En ma qualité de membre de la Coalition Benno Bokk Yakaar, je tiens à exprimer ma profonde indignation face aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, lors de son soi-disant point de presse du jeudi 16 septembre 2024. Cette date, choisie malencontreusement, précipitation oblige, coïncide avec la date anniversaire de la célébration du naufrage du bateau le Joola.
Qu'est ce qui explique cette volonté manifeste d'accuser le gouvernement du Président Macky Sall de falsification des chiffres du budget de l'État ?
De telles affirmations sont non seulement infondées, mais témoignent également d'un manque de rigueur dans l'analyse des faits.
Il est essentiel de rappeler que l'État est soumis à des contrôles réguliers effectués par des partenaires techniques et financiers de confiance, ce qui rend difficile, voire impossible toute tentative de dissimulation prolongée des chiffres budgétaires. Ces partenaires basent leurs décaissements sur des rapports détaillés, élaborés conformément à des standards rigoureux.
Les prêts contractés sont indispensables pour les investissements devant permettre le développement de notre pays. Ces investissements sont visibles partout, même dans les coins les plus reculés du Sénégal avec des écoles, des lycées, des universités, des ISEP, des routes, des hôpitaux de dernière génération, des ponts, autoponts, des infrastructures sportives et que sais-je encore.
Le Président Macky Sall n'est pas contre la reddition des comptes. Loin s'en faut.
Qui a créé l'OFNAC, le pôle financier judiciaire ?
Qui a restauré le siège de la Cour des comptes?
Il est clair que la seule et unique préoccupation du Premier ministre Ousmane Sonko en nous servant ce discours entre en droite ligne de son habitude de faire dans la politique politicienne et de chercher à manipuler l'opinion publique à des fins électoralistes.
En effet, la date du 24 mars 2024 a déjà révélé aux Sénégalais les conséquences fâcheuses d'un choix erroné, excusez du terme, en mettant au pouvoir des leaders, j'allais dire des aventuriers sans aucune expérience dans la gestion de l'Etat et incompétents face aux véritables enjeux économiques, notamment en ce qui concerne la vie chère et le chômage dramatique des jeunes.
Quid de l'absence de votre actuel ministre des Finances et du Budget lors de ce point de presse ? Cela soulève beaucoup de questions sur la stratégie de communication de votre camp. Il est d'autant plus surprenant que ce ministre a joué un rôle clé dans la planification budgétaire sous le régime de Macky Sall.
Il est également important de souligner le rôle de votre ministre de la Justice, qui a fait preuve de plus responsabilité en préservant le principe de la présomption d'innocence.
En ce qui concerne la situation de référence mentionnée, il est crucial qu'elle soit validée et publiée par la Cour des comptes, un processus qui doit respecter les délais légaux et qui, selon nos estimations, ne sera pas mis à jour avant les élections législatives. Ce calendrier soulève des interrogations sur la volonté réelle d'aborder des questions de fond plutôt que de se concentrer sur des stratégies visant à discréditer l'opposition et la faire sanctionner par le peuple durant ces élections.
Pour avoir la majorité à l'Assemblée nationale, il faut faire vos preuves dans votre capacité à maintenir notre marche vers l'émergence telle que entamée avec brio par son Excellence, le Président Macky Sall.
Enfin, nous terminons par vous rappeler cette assertion de l'ancien président des USA, Abraham Lincoln : "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps."
Vous devez la méditer profondément car les Sénégalais sont désormais plus que jamais conscients des enjeux du moment et demeurent vigilants face aux discours mensongers qui ne visent qu'à semer la division plutôt qu'à favoriser un débat constructif sur les véritables problématiques de la société.
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