Recrutement d’enseignants en Guinée : Le Sudes désapprouve les MESRI
La section enseignement supérieur et recherche du Sudes (Sudes/Esr) est loin d’avoir la même lecture que le ministère de l’Enseignement supérieur au sujet du recrutement des enseignants sénégalais en Guinée. Dans un communiqué du bureau national, le syndicat a désapprouvé la démarche du ministre Daouda Ngom. « Le syndicat comprend les préoccupations du MESRI quant au respect du principe de non-cumul d’emplois permanents édicté par la législation sénégalaise. Toutefois, il déplore que cette demande d’information, qui relève habituellement de la gestion interne des établissements, ait été communiquée de manière alarmiste, susceptible de laisser croire à une volonté punitive ».
Le Sudes affirme qu’il n’y a « aucune violation des lois et règlements » de la part des enseignants concernés. Autrement dit, aucun manquement ne peut leur être reproché. Selon le syndicat, il y a trois catégories : les vacataires, les retraités et les permanents encore en activité. Pour les deux premiers, il n’existe pas d’obstacle à ce qu’ils aillent monnayer leur talent ailleurs. Quant aux permanents, le Sudes estime que « aucun reproche ne saurait légitimement leur être adressé », à partir du moment où aucun d’eux n’a « abandonné son poste pour rejoindre une nouvelle affectation ».
Selon le Sudes, la loi n° 81-59, en ses articles 10 et 11, offre la possibilité à un enseignant-chercheur de redéfinir sa carrière sans passer nécessairement par une démission. Les possibilités vont d’une mission de courte durée de 6 mois à une mission de deux ans.
Malgré tout ce qui précède, le Sudes dit s’opposer à tout cumul d’emplois permanents tout en encourageant la mobilité universitaire à l’échelle nationale et internationale.
Enfin, le Sudes pense que cette actualité doit interpeller l’État et les universitaires pour qu’ils œuvrent ensemble à renforcer l’attractivité des universités sénégalaises. Pour cela, le syndicat propose d’accélérer le recrutement des 500 enseignants-chercheurs, de valoriser l’expertise des retraités par un statut d’éméritat et d’améliorer l’environnement de travail dans les universités.
Commentaires (21)
Il n'a jamais été question ici de courte durée de 6 mois ou de mission de deux ans pour les profs en activités. Mais de contrats signés avec un pays voisins alors qu'ils sont déjà titulaires au Sénégal. Résultat : beaucoup d'absences au moment où les étudiants sont en retard dans les programmes. Cette pratique doit cesser et ceux qui l'encouragent sont pas des patriotes.
Mais qu est ce qu uls veulent finalement ?
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