Le Sénégal traverse une crise de la dette. Le pays est contraint de s’endetter presque chaque mois pour faire face à ses remboursements
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Le Sénégal traverse une crise de la dette. Le pays est contraint de s’endetter presque chaque mois pour faire face à ses remboursements
Face au mur de la dette symbolisé par 30% du PIB à refinancer et l’impératif de trouver 6075 Milliards de FCFA1 en 2026, un consensus semble se dessiner : un nombre croissant d’économistes et de financiers pensent que la restructuration de la dette du Sénégal est désormais inévitable.
Les 25 et 26 décembre 1945, le gouvernement provisoire français déclarait, auprès d’un Fonds monétaire international (FMI) naissant, le franc CFA, le franc des colonies françaises d’Afrique
C’est la conclusion de EMsights Capital Group, filiale d'Artisan Partners, sur la situation du Sénégal, confronté à un niveau d’endettement record
[Avis d'expert] Dr Balla Khouma : "Euro-obligations en chute : l’économie d’abord, la politique peut attendre"
L'absence d'accord formel entre le Sénégal et le Fonds Monétaire International (FMI) pèse lourdement sur les marchés financiers.
Les marchés financiers ont envoyé un signal clair cette semaine : la confiance des investisseurs internationaux dans la trajectoire budgétaire du Sénégal est ébranlée.
Le 3 octobre 2025, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a examiné le dossier du misreporting de la dette du Sénégal, à la suite de la révélation par l’équipe de Bassirou Diomaye Faye d’une dette dissimulée de sept milliards de dollars héritée de l’ancien régime.
Le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) 2025–2028, dévoilé par le gouvernement sénégalais, ambitionne de mobiliser 6 400 milliards FCFA sur quatre ans via la rationalisation des dépenses, le recyclage d’actifs publics, la fiscalité et des financements endogènes. Cependant, selon Pr Amath Ndiaye, économiste à la FASEG-USEG, cette enveloppe reste largement insuffisante face aux besoins réels. Une estimation synthétique révèle un besoin total de 22 480 milliards FCFA sur la période, incluant 5 715 milliards FCFA en 2025 (déficit budgétaire + amortissement + OPEX), 2 925 milliards FCFA de déficits cumulés (2026–2028), et 13 840 milliards FCFA d’amortissement de la dette publique (probablement sous-estimé selon les données du BSDP 2024).