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Sunday 31 August, 2025
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Lenteurs, critiques contre la justice, fonctionnement du PJF : Les mises au point du Président de l’UMS

Auteur: Thiebeu Ndiaye

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Les magistrats sortent enfin du silence ! Sous le feu des critiques des députés et autres partisans de Pastef qui réclament une justice plus diligente notamment sur les dossiers concernant les dignitaires de l’ancien régime, le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) est monté au créneau.Ousmane Chimère Diouf a apporté des mises au point au cours d’un entretien diffusé dans la rubrique Focus justice de l’émission Infos matin de la TFM. Le magistrat dit comprendre le sentiment de certains sénégalais qui exigent la célérité dans le traitement des dossiers judiciaires confiés au Pool judiciaire financier (PJF). Mais, estime-t-il, « beaucoup de sénégalais ne comprennent pas le fonctionnement » de cette nouvelle juridiction née des cendres de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).« Je peux comprendre que les Sénégalais demandent une célérité dans le traitement des dossiers judiciaires, mais cela dépend de la matière. En matière pénale seule le flagrant délit est jugé dans des délais rapides. Par exemple, en une semaine la décision de justice peut tomber », renseigne-t-il.  Le Pool judiciaire financier, en ce qui le concerne, « a des compétences concurrentielles avec les autres juridictions sur certaines infractions », souligne le juge convoquant les lois relatives au fonctionnement du PJF.Selon lui, ce qui attire l’attention sur ces dispositions qui régissent la remplaçante de la CREI c’est que : « le PJF traite les infractions d’une grande complexité ». Donc, naturellement les poursuites, l’instruction et le jugement ne peuvent se faire de manière expéditive comme l’exige une certaine opinion.Fervent défenseur de l’indépendance de la justice, le président de l’Ums réaffirme avec fermeté que : « la justice doit être imperméable à toute forme de pression, d’où qu’elle vienne et quel que soit son origine ».À l’en croire, une justice équitable ne s’accommode pas de pression, car les « droits de la défense » doivent être respectés tout comme les délais prescrits.Qui puis est, ajoute Ousmane Chimère Diouf, « être épinglé dans un rapport, ne veut pas dire que vous êtes coupable ». Il faut, d’après lui, préserver « la présomption d’innocence » et non une « présomption de culpabilité ».
Auteur: Thiebeu Ndiaye

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