Ndiaganiao : le visage d'un homme défiguré à la machette, la perpétuité requise !
Selon les débats à l’audience, les deux hommes se trouvaient chez Auguste Tine à l’occasion de funérailles. En état d’ivresse, ils auraient eu une vive altercation au cours de la soirée. Face à la tension, Auguste Tine aurait demandé à Ngor Sarr de quitter les lieux.
Quelques heures plus tard, à l’aube, les éléments de la brigade de Ndiaganiao ont été alertés de la présence d’un homme grièvement blessé sur une piste. Arrivés sur place, les gendarmes découvrent Vieux Ousmane Gning dans un état critique, le visage complètement défiguré après plusieurs coups de machette. La victime souffrait également de fractures multiples et de pertes dentaires importantes.
Malgré ses blessures, Vieux Ousmane Gning a désigné Ngor Sarr comme étant son agresseur. Mais ce dernier rejette catégoriquement les accusations. Le cultivateur soutient qu’il n’est pas l’auteur de cette attaque. Il explique qu’un voisin était venu lui signaler qu’une personne agonisait sur le chemin et qu’il lui aurait demandé d’aller chercher de l’eau avant d’aller voir ce qui se passait.
Dans son réquisitoire, le procureur a insisté sur les témoignages recueillis au cours de l’enquête. Selon le ministère public, plusieurs témoins ont affirmé que Ngor Sarr avait menacé de tuer la victime après leur dispute. Pour l’accusation, la violence des coups, le recours à une machette et les parties du corps visées démontrent clairement une intention de donner la mort.
Le parquet estime également que l’accusé aurait tendu un guet-apens à sa victime après leur altercation. Le procureur a rappelé que le domicile de Ngor Sarr se trouvait non loin du lieu de l’agression, avant de requérir la réclusion criminelle à perpétuité.
La défense, assurée par Me Omar Sène, a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute. L’avocat souligne que son client n’a jamais reconnu être l’auteur des faits et estime que la désignation de Ngor Sarr repose uniquement sur l’altercation survenue quelques heures auparavant.
Me Omar Sène a également évoqué l’état d’ivresse de la victime, qui pourrait selon lui avoir altéré son discernement. Il conteste toute préméditation ainsi que l’existence d’un guet-apens. À titre subsidiaire, la défense a demandé une requalification des faits en coups et blessures volontaires, estimant que l’intention de donner la mort n’est pas établie.
Le verdict est attendu au 19 juin 2026.
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