Pédophilie, homos, VIH… : cinq choses à savoir sur l’affaire Pierre Robert
Ce dossier est différent de celui impliquant notamment l’animateur et le chanteur Djiby Dramé. Instruit depuis la France, il a conduit à l’arrestation de douze personnes au Sénégal. Récapitulatif avec Libération et L’Observateur.
1. Pierre Robert
Il est présumé cerveau du réseau de pédopornographie au sein duquel des jeunes garçons mineurs étaient transformés en objets sexuels. Depuis la France, il menait ses activités au Sénégal, au Maroc et au Mali. Il a été arrêté en avril 2025 à Beauvais, dans son pays. Il donnait ses instructions à ses relais sénégalais qui, en contrepartie, recevaient des transferts d’argent réguliers. Lors de son interrogatoire, devant les enquêteurs français, il a gardé le silence. Ses compatriotes et coaccusés, L. Cave et A. Bastard, arrêtés également en avril, ont admis appartenir à son réseau qu’ils surnomment «Cercle d’homosexuels».
2. Deux cents victimes
Le réseau de Pierre Robert compte au moins 200 victimes dont des garçons mineurs. Recrutés par des «jeunes majeurs», ces enfants suivaient une «formation au sexe» avant d’être réduits en objets sexuels, contraints à des rapports intimes non protégés avec des hommes dont la plupart étaient porteurs du VIH.
3. Délégation judiciaire
Le parquet de Paris a hérité du dossier après que celui de Beauvais a été dessaisi du fait du caractère transnational de l’affaire. Dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays, une commission rogatoire a été envoyée au Sénégal. C’est ainsi que deux juges d’instruction, deux greffières et dix officiers de police judiciaire ont séjourné à Dakar pour appuyer les enquêteurs sénégalais.
4. Arrestations au Sénégal
Dans le cadre de l’exécution de la commission rogatoire envoyée par le juge français Margaux Pegis, chargé de l’affaire Pierre Robert, quatorze personnes ont été arrêtées au Sénégal. Ils ont été déférés au parquet de Dakar pour pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viols sur mineurs de moins de 15 moins ans, actes contre nature et transmission volontaire du VIH sida.
5. Cinquante-deux mille fichiers
En plus de la DIC, la Division spéciale de cybersécurité (DSC) participe, côté sénégalais, à l’enquête relative à l’affaire Pierre Robert, menée depuis la France. Cette unité de la police est en train de passer au crible 52 000 fichiers retrouvés en France sur Pierre Robert et ses deux complices français. Parmi ces fichiers figurent des vidéos tirées d’une caméra placée par Robert chez un de ses relais sénégalais Ameth L. Ce dispositif lui permettait, selon A. Bastard, qui a vendu la mèche, de suivre les ébats de ce dernier avec d’autres hommes.
Commentaires (5)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.