourraient être utilisés contre lui.
    Sur l’accompagnement du Sénégal
    « Le deuxième enseignement à tirer est que le Fmi tend la perche au Sénégal… »
    Le FMI ne ferme pas la porte. Il reconnaît les efforts de transparence du gouvernement, ce qui valide la démarche du PM.
    « …dans la perspective d’un nouveau programme portant sur des réformes… »
    Le FMI veut tourner la page, mais sous conditions. Il ne s’engage pas encore pleinement, preuve de sa prudence.
    Sur les chiffres alarmants
    « Le troisième enseignement est que le Fmi confirme l’écart considérable… » Le PM avait alerté sur la gravité de la situation. Le FMI valide ces chiffres, ce qui confirme que les inquiétudes étaient fondées.
    « …on est passé de 74,4% à 111%… »
    Une explosion du ratio dette/PIB. Le FMI ne peut plus ignorer la réalité.
    Sur la dynamique économique
    « Le quatrième enseignement à tirer est que le Fmi reconnaît que l’économie sénégalaise est sur une bonne dynamique… »
    Le FMI nuance son diagnostic. Il reconnaît des perspectives positives, ce qui évite de paniquer les marchés.
    Sur la communication et les responsabilités
    « Le cinquième enseignement est que le Fmi a tout intérêt à accompagner le Sénégal… »
    Le FMI admet qu’il avait bien noté le Sénégal avant la révélation de la dette cachée. Cela montre que le PM n’a pas inventé le problème, mais l’a révélé.
    « Les responsabilités sont partagées. »
    Une phrase clé. Le FMI reconnaît implicitement sa part de négligence.
    Sur l’audit Mazars
    « Cela vient compléter le travail de la cour des comptes…»
    Le PM s’appuyait sur des audits sérieux. Le FMI valide ces travaux, ce qui renforce la crédibilité du gouvernement.
    « Ce taux de 118,8% confirme que le Sénégal est sur une pente dangereuse… »
    Le FMI ne minimise pas le danger. Il confirme les alertes du PM.
    Sur les solutions
    « La première possibilité c’est une restructuration… »
    Le PM n’a pas opté pour cette voie, probablement pour éviter de ternir la crédibilité du pays.
    « La deuxième… est de demander des financements supplémentaires… »
    C’est la voie choisie par le gouvernement. Le FMI semble l’accepter, mais avec prudence.
    Sur le choix des mots
    « Le Fmi ne parle pas de ‘dette cachée’… mais plutôt d’‘erreur de déclaration… »
    Le FMI joue sur les mots pour éviter de se compromettre. Le PM, lui, a utilisé un langage plus direct, mais juste.
    « L’utilisation de l’expression ‘dette cachée’ pourrait se retourner contre le Fmi… »
    Le professeur Kane explique bien pourquoi le FMI reste vague. C’est une stratégie de protection.
    Sur les mesures correctives
    « Ces 6 mesures montrent qu’il y avait plusieurs centres de décisions… »
    Le PM avait raison de vouloir centraliser et assainir la gestion. Le FMI propose des réformes qui vont dans ce sens.
    Sur les subventions
    « Ce n’était pas le moment de parler de telles mesures… »
    Le FMI temporise. Il attend le nouveau programme pour évoquer les mesures impopulaires.
    Sur la perception internationale
    « Pour les agences, pas vraiment, mais pour les prêteurs peut-être. »
    Le PM a gagné des points auprès des bailleurs grâce à la transparence. Le FMI le reconnaît.
    Sur la dette « odieuse »
    « Je ne suis pas d’accord avec cette démarche… » Le professeur Kane défend la position du PM : il faut payer, mais punir les responsables. Refuser de payer serait suicidaire pour la crédibilité du pays.
    Conclusion
    Le professeur Kane confirme que le Premier ministre avait raison de soulever le problème de la dette cachée. Le FMI, tout en validant les chiffres et les inquiétudes, adopte une posture prudente pour ne pas s’auto-incriminer. Cette prudence s’exprime dans le choix des mots, dans les recommandations mesurées, et dans l’attente d’un nouveau programme avant toute décision forte.

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    ro il y a 6 heures

    oups david si tu n'es pas musulman tu n'es concerné

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    think il y a 23 heures

    analyse trop aéré et trop moelleux on dirait qu'il répond à des questions de contes...Le Sénégal se porte bien et relèvera tous les défis incha'Allah fini le complexe c'est maintenant du win-win dans la droiture avec tous les partenaires.

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    kilifeu pca honnete il y a 22 heures

    Le Sénégal se porte bien......................fais passer c'est de bonne.
    ...et prie un peu pour les noyés/pirogues et les talibés........imbechile ya bon !!

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    Gorgui il y a 22 heures

    Waw jambaar ! Quelle pertinence....diadieuf que les autorités vous prêtent une oreille attentive.

