« Impact’Elle » : à peine lancé avec la Première Dame, le projet est accusé de plagiat
Le 3 juillet 2025, le réseau de femmes « Impact’Elle » a été officiellement lancé lors d'une cérémonie dans un grand hôtel de la place. L'événement s'est déroulé en présence de la Première Dame du Sénégal, Madame Absa Faye, marraine de ce nouveau projet. Porté par un collectif de femmes influentes, dont Khadija Dramé (épouse d’Eumeu Sène), Ngone Kane Diaw (propriétaire d'O Bon Food) et Ndeytou Sidibé (fondatrice de Ndema Look), ce lancement a d'abord été largement salué, tant par la Première Dame que sur les réseaux sociaux.
Un conflit de propriété intellectuelle
Cependant, l’enthousiasme a rapidement laissé place à la polémique. Dès l'annonce de l'événement, Madame Lamba Ka a publiquement revendiqué le nom de la structure. Elle affirme diriger une association homonyme préexistante : « Depuis 2020, l’association Impact'elle œuvre pour l’accompagnement et le renforcement des capacités des femmes entrepreneures au Sénégal. Reconnue officiellement par les autorités le 7 juin 2022 (sous le numéro 00020766/MINT/DGAT/DLPL/DAPA), notre organisation a construit au fil des années une identité et une expertise dans les 14 régions du pays. »
Madame Ka déplore qu’une autre structure utilise le nom « Impact’elles » dans sa communication publique en se présentant comme une association, alors qu’elle serait enregistrée sous une autre forme juridique. Elle assure avoir tenté une approche à l'amiable, rappelant que la création d’une structure implique une vérification préalable de la disponibilité des noms et qu'un nom représente des années d’engagement.

Une vague de soutien sur les réseaux sociaux
Face à cette situation, de nombreuses voix se sont élevées pour soutenir la fondatrice historique. L’activiste Ghaels Babacar Mbaye a notamment réagi : « Le respect de la probité intellectuelle doit primer. Deux entités ne peuvent légitimement porter la même identité dans un même pays. Cette situation crée une confusion préjudiciable et interroge sur le respect de la propriété intellectuelle. Il est essentiel que nos autorités ne soient pas, même involontairement, associées à de telles pratiques. »

La juriste Mariama Gackou Faye a également apporté son éclairage technique et son soutien sous la publication de Ghaels : « Les personnes impliquées continuent d’utiliser le terme "Association", tout en sachant qu’elles ont une forme juridique différente. Reconnaître son erreur est un signe de maturité et d’honnêteté. J’en appelle à la responsabilité de nos sœurs : je ne doute pas de leur engagement, mais la méthode est à revoir. ».

Pour l'heure, les initiatrices du nouveau réseau parrainé par la Première Dame ne se sont pas encore prononcées sur ces accusations.
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