Avec la sanction infligée à Siteu par l'Organisation régionale antidopage (Orad), pour non-respect des obligations de contrôle antidopage, l’incertitude plane toujours sur la tenue de son combat très attendu contre Balla Gaye prévu le 20 juillet prochain.
Lors d’un point presse, Malick Ngom, président du Comité national de gestion de la lutte (CNG), est revenu en détail sur les faits qui ont conduit à la sanction de Siteu. Selon ses explications, la procédure a été déclenchée le soir même du dernier gala auquel Siteu devait se soumettre aux tests antidopage obligatoires.
«Le jour du combat, Modou Lô s’est soumis aux tests sans difficulté. Siteu et son camp, eux, ne se sont pas présentés jusqu’à 23h30, moment où l’équipe mandatée a décidé de rentrer. Personnellement, je suis rentré à minuit. Le lutteur et son staff ne se sont pas présentés avant mon départ », a-t-il déclaré.
Face à cette absence injustifiée, l’instance antidopage a constaté une violation des Règles antidopage (RAD) et a remis une notification officielle au staff de Siteu, signée et remise en main propre par le président de l’ONADS (Organisation nationale antidopage du Sénégal), Dr Mouhamed Diop, en présence de témoins.
Le CNG précise qu’après cette notification, le lutteur et son équipe disposaient d’un délai légal pour faire appel, ce qu’ils n’ont pas fait. «Siteu et son camp n’ont pas profité du délai qui leur était imparti pour contester cette première notification. Alors, la sanction a été prononcée, en toute logique, contre lui et son manager», a expliqué Malick Ngom.
Ce dernier rappelle que l’ORAD est une structure autonome, dont le fonctionnement s’inscrit dans un dispositif sous-régional et international auquel le Sénégal a souscrit. «C’est une instance qui a ses bureaux aux niveaux national, sous-régional et international. Ils travaillent en toute autonomie. Et le Sénégal ayant ratifié la charte, le CNG ne peut que collaborer avec ces différentes instances», a insisté le président.
Pour tenter de sauver le choc contre Balla Gaye, le CNG a toutefois mandaté des avocats afin d’examiner les voies juridiques encore disponibles et essayer de trouver une solution de compromis. «Nous n’avons aucun moyen de pression sur ces organisations qui travaillent à rendre le sport propre. Nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour harmoniser les positions, mais il faut respecter les règles», soutient-il.
À ce stade, la date du 20 juillet reste officiellement maintenue, mais la tenue effective du combat dépendra des suites administratives et juridiques de ce dossier sensible.
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