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    France endetté il y a 22 heures

    Il faut que les gens nous foutent la paix avec cette question de dette et que les Sénégalais aillent travailler. Nous avons actuellement vu partout dans les télés et les réseaux le discours du premier Ministre français Bayrou qui a dit aux français leur situation catastrophique en matière d'endettement et la crise qui s'annonce pour eux. Chaque état s'endette auprès de l'autre. Et si le nouveau régime ne fait pas attention ils tomberont dans le piège de la FMI.

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    Ndandane. il y a 21 heures

    Les analyses micro et macro économiques enseignées dans les universités occidentales ne s appliquent pas au modèle économique Senegalais.
    Toutes conclusions utilisant les instruments de diagnostic occidentaux sont voués à l échec des solutions et projections y découlant.
    Pas de monnaie nationale
    Secteur industriel absent
    Secteur agricole à ajuster aux besoins des populations
    Secteur tertiaire extraverti.

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    Nianthio il y a 21 heures

    Vous comprendrez rien. Quand est ce qu un mouton peut il reflfechir? Votre role c est mbee mbee mbee, c est tout!
    Toutes explications c est par ce que sonko a ouvert sa sale bouche pour encore mentir. Oui vous etes libres de croire ou non
    Anna Diamanka a pose des questions a sonko et pourtant il a menti a sa propre femme sur sweet beauty.
    Sur lzs 1000 milliards sur un compte, vous en avez cru non?
    Le petrole tire des pipelines, vous en avez cru non?
    Dahra menacee par l avancee de la mer( 2019), les militants et fils de Dahra avaient applaudi non?
    Qui peut vous convaincre? Vous avez choisi d etre betes

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    Konar il y a 18 heures

    Il ne vous reste qu'à insulter dans l anonymat de ton écran. Tu vas crever de rage, mais Sonko continuera sa marche en avant tandis que tu marineras dans ta bave

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    Bacary Fall il y a 21 heures

    Professeur, on te connaît bien. Toutes ces interventions pour que Ousmane SONKO te nomme Ministre ou DG. Même tes analyses révèlent ton manque rigueur et d’objectivité. Tout ton discours cherche à renforcer la position de Ousmane SONKO. Je me demande pourquoi les universitaires aiment les postes de responsabilité. Tu es trop ridicule avec tes interventions qui vont dans tous les sens.

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    David dioum il y a 11 heures

    On a gâche cette interview lorsqu'on a cité Marius sagna ! Qu'est qu'un éléphant vient faire dans un magasin de porcelaine !!!???

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    Thiey il y a 6 heures

    Il est difficile de donner un avis d'expert au Sénégal. Un intellectuel qui intervient souvent pour éclairer les profanes sur des questions d'économie prend la parole pour répondre aux questions d'un journaliste et chacun y va de son analyse. Il y a ceux qui utilisent ses réponses pour étayer les dires de leur PM, certains osent lui prêter des desseins inavoués, d'autres doutent de ses qualités et qualifications et il y en a même qui lui cherchent des clans et lui reprochent "les couacs" de gestion d'un Etat.

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    HISTORIEN il y a 6 heures

    Une dette cachée n'existe pas au niveau de l'Etat parce que ce dernier ne peut pas cacher un seul créancier à qui il doit. Nos experts sont des théoriciens qui refusent de s'approcher de la réalité. Le Fmi n'est pas sensé être informé de tout ce que l'Etat fait. Cependant, il peut s'informer à partir des flux des banques par le canal des états de la Bceao. L'ancien régime anticipé le développement de ses infrastructures et de ses affaires sociales en s'ouvrant sur d'autres produits financiers autres que les réseaux classiques. Même Sonko PM reconnait que les recettes fiscales sont insuffisantes pour booster notre économie de thiébou dieune qui passe aux hydrocarbures.
    Nos experts ne parviennent jusqu'à présent à comprendre l'économie informelle qui occupent plus de 90% de la population active. Ils parcoeurise des formules économiques pour les verser dans leurs conférences. Je découvre de plus en plus que c'est une partie de ces experts qui induisent en erreur SONKO PM. Boum lén deuklou.

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    Bibi33 il y a 5 heures

    Il faut commencer par comprendre pourquoi le président Macky Sall a cherché autant à emprunter. C'est trop simple de conclure qu'il est peu soucieux de l'intérêt du Sénégal. Le programme Sénégal émergent est plus qu'ambitieux et exige des ressources énormes dans un temps relativement court. Il sait très bien que pour décoller il faut attendre la vitesse de croisière.
    Les réalisations attendues devraient arroser tous les secteurs de l'économie et tout le territoire. Chacun peut avoir son avis sur cette vision mais il est important de la comprendre. Il savait que le hydrocarbures allait donner un autre visage au Sénégal. Là-dessus les retards de production ont porté un énorme coup à ses projections.
    Il faut que le régime actuel fasse preuve d'imagination et de responsabilité. S'il y a eu des malversations, que justice se fass. En attendant il faut se serrer les coudes et arrêter dresser les uns contre les autres.

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