C’est un secret de polichinelle. Kemi Seba n’est pas le bienvenu dans tous les pays d’Afrique francophone notamment, ceux qui ont en partage le Cfa. Il a déjà été expulsé du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.
Fin mars 2025, un autre pays, en l’occurrence le Congo de Denis Sassou Nguesso lui a montré la porte alors qu’il était venu à Brazzaville animer une conférence de presse sur le Cfa.
Lors d’une sortie médiatique en début de semaine, le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement Thierry Lézin Moungalla a justifié l’interdiction de la conférence du Béninois et son expulsion du pays.
« Il y a le délit de critiquer la monnaie »
Pour lui, on n’est nullement dans un cas d’atteinte à la liberté d’expression. Le gouvernement congolais a considéré qu’il ne pouvait laisser un "provocateur professionnel" commettre un "délit" sur son sol. Parce qu’en réalité, « dans les systèmes juridiques du monde, il y a le délit de critiquer la monnaie qui est en cours et en usage dans (votre) pays . La monnaie, qui est un élément de la stabilité économique et financière d’un Etat, quand vous la critiquez, vous pouvez provoquer des mouvements économiques et financiers qu’on ne maîtriserait pas » a déclaré M. Moungalla.
Il estime que le Cfa est l’un des « rares éléments de stabilité financière à travers le monde » et dans la zone Cémac.
En clair, le gouvernement congolais est contre toute entreprise visant à critiquer cette devise.
« Il a poussé la provocation jusqu’à brûler en public le passeport français »
De plus, il n’apprécie pas vraiment la personnalité de l’activiste, notamment ses "faits d’armes".
« Kemi Seba est ce que moi je qualifierais de provocateur professionnel. Ce même Monsieur Kemi Seba avait une double nationalité française et béninoise. Quand vous êtes national d’un pays et que vous critiquez la politique diplomatique, militaire et sécuritaire de votre pays dont vous avez le passeport, cela montre déjà le type d'individu auquel nous avons affaire d’abord. Et il a poussé la provocation jusqu’à brûler en public le passeport français. Il a pris le passeport français et il l’a brûlé. Voilà l’individu que vous considérez apparemment comme responsable. Il fait partie de ces Africains, dont on se demande d’ailleurs, parce que à part être un provocateur on ne sait pas quelle est sa profession, quelles sont ses sources de revenus » a chargé le ministre, visiblement jaloux de son train de vie puisqu’il prétend qu’il se balade dans le monde, « certainement dans les plus beaux hôtels, prenant des avions, « certainement en première classe ».
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